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  <title>Couleurs d'Afrique</title>
  <description><![CDATA[Retrouvez "Couleurs d'Afrique" votre journal .... Vos couleurs, notre Afrique soutenu par FiveSpirit]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2010-09-09T19:11:11+02:00</dc:date>
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   <title>Couleurs d'Afrique</title>
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   <title>Afrique Centrale : un nid de crabes à la direction  de la BEAC</title>
   <pubDate>Wed, 08 Sep 2010 18:44:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Economie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div><b>Les scandaleux salaires des cadres de la BEAC</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.couleursdafrique.eu/photo/2334177-3264650.jpg" alt="Afrique Centrale : un nid de crabes à la direction  de la BEAC" title="Afrique Centrale : un nid de crabes à la direction  de la BEAC" />
     </div>
     <div>
      <b>Le gouverneur de la BEAC Monsieur Lucas ABAGA NCHAMA        <br />
       gagne 30 millions de F CFA par mois (sans compter les indemnités)        <br />
       contre 9 millions de F CFA pour celui de la BCEAO, pourquoi ? </b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La situation à la BEAC est inadmissible et il est temps que la population globale d’Afrique centrale (le Cameroun, la Centrafrique, le Congo Brazzaville, le Gabon, la Guinée Equatoriale et le Tchad) s'y intéresse et au besoin qu'elle se soulève contre cette mafia qui n’a que trop duré.        <br />
              <br />
       Voilà une institution qui se dit celle des Etats membres mais dont le mécanisme de fonctionnement semble aller à l’encontre des intérêts des populations.        <br />
              <br />
       Selon les premières estimations du Comité de rémunérations crées pour faire l'audit de la boite, pour l’exercice 2009, la BEAC a enregistré un déficit de 29 milliards de FCFA. Au 30 juin 2010, ses pertes étaient évaluées à 31 milliards de FCFA. Sur la foi des observations formulées par les commissaires, six hauts cadres de la BEAC (je dis bien 6) sont rétribués à hauteur de 130 millions de FCFA à eux seuls chaque mois.        <br />
              <br />
              <br />
       <b>Au nom de quelles grilles salariales, un gouverneur de la BEAC gagne 30 millions de FCFA contre 9 millions pour son collègue de la BCEAO ? </b>       <br />
              <br />
       Un vice-gouverneur et le secrétaire général de la BEAC ont 20 millions de rémunération chacun, et que les trois directeurs généraux perçoivent 15 millions mensuels chacun alors que le vice-gouverneur de la BCEAO ne perçoit mensuellement que 5 millions de FCFA ?        <br />
              <br />
       Qu’est-ce qu’un cadre d’encadrement supérieur de la BEAC fait plus que son collègue de la BCEAO pour percevoir environ 2 millions de FCFA (y compris les salaires du 13ème et 14ème mois) par mois alors que celui de la BCEAO de grade équivalent ne touche que un millions de FCFA ?        <br />
              <br />
       Et pourtant, en matière de résultats, on ne peut comparer ces deux institutions, la BCEAO étant nettement devant. Cela se justifie par les innovations récurrentes de cette Banque au profit de la zone de l’UEMOA qui avance alors que la CEMAC et la BEAC sont amorphes, et chancelantes.        <br />
              <br />
       Quelqu'un m'aurait laissé entendre qu'aux rencontres communes qui réunissent les deux banques ou les deux unions économiques et monétaires, les représentants de la BEAC ou ceux de la CEMAC observent un silence de cimetière, tant les débats menés par leurs collègues de l'Ouest ont un niveau généralement très élevé. Cela ne signifie pas bien entendu qu'il n'existe pas dans ces institutions d'Afrique centrale des rares compétences de grande qualité.        <br />
              <br />
       La BEAC est véritablement une vache laitière au sein desquels ne travaillent que les partisans et les proches des chefs d’Etat des pays membres. Sur les 300 cadres supérieurs que compte la Banque aujourd’hui, moins de 10% y sont par compétence. Les 90% ont été parachutés d’en haut. Les simulacres de test d’entrée à la BEAC sont des parapluies pour masquer les placements des chefs.        <br />
       Une fois de plus, j’en appelle au sens de vigilance des populations sur les dos desquels toute cette mafia s’opère.        <br />
              <br />
       Les scandales financiers à répétition, depuis les détournements au bureau de Paris en passant par des placements hasardeux des fonds sont symptomatiques d’une gestion désastreuse et la solution ne pourra venir que d’un soulèvement général des populations exploitées.        <br />
              <br />
       A l'avenir, en cas de non changement, les populations peuvent boycotter tous les produits et services de la BEAC en guise de mécontentement. Cela pourra se faire en deux étapes en commençant par les banques commerciales qui sont les principaux interlocuteurs de cette institution, puis par les populations.        <br />
              <br />
       Si d'aventure cette solution ne les amène pas à changer, des solutions fortes peuvent être envisagées en  paralysant les activités des directions nationales installées dans chaque pays.        <br />
       Mardi 31 août 2010, le gouverneur de la banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), Lucas ABAGA NCHAMA, a signé une décision portant suspension de Justin Grégoire BODEMAN et Ruffin MALIKO, respectivement, directeur des émissions monétaires et de la circulation fiduciaire et directeur de la formation.       <br />
               <br />
       L’acte pris par le gouverneur de la BEAC n’indique cependant pas les motifs de la suspension des deux cadres. Il y est simplement indiqué qu’ils sont remis à la disposition de la direction des ressources humaines de la BEAC.        <br />
              <br />
       Joint au téléphone, Justin Grégoire BODEMAN n’a pas souhaité s’exprimer sur la question. Plusieurs sources internes à la BEAC ont pourtant confirmé les faits en indiquant également qu’ils ignoraient les raisons de cette suspension. "La décision du gouverneur ne comporte pas le motif de la suspension, ce n’est pas évident de savoir qu’ils reprochent à ces deux cadres", a indiqué un cadre de la maison sous anonymat.        <br />
              <br />
       Justin Grégoire BODEMAN a cependant indiqué qu’il se trouve en ce moment à Paris en France pour des affaires personnelles. Toutes tentatives pour joindre Rufin MALIKO, le second cadre suspendu jusqu’à ont été veine. Les autres cadres de la BEAC que nous avons réussi à avoir également, n’ont pas souhaité s’exprimer sur la question.       <br />
              <br />
       Justin Grégoire BODEMAN et Rufin MALIKO sont de nationalité centrafricaine. Selon nos sources d’informations, le président de la République centrafricaine, François BOZIZÉ, a saisi la direction de la banque et ses pairs de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) le jeudi 2 septembre 2010 par un courrier fax pour indiquer que ces deux cadres étaient bel et bien ceux choisis par son pays pour occuper ces postes au sein de la banque.       <br />
              <br />
       Le plan d'action du nouveau gouverneur de la BEAC a du plomb dans l'aile, du fait de déficits cumulés et de difficultés de gouvernance.       <br />
              <br />
       Au siège de la BEAC, sis au quartier Elig Essono à Yaoundé, si le patron des lieux continue de crier son désir de redressement et déroule, tant bien que mal, son plan de travail, la tâche qui s'impose à lui chaque jour s'avère davantage comme une mission des plus ardues.       <br />
              <br />
       A sa nomination, le 17 janvier 2010, au terme de la conférence des chefs d'Etat de la CEMAC à Bangui, il lui avait été collé la délicate mission de restauration de la rigueur dans la gouvernance de la BEAC. Il s'agissait de refaire l'image d'une vitrine plus que ternie.       <br />
              <br />
       Surtout que le président équato-guinéen, OBIANG NGUEMA MBASOGO, n'a eu de cesse d'y mettre sa part de pression, surtout depuis début 2009. Ce fut ainsi le cas lors du conseil d'administration de la BEAC, réuni à Bata, lorsqu'il poussa l'instance à se saisir enfin du dossier. Une mission de contrôle du comité d'audit, sur les malversations présumées commises à Paris, est nommée.       <br />
              <br />
       Elle se compose de 7 membres, dont le directeur du budget équato-guinéen, Miguel EGONGA OBIANG, qui la préside, et d'un haut cadre de la Banque de France, Philippe AGOUTIN. Son rapport, remis le 22 mai 2009, est accablant.       <br />
              <br />
       Aussitôt, la direction du contrôle général de la BEAC dépêche à Paris une mission d'audit complémentaire, pilotée par l'ancien ministre centrafricain des Finances, Théodore DABANGA. Elle a pour objectif d'établir précisément les responsabilités.       <br />
              <br />
       Son "Rapport provisoire d'enquête sur les détournements de fonds au Bureau extérieur de Paris" est achevé le 20 juillet 2009 et déposé sur le bureau du gouverneur. Le document est plus que précis, donne des noms et dévoile une première liste de chèques frauduleux.       <br />
              <br />
       L'ancien patron de la BEAC (1990-2007), Jean-Félix MAMALEPOT, est sur la sellette, Dans la foulée, son successeur, Philibert ANDZEMBÉ est limogé. La liste des personnes concernées par le scandale du BEP est déroulée et se décompose en deux catégories : les présumés bénéficiaires et les présumés responsables.       <br />
              <br />
       Certes, les rapports OBIANG et DABANGA sont à ce sujet extrêmement pointus et accusateurs, mais en attendant que la justice, si elle est un jour saisie, tranche sur la culpabilité de chacun, on se contentera d'évoquer les lourds soupçons que font peser sur plusieurs responsables, passés ou présents de la BEAC, les enquêtes internes diligentées par les services spécialisés de la Banque elle-même.       <br />
              <br />
       À noter que, sur les 30 millions d'euros détournés, seuls 7 millions à peine ont pour l'instant été "tracés" avec certitude, de la source à l'embouchure.        <br />
              <br />
       Si l'on trouve des ressortissants d'autres nationalités impliquées, la filière gabonaise se signale par son abondante activité dans ce dossier.       <br />
              <br />
       C'est dans ce contexte qu'arrive l'Equato-guinéen Lucas ABAGA NCHAMA, jusque-là directeur général de l'exploitation à la direction de la BEAC. Réputé rigoureux, certains milieux de la finance internationale le classaient en 4è position des possibles successeurs de Philibert ANDZEMBÉ.       <br />
       Pour eux, son nom n'apparaissait longtemps après 3 Gabonais, dont le plus en vue était Hugues Alexandre BARROT CHAMBRIER. Cadre maison formé, entre autres, à l'Institut des techniques bancaires de Yaoundé, ce parfait bilingue qui a par ailleurs suivi plus d'une formation universitaire en France rejoint la BEAC en 1998.       <br />
              <br />
       Face aux injonctions du Fmi et au dictat français sur les rémunérations du compte des opérations, mais aussi aux hésitations, atermoiements et luttes d'hégémonie des chefs d'Etat, le gouverneur de la BEAC doit se frayer un chemin sur une voie chaque jour un peu plus sinueuse. Lui pour qui l'obsessionnel redressement est de plus en plus asymptotique.       <br />
               <br />
              <br />
       Patrick Eric Mampouya
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Vos Couleurs, Notre Afrique , Votre Journal</div>
   ]]>
   </description>
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  </item>

  <item>
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   <title>L’Afrique commence à faire appel aux fonds d’urgence</title>
   <pubDate>Wed, 01 Sep 2010 21:21:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Economie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div><b>Les réformes plus approfondies du système financier international risquent de se faire attendre</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.couleursdafrique.eu/photo/2320013-3243843.jpg" alt="L’Afrique commence à faire appel aux fonds d’urgence" title="L’Afrique commence à faire appel aux fonds d’urgence" />
     </div>
     <div>
      <b>Par Roy LAISHLEY</b>       <br />
              <br />
       <b>Les pays africains commencent à recevoir une partie de l’aide au développement et des       <br />
        autres ressources financières supplémentaires dont ils ont besoin pour surmonter la        <br />
       récession économique actuelle sans compromettre leurs plans de développement. Mais       <br />
        des doutes considérables ont été exprimés en ce qui concerne les financements : on ne       <br />
        sait s’ils seront suffisants et accordés à temps – particulièrement si la reprise de la        <br />
       croissance économique mondiale prévue en 2010 ne se manifeste pas.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Le groupe des 20 (G 20), une instance consultative qui réunit les plus grandes économies de la planète, a proposé à sa réunion de Londres du 2 avril 2010 une série de mesures pour faire face à la crise. Mais cette initiative a été accueillie avec un enthousiasme mitigé. Bien qu’importantes, les mesures prises par le G20 "pourraient ne pas être suffisantes pour faire face aux défis que pose cette crise à l’échelle mondiale", avertit Situation et perspectives de l’économie mondiale, 2009, rapport de l’ONU. Globalement, c’est environ 50 milliards de dollars qui devraient être mis à la disposition des pays à faible revenu.        <br />
              <br />
       Cependant, on ne sait pas bien encore quels sont les nouveaux financements que le G 20 offre ainsi ni quelle proportion l’Afrique en recevra et quand. C’est ce qu’affirmait dans un rapport établi en juin l’Africa Progress Panel, un groupe de sensibilisation africain.        <br />
              <br />
       Malgré ses promesses de stimuler la reprise de la croissance économique par des mesures appropriées, le G20 a fourni peu de détails, choisissant de se concentrer sur le renforcement des ressources du Fonds monétaire international (FMI), pour lui permettre de prêter des sommes plus importantes aux pays touchés par la crise.        <br />
              <br />
       Le G20 s’est également engagé à soutenir une augmentation des prêts accordés par les banques régionales, comme la Banque africaine de développement (BAD), ainsi qu’une amélioration du financement du commerce international.       <br />
              <br />
       Il est envisagé de tripler les ressources du FMI, d’allouer à tous les pays membres des droits de tirage spéciaux supplémentaires (ces droits sont l’unité de compte du FMI), de lui permettre d’accorder des prêts bonifiés assortis de moins de conditions et de renforcer la surveillance de la politique économique de tous ses membres (y compris des plus riches). Les dirigeants du G20 ont aussi exprimé leur soutien à la réforme du FMI et de ses institutions sœurs.        <br />
              <br />
              <br />
       <b>Les pays riches peuvent faire plus</b>       <br />
              <br />
       Un FMI réorganisé et aux ressources renouvelées, disposant politiquement de pouvoirs de contrôles plus importants représenterait "une grande victoire pour l’Afrique" déclarait à la mi-avril Trevor MANUEL, alors ministre des Finances d’Afrique du Sud.       <br />
              <br />
       D’autres responsables africains ont accueilli favorablement les mesures du G20 tout en demandant qu’on aille plus loin. "L’impression générale est que les pays riches peuvent faire plus pour aider les pays en développement", a déclaré le ministre tanzanien des Finances et des affaires économiques Mustafa MKOLO à des journalistes lors de la réunion d’avril du FMI et de la Banque mondiale organisée à Washington.        <br />
              <br />
       Dominique STRAUSS-KAHN, directeur général du FMI, a confirmé que l’Afrique pouvait espérer que les prêts à taux bonifiés qui lui sont accordés seraient doublés au cours des deux à trois prochaines années pour atteindre environ 6 milliards de dollars. La Banque mondiale a mis sur pied un mécanisme de financement rapide de 2milliards de dollars au profit des pays victimes de la crise; la BAD, pour sa part, a créé de nouvelles facilités permettant à ses membres de se procurer des liquidités d’urgence et de financer leurs échanges internationaux.        <br />
              <br />
       Fin mai 2010, le Kenya et la Tanzanie ont eu recours à la nouvelle Facilité de protection contre les chocs exogènes du FMI, mise en place pour aider les pays victimes de crises soudaines causées par des facteurs externes. Selon le FMI, les prêts accordés à l’Afrique, que ce soit au titre de la Facilité de protection contre les chocs exogènes ou des stratégies de réduction de la pauvreté déjà existantes, se montaient fin mai à 1,5 milliard de dollars.        <br />
              <br />
              <br />
       <b>Un répit prolongé</b>       <br />
              <br />
       Le FMI explique aussi qu’il assouplit les conditions qu’il impose aux emprunteurs et qu’il fait des efforts pour préserver les programmes sociaux en ciblant mieux ses prêts et ses subventions pour permettre aux plus vulnérables d’en bénéficier. Monsieur STRAUSS-KAHN affirme que les cibles budgétaires ont été assouplies pour 80% des pays africains, "leur donnant un plus long répit pour s’adapter à la crise".       <br />
              <br />
       La mise en œuvre de l’accord sur la nouvelle attribution de droits de tirage spéciaux attend que celui-ci soit officiellement approuvé par le Conseil des Gouverneurs du FMI. Mais une fois que cette attribution sera effectuée, elle renforcera les réserves de devises africaines d’environ 16 milliards de dollars, ce qui aidera à calmer les inquiétudes des dirigeants des banques centrales et des investisseurs.        <br />
       À leur assemblée générale annuelle en mai 2010, les actionnaires de la BAD ont accepté d’entamer des discussions sur une éventuelle augmentation du capital de la banque qui devrait augmenter le montant de ses prêts de 14% par an.        <br />
              <br />
       À cette même réunion, la BAD, la Banque mondiale, la Banque de développement de l’Afrique australe et un certain nombre de prêteurs bilatéraux ont annoncé une stratégie coordonnée destinée à mettre 15 milliards de dollars à la disposition de secteurs clés comme celui des infrastructures.       <br />
              <br />
       La BAD mobilise également de nouvelles recettes fiscales, comme le fait pour sa part la Société financière internationale, organisme du secteur privé affilié à la Banque mondiale. Le tarissement du financement du commerce extérieur a eu un fort impact sur l’Afrique, explique M. KABERUKA.        <br />
       Au moment où le G 20 se réunissait, la Banque mondiale annonçait le lancement d’une initiative coordonnée entre organismes de prêt bilatéraux et multilatéraux qui ouvriront dans une première phase des crédits de 5 milliards de dollars.        <br />
              <br />
              <br />
       <b>Les perspectives de l’aide au développement</b>       <br />
              <br />
       En dépit de ces nouvelles initiatives, les perspectives de l’aide au développement continuent à être problématiques. L’aide au développement accordée à l’Afrique a augmenté d’environ 10% en 2008, mais sur la base d’un déclin continu aux cours des deux années précédentes.        <br />
              <br />
       Comme le soulignent l’Union africaine et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) dans leur Rapport économique sur l’Afrique 2009, le niveau de cette aide est considérablement inférieur aux 72 milliards de dollars annuels considérés nécessaires pour réaliser les Objectifs du millénaire pour le développement fixés en 2000 par les dirigeants du monde entier.       <br />
       La nouvelle administration américaine a affirmé qu’elle doublerait son aide au développement au cours des cinq prochaines années. Le Royaume-Uni a promis de respecter ses engagements, le Danemark a promis 3 milliards de dollars pour financer l’emploi des jeunes et les investissements dans le secteur privé.        <br />
              <br />
       Cependant, le Comité d’aide au développement (CAD) de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) qui réunit les pays industrialisés a reconnu fin mai 2010 que certains de ses membres avaient déjà réduit leur aide et que d’autres risquaient de ne pas tenir leurs engagements.       <br />
              <br />
       Même si ces budgets ne sont pas réduits, la Banque mondiale explique que quelque 5 milliards de dollars pourraient être perdus cette année en raison des pertes de change essuyées par les seuls membres du CAD. Dans son dernier rapport intitulé Global Development Finance, la banque avertit que l’aide supplémentaire que l’Afrique a reçue n’a pas suffi pour combler le déficit de financement qui s’élargit et devrait atteindre cette année 30 à 40 milliards de dollars.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Des besoins à long terme</b>       <br />
              <br />
       Mais l’abondance de financements à court terme comporte aussi des dangers, avertit la BAD dans un document présenté à son assemblée générale annuelle. La perspective de ressources élargies "a du bon et du mauvais" pour de nombreux pays forcés d’emprunter, car elle pourrait entraîner l’imposition de nouvelles dettes susceptibles de compromettre les récents efforts réalisés par le continent pour alléger le fardeau de sa dette.        <br />
              <br />
       La banque signale aussi le risque que ces ressources soient consacrées aux mesures anticrises au détriment des plans de développement à long terme.       <br />
              <br />
       Pour s’assurer que les besoins de développement de l’Afrique restent au premier plan, les dirigeants africains réclament que leur influence et les pouvoirs de décision issus des votes dont ils bénéficient au sein des institutions financières internationales et dans d’autres instances soient renforcés.        <br />
       Les mesures prises jusqu’à présent ne tiennent pas suffisamment compte des préoccupations des pays en développement, s’est plaint Ojo MADUEKWE, le ministre des Finances du Nigéria, à l’issue d’une réunion des ministres des finances du Groupe des 8 tenue en juin en Italie.       <br />
              <br />
       Quelques mesures préliminaires ont été prises; c’est ainsi que l’on a accordé à l’Afrique subsaharienne un troisième siège au conseil d’administration de la Banque mondiale, mais la vitesse à laquelle ces changements seront réalisés et leur portée restent peu claires.       <br />
              <br />
       Certains critiques réclament des institutions sinon nouvelles au moins plus démocratiques, une réglementation renforcée et des orientations différentes. Le Réseau européen sur la dette et le développement (Eurodad), coalition de 55 organisations non gouvernementales, affirme que le FMI continue à imposer des politiques budgétaires et monétaires contraignantes aux pays pauvres afin de combler les déficits financiers creusés par la crise.       <br />
              <br />
       Une conférence organisée du 24 au 26 juin 2010 par l’Assemblée générale des Nations Unies pour débattre des effets de la crise s’est faite l’écho de nombreux appels à une réforme du système financier international.       <br />
              <br />
       "La crise a montré la nécessité d’être plus attentif à ce qu’ont à dire les pays en développement sur la manière dont le système financier international est géré et réglementé" a déclaré la vice-présidente gambienne ISATOU NJIE-SAIDY.        <br />
              <br />
       "Nous n’avons pas provoqué la crise mais nous supportons la plus grande partie du fardeau; il est donc absolument logique que les décisions qui sont prises à notre sujet le soient avec notre pleine participation".       <br />
               <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Vos Couleurs, Notre Afrique , Votre Journal</div>
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   <link>http://www.couleursdafrique.eu/L-Afrique-commence-a-faire-appel-aux-fonds-d-urgence_a321.html</link>
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   <title>France : Entretien avec Maxime KENA</title>
   <pubDate>Tue, 31 Aug 2010 22:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Société]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div><b>Bâtisseur de l’église ‘’Réveil’’ de Louoboua (Saïoua), en Côte d’Ivoire</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.couleursdafrique.eu/photo/2317868-3240688.jpg" alt="France : Entretien avec Maxime KENA" title="France : Entretien avec Maxime KENA" />
     </div>
     <div>
      <b>Maxime est né à Louoboua, un village de la sous-préfecture de Saïoua, en Côte d’Ivoire.       <br />
        Marié et père de 7 enfants, il vit depuis 1995 en France. En tant que fils dudit village, il a        <br />
       décidé d’engager des actions de développement pour, dit-il, « améliorer le cadre de vie de       <br />
        ses parents restés là-bas. » En commençant par la construction d’une église qu’il a        <br />
       dédiée à Dieu. </b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à construire une église ?</b>       <br />
              <br />
       Merci de me donner l’occasion d’expliquer mon choix de construire une église dans mon village. Ceci, pour faire bien les choses envers Dieu. Car j’ai eu le sentiment que c’était Dieu qui m’avait guéri lorsque j’étais tombé malade en 1989. Après un passage dans les Forces Armées Nationales de Côte d’Ivoire, je suis revenu dans mon village où je devins planteur. Six ans plus tard, je tombe gravement malade. J’ai consulté les charlatans et les guérisseurs, mais en vain. C’est alors que des proches me conseillèrent d’aller à l’église. J’y suis allé et après quelques séances de prière je recouvre ma santé. D’après la bible, l’homme soigne et Dieu guérit. Devais-je dire le contraire ? Non, c’est Dieu qui m’a  guéri. Il mérite donc ma reconnaissance. C’est encore lui qui m’a dit que ma place n’était pas au village mais en France. Vous voyez, je suis aujourd’hui en France grâce au plan qu’il avait pour moi. Je pense que je ne suis  rien sans Dieu. C’est pourquoi j’ai décidé de lui offrir un cadeau. Qui n’est autre chose que la construction d’une église dans mon village. C’est le signe de ma reconnaissance envers celui qui m’a sauvé. Bien entendu les gens doivent savoir que Dieu, est mon compagnon de tous les jours. Alors, j’ai construit cette église pour faire  comme David, ce grand roi biblique qui a construit un temple à Dieu. Pour moi, rien ne sera plus comme avant à Louoboua. Les enfants de Dieu de mon village ont désormais un endroit  pour le louer et le prier. En conclusion cette maison que j’ai dédiée à Dieu, n’est rien face à ce qu’il a fait pour moi.        <br />
              <br />
              <br />
       Avez-vous d’autres projets pour le développement de votre village ?       <br />
              <br />
       Mais bien sûr. J’aime mon village et je ne peux qu’œuvrer pour son développement. Je veux donner un meilleur cadre de vie à mes parents. En principe, les cadres originaires de mon village n’avaient pas intérêt à attendre  tout de l’Etat. Ils doivent s’impliquer davantage pour offrir un meilleur cadre de vie à nos parents. Moi, je ne suis pas un ministre du gouvernement mais je dois construire un dispensaire au village. C’est un don personnel que je veux faire au village qui m’a vu naître. Quand je vois des personnes âgées parcourir de longues distances pour aller à l’hôpital, je vous dis que j’ai mal au cœur. Et ça, je m’engage à faire aboutir mon projet de construction du dispensaire au village. Mais avant, je referai la cour de l’école qui est délabrée. Je ferai également face au manque de logements pour les maîtres.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Mais vous savez bien que de tels projets nécessitent de gros moyens financiers. Allez-vous associer  les membres de votre village qui sont avec vous en France?</b>       <br />
              <br />
       Pas du tout. Je compte porter seul mon projet. Toutefois, je suis en parfaite harmonie avec les gens de ma communauté qui vivent comme moi en France. Il faut dire que quand je décide de faire quelque chose, je n’aime pas  qu’on m’arrête. Maintenant, que  ceux qui veulent me rejoindre le fassent. J’avais porté seul le projet de la construction  de l’église au village. Je pense que  le projet de construction du dispensaire  et la réhabilitation de l’école sont d’utilité publique. Par conséquent, je suis ouvert à toutes propositions et les contributions sont les bienvenues. Encore une fois, que ceux qui pensent au développement du village m’apportent leur aide !       <br />
              <br />
              <br />
       C’est donc un appel que vous lancez  aux membres de votre communauté ?       <br />
              <br />
       Je ne veux pas être le bon samaritain du village. Donc je lance un appel aux natifs de Louoboua où qu’ils se trouvent, à penser à l’amélioration du cadre de vie de nos parents. Que tous ceux qui ont l’amour du village fassent un geste pour aider les pauvres paysans. Ce sont des personnes vulnérables. Si l’action politique du président Laurent Gbagbo qui veut mettre en place la couverture médicale universelle(CMU) en Côte d’Ivoire est salutaire, il faut bien des dispensaires et des hôpitaux partout. Louoboua ne doit pas être en reste. Pour éviter que nos parents aillent loin pour se soigner nous devons mettre la main à la pâte pour construire le dispensaire dont je parle. Cela  pourrait réduire la mortalité ; et si on a la chance d’avoir une sage-femme, nos braves femmes peuvent y accoucher sans risque. C’est pourquoi je tiens à la construction de ce dispensaire. Je le répète encore, que ceux qui veulent me rejoindre pour cette noble œuvre le fassent. Parce qu’il  n’est pas vain de mener des actions de développement pour son village.       <br />
              <br />
       Faustin Dali
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Vos Couleurs, Notre Afrique , Votre Journal</div>
   ]]>
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   <title>Réalité du Franc CFA : Le Nazisme Monétaire Français en Afrique</title>
   <pubDate>Tue, 31 Aug 2010 11:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Economie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.couleursdafrique.eu/photo/2316449-3238496.jpg" alt="Réalité du Franc CFA : Le Nazisme Monétaire Français en Afrique" title="Réalité du Franc CFA : Le Nazisme Monétaire Français en Afrique" />
     </div>
     <div>
      <b>Le professeur Nicolas AGBOHOU a donné à son livre un titre qui résume la réalité qu’il décrit        <br />
       et annonce le combat qu’il mène : "Le Franc CFA et l’Euro Contre l’Afrique"       <br />
       Quelle est cette réalité ? C’est d’abord la servitude de quinze pays africains à la monnaie       <br />
        française. Un système de parité fixe, sans équivalent dans l’histoire monétaire, ligote la        <br />
       monnaie de ces pays, à la monnaie française, hier le franc français, aujourd’hui l’euro. La       <br />
        singularité de ce système, c’est l’arsenal légal et statutaire qui régit le fonctionnement de       <br />
        la zone franc. Le lecteur est vivement invité à lire avec attention l’analyse que fait Nicolas       <br />
        AGBOHOU de cet arsenal.        <br />
       A ce jour et à notre connaissance, seuls deux auteurs ont consacré leur ouvrage à cette       <br />
        analyse : feu le professeur Joseph TCHUNDJANG POUÉMI, dans un livre paru au début       <br />
        des années 1980, "Monnaie, servitude et liberté – La répression monétaire de l’Afrique"        <br />
       (tiré à un nombre restreint d’exemplaires, épuisé aussitôt après sa publication, ce livre        <br />
       est resté longtemps introuvable. Il a été récemment réédité par les éditions Menaibuc)        <br />
       et Nicolas AGBOHOU, dans le livre "Le Franc CFA et l’Euro Contre l’Afrique". C’est dire        <br />
       l’importance de ce livre et l’exceptionnelle valeur du travail qu’a accompli Nicolas AGBOHOU.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La réalité du franc CFA et de la zone franc, c’est aussi et peut-être surtout, le nazisme monétaire. Mettre en lumière cette autre réalité est l’un des intérêts majeurs de la présente et nouvelle édition du livre de Nicolas AGBOHOU.        <br />
              <br />
       Le franc CFA, ou franc des Colonies Françaises d’Afrique, est créé le 25 décembre 1945 par un décret signé par trois Français (Charles De GAULLE, président du gouvernement provisoire ; René PLEVEN, ministre des finances ; Jacques SOUSTELLE, ministre des colonies) qui ont en commun un double caractère : ils sont imbus de la suprématie blanche ; ils sont de fervents acteurs de l’agression coloniale contre l’Afrique. Surtout, leur pays, la France, vaincue et conquise par l’Allemagne hitlérienne en mai 1940 vient de subir cinq années d’occupation nazie. Or cette occupation n’avait pas que le caractère spectaculairement bestial des hordes de soldats allemands soumettant les Français, pillant et versant le sang. L’occupation allemande de la France fut aussi un formidable champ d’exécution du nazisme monétaire externe.       <br />
              <br />
       Conçu par Herman GOERING, ministre de l’économie de Hitler, et appliqué aux territoires conquis par les troupes allemandes, le nazisme monétaire externe allemand n’avait que deux objectifs : soumettre et piller. Parce qu’elle était, et de loin, le plus gros des territoires conquis par l’Allemagne, la France a subi le nazisme monétaire allemand avec beaucoup plus de rigueur que les autres territoires eux aussi conquis par l’Allemagne, par exemple la Belgique et la Pologne.        <br />
              <br />
       Curieusement, alors qu’il existe des tonnes de livres, de mémoires, de thèses de doctorats et d’articles sur l’occupation nazie de la France, et que chaque année apporte de nouvelles publications sur le sujet, il n’existe quasiment rien sur le nazisme monétaire infligé par les Allemands aux Français. Pourquoi ?       <br />
              <br />
       La grande surprise ici, c’est le silence des Français, de leurs historiens et de leurs universitaires, d’habitude si diserts, sur ce qui est sans doute l’épisode le plus saignant de l’histoire contemporaine de leur pays.        <br />
              <br />
       Il faut remonter soixante-trois ans plus tôt, pour trouver un Français écrivant sérieusement sur ce sujet : René SÉDILLOT, qui publie en 1945, son livre intitulé Le Franc enchaîné – Histoire de la monnaie française pendant la guerre et l’occupation. SÉDILLOT constate : "Avec les siècles, les formes de pillage sont devenues plus savantes. Les anciens Germains dévastaient en toute simplicité les pays qu’ils avaient conquis. Leurs descendants, en 1940, ont recouru à une méthode de rapine plus subtile et plus fructueuse : ils ont mis le mark à 20 francs".       <br />
              <br />
       Cette manipulation du taux de change, à l’avantage exclusif du conquérant est l’une des caractéristiques du nazisme monétaire appliqué à la France, nazisme monétaire que celle-ci, une fois libérée du joug hitlérien, appliquera aussi, intégralement et même en l’accentuant à l’Afrique. Ce n’est pas une surprise, les Français créent le CFA en 1945, après l’occupation nazie, la même année où René SÉDILLOT publie son livre.        <br />
              <br />
       Pour cette création, ils ont au préalable récupéré l’arsenal statutaire du nazisme monétaire que leur a infligé l’Allemagne et qui fut entre autres inclus dans la convention d’armistice signée le 22 juin 1940 entre la France conquise et l’Allemagne conquérante. Les Français ont alors fait du copier-coller : à leur tour, ils ont retourné l’arsenal nazi contre les Africains, de sorte que le franc CFA et la zone franc, c’est du nazisme monétaire.       <br />
              <br />
       Parmi les nombreux mérites de la présente édition de "Le Franc CFA et l’Euro Contre l’Afrique", l’un des plus instructifs est donc que Nicolas AGBOHOU, ici, est l’un des premiers auteurs à jeter la lumière sur le caractère foncièrement nazi de la zone franc. Du coup, il montre aussi la transmutation par laquelle, la France, d’opprimée et exploitée par l’Allemagne hitlérienne, est devenue oppresseur et exploiteuse de l’Afrique, en usant du nazisme monétaire. Nicolas AGBOHOU ouvre ainsi un vaste domaine de recherches que devront explorer historiens, économistes et divers chercheurs.       <br />
              <br />
       Nicolas AGBOHOU n’est pas qu’un chercheur. Il est aussi un combattant pour la justice. Son livre est un outil de ce combat. Combat contre le double caractère malsain des pères fondateurs du franc CFA : suprématie blanche, agression coloniale de l’Afrique. Double caractère qui est hélas une immuable constante de la zone franc et qui permet à l’Etat français de réussir l’exploit de maintenir intact son système de domination monétaire des pays CFA, malgré les "indépendances" qu’elle leur a accordées dans les années 1960.       <br />
               <br />
       Rien n’a changé, pas même le sigle : on a gardé CFA, qui signifie désormais quelque chose comme Communauté Financière d’Afrique.       <br />
              <br />
       Combat contre l’infantilisation dans laquelle la zone franc maintient l’Afrique, infantilisation qui relève du syndrome "Ne-le-faîtes-pas-vous-même, nous-nous-en-chargeons-pour-vous".        <br />
       Au lieu de gérer eux-mêmes leurs réserves, les États CFA les confient au Trésor français.        <br />
               Au lieu de fixer eux-mêmes leurs objectifs de taux d’inflation, ils se contentent de singer ceux de la France et aujourd’hui de l’eurogroupe.        <br />
              <br />
               Au lieu de favoriser et intensifier les échanges entre eux, les États CFA miment les "critères de convergence" définis par la France et l’eurogroupe.        <br />
              <br />
               Au lieu de se doter des moyens techniques pour fabriquer eux-mêmes leur monnaie, ils se contentent de tout sous-traiter aux imprimeries de la Banque de France, qui facturent au prix fort.        <br />
               Au lieu d’encourager l’émergence d’une élite africaine d’économistes et financiers compétents et indépendants, capables de défendre les intérêts africains, de promouvoir le point de vue africain et de le faire entendre dans le monde, les Etats CFA, s’en remettent aux "experts" de la Banque de France et du Trésor français ou à ceux des institutions multilatérales comme le FMI ou la Banque Mondiale.       <br />
              <br />
       Toute politique sans contradicteurs est corrompue. C’est précisément le cas de la zone franc et du franc CFA en Afrique. Dans cette zone, les questions monétaires sont un sujet tabou, la répression sévère, parfois meurtrière, comme ce fut probablement le cas concernant le décès, certains disent l’assassinat de TCHUNDJANG POUÉMI.        <br />
              <br />
       Les premiers responsables de cette situation sont les dirigeants africains. Au lendemain des "indépendances", ils ont embarqué leurs populations dans l’impasse du franc CFA, lequel n’est rien d’autre que la prolongation de l’agression coloniale et raciale contre l’Afrique.        <br />
              <br />
       Cette monnaie a admirablement servi le but pour lequel il fut créé : être l’instrument de "l’appauvrissement automatique de l’Afrique et de l’enrichissement automatique de la France", pour paraphraser René SEDILLOT. Il y avait d’autres voies. Par exemple celle choisie par les pays du Maghreb, dès qu’ils se sont libérés du joug colonial français. Ces pays se portent aujourd’hui infiniment mieux que les pays CFA. Toutes les études le montrent, la décision de quitter la zone franc est pour beaucoup dans la meilleure santé économique de ces pays maghrébins.       <br />
              <br />
       Le travail de Nicolas AGBOHOU peut donc être considéré comme une œuvre salutaire contre la corruption en Afrique. En déchirant le voile du tabou, en mettant le débat sur la place publique, en présentant aussi objectivement que possible tous les termes du débat, il rend un grand service à l’Afrique entière. S’il vise les décideurs qui, par leurs fonctions dans l’appareil d’État, sont capables de prendre les mesures nécessaires à la libération monétaire de l’Afrique, Nicolas AGBOHOU s’adresse d’abord au plus commun des citoyens africains : bien informés, ceux-ci seront mieux armés pour obliger leurs dirigeants à prendre les meilleures décisions.        <br />
              <br />
       Ici encore, il faut rendre hommage à Nicolas AGBOHOU : il a abandonné le jargon des hommes de sa profession, les économistes, pour utiliser une langue simple, que peut comprendre tout Africain qui accepte de faire le moindre effort personnel.       <br />
              <br />
       Au livre de TCHUNDJANG POUÉMI publié voici bientôt trente ans, les adeptes du statu quo néocolonial et les bénéficiaires du nazisme monétaire français ont répondu par un silence. Total black- out. Ils ont refusé le débat. Il n’y a pas eu débat. Ils ont été imités par leurs relais dans les cercles influents, en l’occurrence le Fonds Monétaire International, la Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement, qui ont la mainmise sur les questions économiques ou stratégiques concernant l’Afrique. Les banques centrales des pays CFA ont réagi exactement comme ces adeptes et ces bénéficiaires.        <br />
              <br />
       A la première édition de Le Franc CFA et l’Euro contre l’Afrique, publiée en 1999, l’année de l’introduction de l’euro, on a observé encore la même réaction de ces adeptes, de ces bénéficiaires et de ces banques centrales.        <br />
              <br />
       Jusqu’ici, cette réaction, ainsi que la répression et l’intimidation contre la pensée libre en Afrique ont bloqué tout débat sur ce qui est sans doute le plus grand scandale monétaire de toute l’histoire et aussi la principale cause de l’appauvrissement de centaines de millions d’Africains.       <br />
              <br />
       Les choses pourraient être différentes avec la présente édition. Deux éléments nouveaux poussent à le croire. D’abord, l’euro n’a apporté aux Africains aucun des nombreux bienfaits qu’on leur avait promis lors de l’introduction de cette monnaie et de l’arrimage du franc CFA à elle. Au contraire, les populations africaines souffrent aujourd’hui plus que jamais de l’asservissement du franc CFA à l’euro : l’appréciation considérable de l’euro par rapport au dollar a pour conséquence l’appréciation automatique du franc CFA et donc aussi une dévastatrice perte de compétitivité des pays CFA.       <br />
       Second élément, le plus important, la guerre en Côte d’Ivoire. La guerre que les bénéficiaires du nazisme monétaire français ont provoquée en Côte d’Ivoire ces cinq dernières années, a permis à grand nombre d’Africains, en premier lieu les Ivoiriens, d’identifier clairement les ennemis de l’Afrique.        <br />
       Des millions d’Africains sont descendus dans la rue pour affronter les chars ennemis et protéger les responsables Ivoiriens décidés à défendre l’intérêt Africain et à mettre fin au néocolonialisme dont le franc CFA n’est qu’un aspect. Un nombre considérable d’Africains, souvent des jeunes, sont morts dans ce combat pour la libération de la Côte d’Ivoire et celle de l’Afrique.       <br />
              <br />
       Une responsabilité particulière est donc placée sur les épaules des dirigeants actuels et futurs de la Côte d’Ivoire. Toutes ces victimes, tous ces jeunes, sont-ils morts pour rien ? Le débat pour la libération définitive de l’Afrique ne peut plus être interdit. Or cette libération passe, à notre avis, par un rejet du franc CFA. Il ne peut donc plus y avoir tabou, et aujourd’hui, l’on ne peut plus répondre à Nicolas AGBOHOU par le black-out.       <br />
              <br />
       Mieux, les dirigeants de Côte d’Ivoire, ont pour ainsi dire l’obligation d’aller de l’avant sur le chemin de la libération. Or il se trouve que, malgré la guerre qui a considérablement affaibli ce pays, économiquement, politiquement et administrativement, le divisant en deux territoires antagonistes, l’un aux mains des rebelles et de leurs commanditaires étrangers, la Côte d’Ivoire demeure et de loin, la plus importante économie de l’UEMOA, représentant à elle seule près de 40% du PIB de cette union. La sortie de la Côte d’Ivoire de l’UEMOA sonnerait le glas de la zone franc.       <br />
              <br />
       Tout ceci souligne l’importance exceptionnelle aujourd’hui de la Côte d’Ivoire pour le progrès en Afrique. L’année 2010, est annoncée comme aussi l’année des élections en Côte d’Ivoire. Les Ivoiriens, quel que soit leur niveau de responsabilité, doivent bien saisir la portée des choix qu’ils auront à effectuer lors de ces élections. Tout mouvement vers la libération étant pour l’instant invisible dans la zone CEMAC soumise à des autocrates s’éternisant au pouvoir, totalisant près de deux siècles d’exercice continu de dictature, c’est à l’UEMOA que revient la tâche de lancer la marche vers l’émancipation de l’Afrique. Et à l’intérieur de l’UEMOA, c’est au leader de cette union, la Côte d’Ivoire, de donner le cap.       <br />
              <br />
       Il se trouve que Nicolas AGBOHOU, patriote panafricain convaincu, est aussi Ivoirien. Il se trouve aussi que c’est en Côte d’Ivoire que TCHUNDJANG POUÉMI a élaboré sa théorie et rassemblé les éléments qui lui ont permis d’écrire son livre.        <br />
              <br />
       Nicolas AGBOHOU, en digne successeur de TCHUNDJANG POUÉMI, est un Ivoirien conscient des responsabilités qui incombent à son pays dans le combat sans merci contre le nazisme monétaire français en Afrique. Les dirigeants ivoiriens pourraient-il l’écouter ? Les dirigeants Africains pourraient-ils lui prêter l’oreille ?       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Vos Couleurs, Notre Afrique , Votre Journal</div>
   ]]>
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   <link>http://www.couleursdafrique.eu/Realite-du-Franc-CFA-Le-Nazisme-Monetaire-Francais-en-Afrique_a319.html</link>
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   <title>PPTE : Les Economies Africaines Sous Assistance Respiratoire</title>
   <pubDate>Sat, 28 Aug 2010 20:52:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actus]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      <b>L’Afrique reste de loin le continent où les prescriptions des institutions financières prospèrent. </b>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.couleursdafrique.eu/photo/2311641-3231995.jpg" alt="PPTE : Les Economies Africaines Sous Assistance Respiratoire" title="PPTE : Les Economies Africaines Sous Assistance Respiratoire" />
     </div>
     <div>
      <b>Par Séraphin PRAO YAO</b>       <br />
              <br />
              <br />
       <b>En effet, les africains ont la manie de croire que leur salut viendra des       <br />
        occidentaux comme s’ils étaient amnésiques de leur passé. Après l’échec       <br />
        des programmes d’ajustement structurels, les institutions financières       <br />
        internationales récidivent avec ce qui ressemble bien à une humiliation       <br />
        des pays du tiers-monde : l’initiative PPTE. </b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Cette énième stratégie des institutions financières internationales, pour mettre les économies sous-développées sous tutelle, trouve des supporteurs en Afrique. Très récemment (le 4 décembre 2009), en Côte d’Ivoire, le Réseau des jeunes cadres pour la victoire de Laurent GBAGBO, a organisé une conférence animée par les spécialistes du ministère de l’Economie et des Finances, sur le thème : "L’initiative PPTE dans le bilan du Président Laurent GBAGBO, quelles retombées pour la Côte d’Ivoire ?".       <br />
              <br />
       Les experts de la "refondation" ont applaudi des deux mains, l’admission de leur pays à l’initiative PPTE. Et pourtant il n’y a pas de quoi pavoiser car aucun pays ne s’est développé avec les programmes d’ajustement structurels.        <br />
              <br />
       C’est le but de notre présent article qui s’articulera autour de quatre points. Primo, il sera question de situer l’origine première de la dette, secundo, montrer comment les tentatives de réduction ont abouti à l’initiative PPTE, tertio, démontrer qu’elle  n’est pas un programme de développement puis quarto, exhorter les pays en développement à compter sur eux-mêmes dans une logique de développement autocentré.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>RÔLE DE L’AIDE DANS SA CONCEPTION PREMIERE </b>       <br />
              <br />
       Il s’agit ici de définir brièvement le rôle de l’aide dans l’histoire, afin de débarrasser définitivement les africains de l’idée que l’aide est destinée à leur développement.         <br />
              <br />
       Il s’agit ici de définir brièvement le rôle de l’aide dans l’histoire, afin de débarrasser définitivement les africains de l’idée que l’aide est destinée à leur développement.         <br />
              <br />
       Dans le passé, les pays qui ne parvenaient pas à générer une épargne intérieure suffisante pour financer leur essor économique ont recherché des fonds auprès d’autres pays. Les Etats-Unis ont fait appel à l’épargne étrangère, en particulier pendant la période antérieure à la guerre de sécession, de 1835 à 1860. De la même manière, la Russie a eu besoin de fonds extérieurs pour assurer son développement dans les trois décennies qui ont précédé la première guerre mondiale et la révolution communiste.        <br />
              <br />
       L’aide étrangère, telle qu’on la conçoit aujourd’hui, est l’émanation de la phase qui a suivi la seconde guerre mondiale. Son origine remonte au plan Marshall, dont l’application a amené les Etats-Unis à transférer 17 milliards de dollars en quatre ans à l’Europe, soit l’équivalent d’environ 1,5% du PNB américain, pour la reconstruction de l’Europe.        <br />
              <br />
       Les deux décennies qui ont suivi la seconde guerre mondiale ont vu les colonies européennes, notamment en Asie et en Afrique, émerger en nations indépendantes. Encouragés par la réussite du concours apporté par le plan Marshall, les Etats-Unis ont pris la tête de la politique d’aide aux pays en gestation en leur fournissant, sous forme d’aide étrangère, le même élément "le capital".        <br />
              <br />
       Les motivations qui fondaient les programmes d’aide américaine dans l’après-guerre étaient complexes et allaient de l’égoïsme à la générosité.        <br />
              <br />
       De 1946 à 1952, l’Europe menacée par le communisme reçoit l’essentiel de l’aide (25 milliards de dollars sur 37), l’Afrique reçoit 0,02 milliards de dollars, l’Amérique Latine 0,86, l’Inde 0,29, 2,2 pour le Japon, 0,7 à la Corée, 1,2 à la Formose…        <br />
              <br />
       Il s’agissait pour les américains de "contenir le communisme" autour du périmètre du bloc soviétique, tout en essayant d’assurer l’accès des Etats-Unis aux matières premières dont leur industrie avait besoin. On estimait en outre que le développement favoriserait à la fois la sécurité et les intérêts économiques, en réduisant l’instabilité et en associant les nouvelles nations à l’ordre du monde capitaliste. C’est à la suite des américains que les pays européens et en particulier la France et le Royaume-Uni apportent leur appui à leurs anciennes colonies.        <br />
              <br />
              <br />
       <b>DE LE REDUCTION DE LA DETTE A L’INITIATIVE PPTE</b>       <br />
              <br />
       Après des années de laxisme au niveau des prêts aux Etats, le début des années 80 connaitra un tournant décisif puisque les bénéficiaires vont se déclarer incapables d’honorer le remboursement de leurs dettes. En effet, le monde de la finance a été secoué le 13 août 1982 lorsque le Mexique, l'un des pays débiteurs importants des banques a annoncé son intention de ne plus respecter les échéances de remboursement de sa dette extérieure.        <br />
              <br />
       Et pourtant, ce pays  ne présentait aucun  risque de défaut de paiement, selon les observateurs avisés de l’époque. En quatre mois, une trentaine de pays en développement vont suivre l'exemple du Mexique, plongeant ainsi le monde entier dans une crise d’une nouveauté historique : celle qui touche les Etats. L’endettement devient une hémorragie qu’il faut arrêter le plus vite possible. C’est dans cet ordre que naissent les divers plans.       <br />
              <br />
       L’initiative BAKER intervenue en 1985 peut s’inscrire dans cette logique puisqu’elle propose pour les 15 pays lourdement endettés un rééchelonnement pluriannuel de la dette accompagné d’un flux de nouveaux prêts. Force est de constater que le rééchelonnement n’a pas empêché l’hémorragie car les arriérés se sont cumulés. Dès lors, les réflexions se sont tournées vers la réduction de la dette. Ces efforts de réduction ou d’aménagement de la dette sont légions.        <br />
              <br />
       Il y a eu :       <br />
              <br />
               L’accord de Toronto (1988) : d’autre l’appelle aussi accord MITTERAND. Cet accord n’est ni plus ni moins qu’un plan de réduction de la dette publique des pays dits à revenu faible.       <br />
              <br />
               Le plan Brandy (1989) : le plan Brandy, du fait qu’il est utopique de croire à un remboursement intégral de la dette, c’est pourquoi il est nécessaire de convaincre les banques commerciales de la nécessité d’un allégement de la dette. C’est ainsi qu’ensemble, pays débiteurs, institutions financières internationales, banques commerciales et Etats créanciers définissent les modalités de réduction de la dette et de l’octroi de nouveaux prêts.       <br />
              <br />
               Le plan de Trinidad (1990) : cette initiative était destinée à renforcer l’accord de Toronto en élargissant le nombre de pays bénéficiaires de la réduction et en offrant un allégement plus substantiel de la dette des pays les plus pauvres.       <br />
              <br />
               L’accord de Naples (1994) : cette initiative est généreuse et contraignante à la fois ; elle offre une possibilité de réduction de deux tiers de la dette des pauvres démunis qui acceptent de mettre en œuvre des programmes des réformes économiques.       <br />
              <br />
       Ces réformes ne révolutionnent rien du tout. La communauté financière internationale a reconnu en 1996 que la situation d'endettement extérieur d'un certain nombre de pays très pauvres, la plupart situés en Afrique, était devenue extrêmement difficile et avait un impact négatif sur leurs perspectives de développement.       <br />
              <br />
       L’initiative en faveur des pays pauvres très endettés (initiative PPTE) a été lancée au Sommet du G7 de Lyon en 1996 et renforcée au Sommet de Cologne en 1999. Elle définit un cadre global dans lequel les créanciers multilatéraux (Banque mondiale, Fonds monétaire international) et bilatéraux (pays créanciers) procèdent de manière coordonnée à des allégements de dette en faveur des pays pauvres très endettés qui appliquent des programmes d’ajustement et de réformes appuyés par le FMI et la Banque mondiale.        <br />
              <br />
       Elle a pour objectif de rétablir la solvabilité de ces pays et de réduire la pauvreté. L'initiative pays pauvres très endettés (PPTE, HIPC Heavily Indebted Poor Countries en anglais), vise en réalité à assister les pays les plus pauvres du monde en rendant leurs dettes internationales "soutenables".       <br />
              <br />
       Selon le FMI, la soutenabilité est "une situation dans laquelle un pays a la capacité de satisfaire à ses obligations présentes et futures concernant le service de la dette, sans qu’un changement important dans sa balance de paiement soit nécessaire". 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>L’INITIATIVE PPTE N’EST PAS UN PROGRAMME DE DEVELOPPEMENT</b>       <br />
              <br />
       L’initiative PPTE n’est pas un programme de développement mais une déprogrammation du développement. Les pays en développement et singulièrement ceux d’Afrique ne doivent point avoir la mémoire courte. Les programmes d’ajustement structurel (PAS) ont été un levier très puissant au développement du sous-développement dans ces pays.        <br />
              <br />
       Les conséquences des PAS ont ému jusqu’au-delà des pays en développement pour révolter le prix Nobel Joseph STIGLITZ. Il suffit de lire les premières pages de son livre "la grande désillusion", pour s’en convaincre.        <br />
              <br />
       Il écrit : "j’écris ce livre parce que j’ai directement constaté, quand j’étais à la banque mondiale, l’impact dévastateur que peut avoir la mondialisation sur les pays en développement, et d’abord sur leurs populations pauvres".         <br />
              <br />
       Le FMI lie ses crédits à des conditions, dans le cadre d’un plan censé corriger les problèmes qui ont causé la crise. D’abord, pour être éligible à l’initiative PPTE, le pays doit être très pauvre, avoir son ratio dette/exportations supérieur à 150%, et le pays demandeur doit produire un Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté (DSRP).        <br />
              <br />
       Il est demandé, l’application effective par les pays bénéficiaires pendant au moins trois ans d’un programme d’ajustement structurel.        <br />
              <br />
       Une fois ce premier terme échu (décision point), les créanciers décident d’accorder ou non le programme de réduction de la dette. Mais cette réduction devient effective dans sa globalité qu’après trois autres années probatoires, durant lesquelles les résultats économiques s’affichent comme satisfaisants (completion point).        <br />
              <br />
       Dans les milieux financiers, on dit souvent que le pays doit successivement passer les étapes dites de Période préliminaire, de Point de décision, de Période intérimaire, de Point d'achèvement. Toutes ces périodes successives sont en réalité des périodes où le FMI voudrait voir ses ordres exécutés.        <br />
       Mais étant donné l’ampleur  des "conditions", les pays qui acceptent l’aide du FMI, lui abandonnent de fait une grande partie de leur souveraineté économique. Les experts du FMI mettent souvent en avant la nouveauté qu’est le Document stratégique de réduction de la pauvreté (DSRP). Ce serait une innovation du FMI puisque le DSRP lie directement les allègements de dette à la lutte contre la pauvreté.        <br />
       C’est un document rédigé par le pays débiteur, qui présente les politiques et les programmes macro-économiques et sociaux qui constitueront leur stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté. Les occidentaux, pour jouer aux "shérifs" crient aux "indiens" à tout vent.        <br />
              <br />
       Le FMI demande la réduction d’effectifs dans des secteurs stratégiques comme l’éducation et la santé. Or, il est impossible d’amorcer un véritable développement sans des progrès considérables dans ces deux secteurs. Pourtant, le FMI et les institutions financières internationales exigent que les pays n’excèdent pas 35% de leurs ressources financières pour leur masse salariale.        <br />
       L’initiative PPTE est semblable à un malade sous "assistance respiratoire", qui une fois sorti de cet état est placé à nouveau "sous perfusion". Du coup, le malade n’est toujours pas libre.        <br />
              <br />
       Cette initiative permet juste à la trésorerie exsangue d’un Etat de souffler pendant un certain temps. Pour son développement, il faudra pour tout pays, des politiques économiques axées sur les investissements productifs, l’industrialisation, la réduction du chômage, pour parler véritablement de développement.        <br />
              <br />
              <br />
       <b>LES AFRICAINS DOIVENT COMPTER SUR EUX-MÊMES POUR LEUR DEVELOPPEMENT</b>       <br />
              <br />
       Le Premier ministre grec Georges PAPANDRÉOU a exclu le 11 décembre 2009, de recourir à des prêts du Fonds monétaire international et rejeté tout risque de faillite imminent pour son pays en dépit de la grave crise financière qu'il traverse.        <br />
              <br />
       Cette hypothèse a été évoquée par certains économistes au moment où l'augmentation de la dette et du déficit budgétaire grecs suscitent des inquiétudes croissantes en Europe. Les grecs veulent compter sur eux-mêmes car c’est ainsi qu’on devient un grand pays, un grand continent.        <br />
              <br />
       Georges PAPANDRÉOU entend notamment lutter contre l'évasion fiscale et réformer un système hospitalier très corrompu. "Nous reconnaissons qu'il s'agit avant tout de notre problème. La corruption n'a rien à voir avec la crise financière, c'est notre responsabilité".        <br />
              <br />
       Si les pays africains veulent compter dans le concert des nations, il leur faudra tourner le dos à cette mendicité internationale dont seuls les pays africains ont le secret. L’initiative PPTE est avant tout destinée à garantir la pérennité des remboursements et à dissimuler le renforcement de l’ajustement structurel sous une apparence de générosité.        <br />
              <br />
       Il est vrai que l’endettement des pays africains est immoral car la responsabilité morale des créanciers est nette dans le cas des prêts de la guerre froide. Lorsque le FMI et la Banque mondiale prêtaient de l’argent à MOBUTU, le tristement célèbre président du Zaïre, ils savaient que ces fonds, pour l’essentiel, ne servaient pas à aider les pauvres zaïrois. On payait ce despote pour qu’il maintienne son pays fermement allié sur l’Occident.        <br />
              <br />
       C’est donc dire que les aides de ces institutions financières internationales ont d’autres objectifs que le développement des pays en développement. Il leur revient d’échafauder des programmes de développement et des politiques économiques clairs pour sortir leur pays du sous-développement. Que faire des pays dits pauvres dans ce cas ?       <br />
              <br />
       La question est irritante mais débouche sur une réponse toute simple : tant que les pays en développement n’auront pas une croissance endogène, et ne seront pas débarrassés de toutes emprises extérieures, l’annulation de la dette ne sera jamais un médicament aux maux dont souffrent les pays pauvres mais un alicament (aliment –médicament).         <br />
               <br />
       Dieu bénisse l’Afrique !       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Vos Couleurs, Notre Afrique , Votre Journal</div>
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   <title>Tunisie : Journées Cinématographiques de Carthage</title>
   <pubDate>Thu, 26 Aug 2010 08:35:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Culture]]></dc:subject>
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     <br style="clear:both;"/>
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   <title>APPEL AUX PATRIOTES CONGOLAIS V/V</title>
   <pubDate>Mon, 23 Aug 2010 21:33:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actus]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      <b>Pétition Nationale Pour Exiger la Convocation immédiate d’un Forum National sans Exclusive</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.couleursdafrique.eu/photo/2300957-3215694.jpg" alt="APPEL AUX PATRIOTES CONGOLAIS V/V" title="APPEL AUX PATRIOTES CONGOLAIS V/V" />
     </div>
     <div>
      <b>Par Daniel NKOUTA</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>La position énigmatique de l’opposition</b>       <br />
              <br />
       A mon réalisme qui consiste à appeler la population au boycott des élections organisées par SASSOU NGUESSO, les adversaires de cette position qui n’apportent aucun argumentaire recevable par la censure de l’intelligence, murmurent une formule usagée éprouvée par les faits. J’entends en effet dire ici et là, que la politique de la  chaise vide n’offre pas la solution à la question posée.       <br />
              <br />
       Cependant, ceux qui s’exténuent à brandir les vertus de la politique de la chaise occupée, s’abstiennent de nous dire ce que cette position nous a apporté à ce jour. On peut en revanche constater à loisir, que lorsque SASSOU NGUESSO a imaginé son fameux dialogue sans exclusive qui excluait d’autres ; ceux qui ont refusé d’entendre l’appel lancé depuis l’exil par certains de nos frères plus lucides qui consistait à refuser de participer à cette mascarade destinée à valider le gangstérisme de SASSOU NGUESSO sur le plan international ont, à cette époque, excipé des vertus de la politique de la chaise occupée. Nous en connaissons les résultats.        <br />
              <br />
       Lorsqu’en 20002, Pascal LISSOUBA et Bernard KOLÉLAS, même s’ils étaient mal placés aujourd’hui pour nous donner des leçons de démocratie, ont lancé l’appel au boycott de la fameuse présidentielle qui a validé le putsch de SASSOU NGUESSO de juin 1977, le même argument de la politique de la chaise occupée a été brandi par les opposants véreux. Plus tard, après avoir accompli la mission que leur avait en réalité assignée SASSOU NGUESSO de jouer les opposants fictifs, devant l’auto-élection de SASSOU NGUESSO, ils se sont mis à aboyer dans la presse criant au simulacre électoral. Il en a été de même pendant les pseudos législatifs, cette opposition conventionnelle s’est activée à engourdir la population en présentant la politique de la chaise vide comme la pire des solutions.       <br />
              <br />
       Aujourd’hui, nonobstant ce constat d’échec de cette politique de la chaise occupée, ces politicards reviennent avec le même argument usagé, qu’ils ont entendu améliorer avec l’exigence d’une Commission électorale indépendante. Demain, ils reviendront dans les médias donner l’impression d’avoir été dupés, alors qu’en réalité il s’agit d’un arrangement entre eux et le Pouvoir.        <br />
              <br />
       En fait, par cette campagne démagogique, ceux qui ont fait de la politique leur profession depuis des décennies, s’emploient à préparer une fois de plus la population à la forfaiture. Cette campagne démagogique leur assure l’entrée au Parlement et avec le traitement que le Gouvernement réserve aux Parlementaires, la situation est trop avantageuse pour ne pas saisir sa chance.        <br />
              <br />
       Nous avons vu jusqu’ici des Députés dits de l’opposition se vautrer dans des véhicules 4X4 extorqués à la sueur du contribuable. Alors que le pays manque d’eau potable, que les hôpitaux ou ce qui en reste, véritables mouroirs manquent cruellement de médicaments, que l’école ou ce qui en reste avec ses effectifs pléthoriques donnent l’image du Congo comme un maquis, que le chômage alors que la production pétrolière et son prix ont atteint un niveau qui aurait permis de faire du Congo un petit Paradis ; que l’électricité devient une denrée rare sur toute l’étendue du territoire, que notre réseau routier communal rivalise avec le gruyère en nombre de trous, que l’AVC (Accident Vasculaire Cérébral), conséquence du stress social devient épidémique ; nos fameux Députés dits de l’opposition, tout en stigmatisant la gabegie du Pouvoir, tout en criant au voleur participent à cette dernière en acceptant un traitement dont la Constitution ne porte aucune trace.        <br />
              <br />
       Les mêmes Députés s’entourent d’une horde de gardes du corps et d’un encombrant protocole pour se protéger curieusement de leurs électeurs.       <br />
              <br />
       Mis à l’abri de nos maux, ils ont tous leurs enfants pour les uns aux Etats-Unis, pour les autres en France, au Maroc, ou en Afrique du Sud, des enfants qui ont terminé leurs études depuis longtemps et qui sont maintenus à l’étranger loin de la misère, avec l’argent du contribuable congolais.        <br />
              <br />
       Ils nous demandent à chaque échéance électorale d’aller renouveler leur mandat par lequel ils participent au pillage du patrimoine collectif. Nombreux d’entre eux  perçoivent plusieurs pensions auxquelles vient s’ajouter leur rémunération parlementaire. C’est une situation dont le Congo est le seul détenteur. Ils nous demandent d’aller voter pour leur maintien à la mangeoire et pour prolonger notre misère. Quelle audace.       <br />
              <br />
       Comme l’écrivait FEUERBACH : "Mais on ne vient pas à bout d’une philosophie en se contentant de la déclarer fausse. Il faut la dépasser". Il ne suffit pas en effet de se prononcer contre la gestion prédatrice du Pouvoir actuel, il faut la dépasser en refusant le mode de vie de cette voyoucratie.        <br />
              <br />
       A chaque échéance électorale, le débat tend malheureusement trop souvent à se situer à ce faux niveau de la politique de la chaise vide ou de la chaise occupée, sans que l’on nous dise ce qu’il conviendra de faire par la suite en cas de tricherie par le Pouvoir. L’exemple des deux pseudo-présidentielles nous suffit amplement pour dire halte à la démagogie.        <br />
              <br />
       En 2002, alors que la consigne générale fut le boycott, l’opposition à la commande s’est présentée à ce pseudo scrutin. La population ignorant les arrangements entre le Pouvoir et ces opposants de rencontre, y a cru et s’est massivement mobilisée en faveur d’André MILONGO. Des consignes de vote en faveur d’André MILONGO ont été données et intégralement respectées dans la Niari, la Lekoumou, la Bouenza et le Pool y compris essentiellement à Brazzaville et à Pointe-Noire. Toutes les conditions étaient réunies pour que SASSOU NGUESSO soit battu à plates coutures au premier tour.        <br />
              <br />
       Hélas ! Une seule timide menace de SASSOU NGUESSO à la Radio qui demandait que cesse toute provocation, a suffi pour que André MILONGO vienne au meeting de Makélékélé renoncé à sa candidature devant une population venue de tous les horizons, et que cette traîtrise venait d’assommer. Le prétexte pris fut que André MILONGO ne voulait pas d’effusion de sang. En 2010, sans la moindre gêne, les mêmes, à l’exclusion d’André MILONGO qui est mort avant, sont revenus pour espérer nous distraire une fois de plus, SASSOU NGUESSO ayant de nouveau triché, comme de coutume, ces opposants factices amuseurs publics, sont venus brandir leur déception.       <br />
              <br />
       Je dis à ces apprentis politiciens : "lorsque l’on ne peut pas sauter assez haut pour monter à cheval, il convient d’éviter de sauter trop haut, de peur de se retrouver de l’autre côté du cheval".        <br />
              <br />
       On ne peut pas, sans abuser de la confiance de la population, vouloir faire de la politique active en briguant la présidence de la République avec sa morale chrétienne en bandoulière.        <br />
              <br />
       Qui veut se faire une omelette doit se résoudre à casser les œufs. A la guerre comme à la guerre. Nous ne devons pas laisser croire que SASSOU NGUESSO aurait le monopole de la violence. Que l’on nous épargne des refrains angéliques. Le moment n’est pas propice à la prière, c’est de la bagarre politique qu’il s’agit et ce ne sera pas avec des chapelets de Chrétiens que nous chasserons SASSOU NGUESSO du Pouvoir.       <br />
              <br />
       Le fameux Front de l’opposition dont la quasi-totalité des membres est atteinte de psychasthénie chronique, est un club de talentueux démagogues. Ils excellent dans le mensonge, ce sont des bouffeurs chroniques qui constituent l’opprobre de la classe politique congolaise. Il nous faut psychanalyser le comportement de cette frange de l’opposition qui, dans son tintamarre optatif qui semble à l’évidence suggérer une démarche tout à fait à l’antipode du bon sens, s’emploie à considérer notre population comme du simple bétail électoral.        <br />
              <br />
       Au nom de l’intelligence qui conjure les pulsions passionnelles au profit d’un discernement critique, au nom du réel qui refuse de se laisser piéger par les mots, par les idées à priori et par le fétichisme des étiquettes, au nom de l’histoire qui situe le réel humain dans l’ouverture d’un questionnement infini et dévoile toujours l’homme comme plus grand que ce qu’il conçoit de lui-même à une certaine époque de son évolution, au nom enfin de la dialectique qui ouvre la statique close des contraires à la dynamique féconde du dépassement ; il nous faut lutter contre le système établi, contre la clôture dogmatique qui nie l’ouverture, il nous faut sortir des vieux schémas.       <br />
              <br />
              <br />
       J’ai coutume de ne pas faire l’unanimité dans un environnement social inapte à vouloir sortir de vieux schémas usagés. Quand j’ai commis le crime fratricide de révéler que Bernard KOLÉLAS s’était inscrit à la mangeoire à Mpila et qu’il abusait de la naïveté de sa base électorale ; cette déclaration audacieuse a entraîné une déferlante de protestations des inconditionnels de KOLÉLAS qui m’ont traité avec toutes les épithètes les plus abjectes. Mais, lorsque le temps, ce magistrat incorruptible a rendu son verdict, les faits sont là, ces champions de l’insulte toutes catégories, ces chiens de campagne, non seulement ont cessé d’aboyer, mais moins courageux, ils n’ont pas jusqu’ici daigné avouer que j’avais raison. Ils tentent de trouver comme de coutume une justification à cette forfaiture, qui malheureusement pour eux ne vient pas. Peu importe que l’on reconnaisse en chuchotant que j’ai eu raison, les fait sont là ! Les gens du Pool-koongo sont morts pour rien en décembre 1998.       <br />
              <br />
       Les adversaires du boycott des élections organisées par SASSOU NGUESSO, me paraissent être sous l’emprise de l’Evangile de Matthieu, dont les Chrétiens pratiquants se souviennent bien :        <br />
              <br />
       "Le royaume des cieux est devenu semblable à un homme qui avait semé de l’excellente semence dans son champ. Pendant que les hommes dormaient, son ennemi vint et sema de la mauvaise herbe par-dessus, au milieu du blé, et s’en alla. Quand la tige germa et produisit du fruit, alors apparut aussi la mauvaise herbe. Les esclaves du maître de maison s’approchèrent donc et lui dirent : Maître, n’as-tu pas semé de l’excellente semence dans ton champ ?        <br />
              <br />
       D’où vient donc qu’il s’y trouve de la mauvaise herbe ? Il leur dit : un ennemi, un homme, a fait cela. Ils lui dirent : veux-tu donc que nous sortions la ramasser ? Il dit : Non, pour que vous ne risquiez, en ramassant la mauvaise herbe, de déraciner le blé avec elle. Laissez l’un et l’autre croître ensemble jusqu’à la moisson ; et à l’époque de la moisson je dirai aux  moissonneurs : Ramassez d’abord la mauvaise herbe et liez-là  en bottes pour la brûler, puis recueillez le blé dans mon magasin"  (Matthieu 13, 24 à 30).       <br />
              <br />
       C’est à cette patience que nous invitent les adversaires du boycott. Tout ceci est certes merveilleux ; le seul ennui cependant c’est que nous n’avons pas tous la fibre chrétienne. Dans ces conditions, il convient que nous nous contentions de la formule si belle dans sa simplicité du Chancelier d’AGUESSEAU : "Il faut traiter les affaires humaines humainement". Or, la politique est une affaire humaine qui doit donc être traitée humainement. Epargnons le Christ de nos faiblesses humaines, il a déjà fort à faire en ces jours avec la désertification de l’Eglise.        <br />
              <br />
       Inciter la population à participer aux élections sous SASSOU NGUESSO, me semble être une consécration philosophique du despotisme de SASSOU NGUESSO. Les Congolais doivent cesser de rêver pour regarder la réalité en face. SASSOU NGUESSO et son entourage, avec la complaisance de l’opposition actuelle s’emploie à une politique non seulement destructrice mais déstructurante du pays. S’il doit demeurer au Pouvoir encore deux ans, les dégâts qu’il aura causés seront tels, que le pays ne s’en relèvera jamais.       <br />
              <br />
       Que l’on se souvienne ; avant l’avènement de la bande à SASSOU NGUESSO, la démarche philosophique qui fondait la République fut assez proche de ce que l’on peut retrouver dans le Livre VII de la République et dans le texte du Banquet de Platon, pour ceux qui ont eu la chance de lire ce grand penseur à la place de Marx. Il s’agissait d’apprendre à se connaître selon la méthode socratique pour s’élever moralement par la pratique de la vertu et de la connaissance. 
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      Aujourd’hui, la culture de la médiocrité qui nous est imposée depuis quatre décennies par les Nordistes, a ravalé le Congo, jadis le pays le plus scolarisé d’Afrique, au dernier rang. Comme le disait Epicure : il s’agit de profiter des plaisirs du monde, trouvant son propre équilibre dans le respect de sa nature et du milieu dans lequel nous vivons. Voilà la discipline sociale que nous suggèrent les opposants recroquevillés au sein du fameux Front hétéroclite.       <br />
              <br />
       Avec un régime dans lequel on lit très clairement le fossé profond qui sépare les proclamations constitutionnelles et la réalité quotidienne, je peine à comprendre que l’on s’active encore à vouloir appeler la population à participer à des législatives, pour élire des faiseurs d’autres textes qui finiront dans les mêmes conditions. On nous parle de multipartisme pendant que la triste réalité est l’encombrement du pays par des petits Partis simples réalités appendiculaires du Part au pouvoir.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>QUE FAIRE ?</b>       <br />
              <br />
       "Que celui qui veut vivre combatte donc ! Celui qui se refuse à lutter dans ce monde où la loi est une lutte incessante ne mérite pas de vivre". (Adolf HITLER Mein Kampf)       <br />
              <br />
       Ce qui va suivre est mon approche. On la qualifiera comme de coutume d’excessive. J’en ai l’habitude. On dira que je suis tribaliste ; c’est la seule qualité que je revendique ostensiblement et donc avec fierté. J’ai la certitude que cette approche a les suffrages de la réalité ; c’est l’essentiel. Je n’ai nullement la prétention de détenir la vérité, je revendique une seconde qualité intellectuelle : l’aptitude à regarder les choses comme elles sont. L’histoire m’acquittera.       <br />
              <br />
       Il faut que les Congolaises et Congolais se débarrassent de cette attitude schizophrénique autrement dit la perte de contact avec la réalité, c’est la pire maladie qui puisse frapper un peuple. Je voudrais par mon appel conjurer immédiatement ce risque.       <br />
              <br />
       L’opposition actuelle réunie au sein du Front dont je dénonce le discours du suicide collectif de notre population, refusant de lire les faits et passant à côté de la vraie solution, propose, par un involontaire lapsus lacanien la résignation devant un régime despotique qui a entrepris de mortifier notre population et s’active rapidement à mettre en place les mécanismes d’une mort légale de la démocratie.        <br />
              <br />
       La loi sur les Partis, un ramassis de dispositions liberticides participent de cette politique démocraticide.        <br />
              <br />
       Alors que les conditions de naissance et de décès d’un Parti sont exclusivement prescrites par les Statuts, voilà que l’on fait prendre des Ordonnances qui tuent les Partis politiques, par des Magistrats aux ordres de l’Exécutif. On prend prétexte de la querelle qui divise les membres de l’UPADS pour interdire toute activité de ce Parti, l’une des rares formations politiques de notre pays à avoir une existence légale pour avoir tenu son Congrès constitutif, tout en laissant faire le bordel qui régit actuellement le PCT.  C’est ce que l’on pouvait appeler de l’ibovisme judiciaire.       <br />
              <br />
       Tout en reconnaissant l’existence de l’opposition dans les textes, le régime de SASSOU NGUESSO multiplie les obstacles à l’expression de cette même opposition. Les réunions publiques des Partis de l’opposition sont proscrites. On utilise le Parlement sous oukases pour museler légalement l’existence des Partis de l’opposition. La récente loi sur les Partis participe de cette politique.        <br />
              <br />
       Mais ‘’le délit d’opposition’’ n’est pas le seul que consacre le dictateur de l’Alima. Par des machinations de corruption, les Centrales syndicales, sans mandat de leurs bases concluent avec le Pouvoir des accords qui musellent la revendication sociale. Pour les marxistes reconvertis au pluralisme, il faut simplement constater que la "démocratie" est un concept subversif, provocateur.       <br />
              <br />
       Je fais remarquer que l’argent, en politique, ne tire sa puissance que de la faiblesse des caractères. Il est certain que si l’on trouvait chez la plupart des citoyens des convictions assez profondes, des caractères assez énergiques pour repousser avec dédain des promesses engageantes ou des offres corruptrices, si le mépris des biens mal acquis allait de pair avec l’énergie des consciences ; nous n’aurions pas à craindre qu’un électeur vendit son suffrage ou qu’un élu laissât acheter son vote.        <br />
              <br />
       Hélas, le temps n’est plus, où le Congolais n’était estimé que pour ses vertus. La grandeur morale de l’homme n’est plus dans notre pays sa seule mesure. Ainsi, depuis que la démocratie dite populaire par antiphrase, importée de Moscou a érigé chez nous la possibilité pour la minorité de gouverner la majorité ; depuis un certain juillet 1969, année maudite qui vit la médiocrité prendre d’assaut la République, qu’un groupe de sauvages qui ne découvrirent le Pouvoir central qu’avec la pénétration coloniale ne tenaient leur pouvoir que de la peur qu’ils inspiraient autour d’eux ; ne pouvant plus aujourd’hui avec le nouvel environnement international régner par la terreur en torturant les consciences des opposants quand ils ne pouvaient les tuer, dans le nouveau concept démocratique qu’ils ont façonné avec notre complaisance à tous ; l’élu achète et l’électeur vend.        <br />
              <br />
       Désormais, la légitimité c’est de revendiquer comme un droit le pouvoir que l’on a acquis par la force et la violence.       <br />
              <br />
       De plus en plus, les Congolais, mal au courant de la nature réelle de ceux qui nous gouvernent, soutiennent avec quelque apparence de vérité, que le Gouvernement actuel de SASSOU NGUESSO ne serait pas la meilleure forme convenable pour la République. Ce qu’ils oublient, c’est que la meilleure forme de Gouvernement pour un peuple, est celle qui s’adapte le mieux à son caractère.        <br />
              <br />
       Pour une communauté issue d’une culture dans laquelle la kleptomanie est une vertu, l’assassinat l’expression du courage ; il serait illusoire d’espérer faire accepter que la meilleure forme de Gouvernement est celle qui se donne comme mission d’assurer à un peuple la plus grande somme de bonheur possible.         <br />
              <br />
       Mon approche souvent réputée excessive, n’a certainement pas l’assentiment de la majorité de l’opposition qui a choisi le compromis avec le diable. Cela, que l’on se rassure ne me dispense nullement de mon droit à la dissidence quand j’estime que la dignité de l’homme l’exige et que la majorité se trompe sûrement. Il s’agit là d’un devoir moral et il y a des valeurs éthiques que l’homme doit mettre au-dessus de sa propre vie.        <br />
              <br />
       J’estime que le devoir d’insurrection contre la tyrannie, la nécessité morale de sauver l’honneur de l’homme, de préserver la nation vraie, sont des impératifs moraux qui font le dissident et sa grandeur. Ici je remercie l’histoire de voler à mon secours.        <br />
              <br />
       En effet, en 1940, le Général Charles de GAULLE fut un dissident au moment où le peuple français était majoritairement au côté du Maréchal Pétain. Il a fallu une dose certaine de courage à de GAULLE à ce moment-là pour rompre ainsi, au nom de l’honneur et de la morale avec les Français, sa caste, l’Armée et proclamer que la défaite militaire ne dispensait pas la France de continuer à combattre. L’avenir lui donna raison.        <br />
              <br />
       J’ai la conviction trop profonde sur l’erreur volontaire de l’orientation suggérée par le fameux Front constitué essentiellement par des rebuts sociaux qui ont les mains tout aussi entachées que celles de SASSOU NGUESSO, pour me laisser bercer par les refrains angéliques lancés par ces démagogues, réunis au sein d’un Front dont le nanisme de l’engagement à vouloir parvenir au résultat évoqué, conduit à douter de la pertinence de leur sincérité.        <br />
              <br />
       Il nous faut, telle est ma certitude, nous "dissider", que l’on me permette le néologisme, pour vaincre le régime prédateur de SASSOU NGUESSO dans le cadre du Droit et avec l’intelligence de la situation du moment.        <br />
              <br />
       Ceux qui diffusent un autre discours nous trompent quand ils ne se trompent pas volontairement, conscients qu’ils sont d’avoir en commun les crimes avec le Pouvoir actuel. Ces communistes d’hier, devenus par antiphrase des démocrates, usent d’un discours qui est un hommage du vice à la vertu. Il nous faut, par un discours sincère et réaliste parvenir à vacciner notre population contre la lâcheté.        <br />
              <br />
       Je crois avec raison, que devant cette opposition gravement compromise qui use d’un discours inadapté aux circonstances ; nous devons, comme le prisonnier de la caverne, apprendre à distinguer l’apparence de la réalité, les ombres de la lumière pour un sursaut salutaire. Plutôt que de s’enfermer dans ce psittacisme doctrinaire infusé par une classe politique dégénérée qui, à chaque étape de notre histoire politique ramène le débat aux escarmouches des stéréotypes de quelque catéchisme, fait d’endoctrinement faisant l’économie d’une recherche intelligente de la véritable solution à nos problèmes; il nous faut nous armer de courage pour lutter contre nos trop commodes certitudes, qui donnent à croire que seule cette vieille classe politique, pourtant responsable de nos misères, constitue notre espoir. On ne construit pas du neuf avec du vieux.       <br />
              <br />
       Il nous faut absolument rompre avec cette philosophie du compromis et de l’absolution systématique de nos bourreaux.        <br />
              <br />
       Il nous faut nous décider à envisager la politique autrement, avec une conception réaliste telle qu’elle devrait être perçue sans lubies idéalistes préconçues, qui doivent être impitoyablement sacrifiées parce qu’impossible à concilier avec les faits considérés dans leurs propres rapports et non dans les rapports fantastiques. Et, je le crois, la politique vraie ne se conçoit pas autrement que de cette façon. Tous ces problèmes qui minent actuellement notre société et qui paralysent ses chances de développement, doivent faire l’objet d’un examen minutieux pour des solutions pérennes.        <br />
              <br />
       Voici ce que SASSOU NGUESSO écrit lui-même à la page17 de son ouvrage suscité :       <br />
              <br />
       "Quel homme admettrait de voir son pays plongé dans le désordre et la ruine ? Quel homme tolérerait de voir les siens souffrir de conditions de vie de plus en plus précaires, privés des droits démocratiques les plus élémentaires ? Quel homme supporterait de voir détruit en quatre ans, parfois irrémédiablement, ce qu’il a patiemment édifié avec l’aide de tout son peuple. Aucun homme digne de ce nom.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mon pays est beau, il regorge de ressources, il est peuplé d’hommes et de femmes pleins de talents, d’énergie et de sagesse et, pourtant, on y vit dans la peur des milices et de l’arbitraire… "</span>       <br />
              <br />
       Mon Dieu, si les belles paroles pouvaient écorcher la langue !       <br />
              <br />
       Le moment me semble venu de poser les mêmes questions à son auteur, je le crois.       <br />
              <br />
       Je suggère, qu’à la place de l’exigence d’une Commission électorale indépendante, nous produisons à SASSOU NGUESSO une pétition nationale exigeant la convocation immédiate d’un Forum véritablement sans exclusive.        <br />
              <br />
       Il faut donc que tous les exilés soient de retour au pays pour participer à cette grande réunion à l’issue de laquelle sera mise en place, une période de transition dont la direction sera confiée à un homme fiable pour ne pas rééditer la faute de 1991. Car en effet, des 21 Actes de la Conférence Nationale Souveraine tels que publiés au Journal Officiel dans une Edition spéciale de Juin 1991, le Gouvernement d’André MILONGO n’a pu en exécuter la moitié.        <br />
              <br />
       La seule solution qui contribuera à changer la situation du pays pour un avenir meilleur sans qu’il soit demandé à notre population un autre impôt de sang, est la convocation dans un avenir immédiat, d’un second Forum National à l’instar de la Conférence Nationale Souveraine, à l’occasion duquel seront faits les Etats Généraux du pays.        <br />
              <br />
       Nous devons absolument aujourd’hui et maintenant exiger du Gouvernement de SASSOU NGUESSO, la convocation de ce FORUM avant la fin de l’année, autrement dit avant décembre 2010.        <br />
              <br />
       Rejetons sans condition aucune la formule du Gouvernement dit d’union nationale qui pourrait être proposée en échange et qui consacrera un moment de répit pour SASSOU NGUESSO.       <br />
              <br />
       Que toutes les Forces démocratiques de l’intérieur comme de l’extérieur se retrouvent dès maintenant pour la rédaction d’une pétition exprimant cette exigence. A l’occasion dudit forum, il ne sera plus question de faire le bilan de la politique de SASSOU NGUESSO et son clan ; il est connu : c’est le chaos !        <br />
              <br />
       Le seul point qui sera examiné à ce forum, c’est l’exigence de la proclamation de l’AUTONOMIE DES REGIONS. Il faudra à cette occasion sceller le pacte de l’Union Sacrée du CFCO, autrement dit, l’alliance entre les cinq régions du Sud : KOUILOU, NIARI, LEKOUMOU, BOUENZA et POOL-KOONGO qui exclue NGABE.       <br />
              <br />
       Je m’attends d’ores et déjà à une seule critique, qui consiste à clamer le caractère dangereux de mon approche pour l’unité nationale. Mais, de quelle nation parlons-nous, Seigneur?        <br />
              <br />
       Allons-nous attendre sans réagir que SASSOU NGUESSO et son clan aient exterminé toutes les richesses du pays ?        <br />
              <br />
       On me dira je suis tribaliste, mais oui je le sais et fier de l’être, car pourquoi voudrait-on que j’eus honte là où le Chef de l’Etat n’en ressent aucune ? Je suis peut-être tribaliste, mais ce qui me réconforte, c’est que personne ne se lèvera pour dire avec la force des arguments que mon approche est fausse. Le débat est ouvert !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">"Aimez donc la raison ; que toujours vos écrits empruntent d’elle seule et leur lustre et leur prix"       <br />
       (Boileau)</span>       <br />
              <br />
              <br />
       <b>A MONSIEUR SASSOU-NGUESSO :</b>       <br />
              <br />
       "Pendant plus de deux décennies, vous avez affirmé votre attachement aux principes du marxisme léninisme, au nom et pour la défense desquels vous avez confisqué nos libertés, mutilé de nombreuses carrières, tué de nombreuses vies humaines. Vous avez menti ! Ni vous-même ni tous ceux de votre clan politique n’ont jamais en réalité cru au marxisme, à la dictature du prolétariat.       <br />
              <br />
       Au sortir de la Conférence Nationale Souveraine, vous avez donné à croire que vous étiez désormais un démocrate. Ici aussi vous avez menti. Vous n’avez jamais été ni marxiste, ni démocrate.       <br />
              <br />
       Revenu au pouvoir par notre faute à tous, vous avez montré que vous disposiez de toute la panoplie du despote : mensonge, démagogie, kleptomanie, félonie, cruauté, tribalisme, manque de compassion, bellicosité. Après avoir longtemps clamé : A BAS L’IMPERIALISME INTERNATIONAL ET SES VALETS LOCAUX !       <br />
              <br />
       Sans la moindre gêne, vous venez de célébrer à Paris même, le 14 juillet, Fête nationale d’un des pays impérialistes. Le Pool-koongo, berceau des valets locaux de l’impérialisme a bien rit.       <br />
              <br />
       Les Congolais cependant vous reconnaissent deux mérites : celui d’avoir transformé le Congo en pays le plus endetté au monde par tête d’habitant, puis celui d’avoir transformé notre pays en un gigantesque Etat policier.       <br />
              <br />
       A l’occasion du fameux cinquantenaire de notre autonomie appelée par antiphrase : INDEPENDANCE, par des dépenses démesurées, le pouvoir vient de regonfler la dette extérieure du pays pour la ramener au niveau où elle se trouvait avant l’accès au PPTE. Et les Congolais, dans l’inconscience qui les caractérise, sont allés nombreux applaudir leurs malheurs. Voilà la République que vous nous offrez"       <br />
              <br />
       Là où il se trouve, Pascal LISSOUBA doit ricaner et dire : "vous avez applaudi à mon départ, et bien, les changements même les plus souhaités ont leur mélancolie".       <br />
              <br />
       Chers parents des régions méridionales : Ne vous trompez surtout pas, en espérant une protestation de la part de l’Union Africaine et autres organisations étrangères, lorsque SASSOU NGUESSO décidera de rendre public sa volonté de réviser sa Constitution qu’il nous a imposée.        <br />
              <br />
       La réalité est que dans les pays comme le Niger où cela a eu lieu, c’est parce que la FrançAfrique l’a voulu. La France de SARKOZY soutiendra cette aventure de SASSOU NGUESSO, car il est le seul capable de préserver intacts les intérêts français dans notre pays.        <br />
              <br />
       Bernard KOLELAS mort, André MILONGO mort, Thysthère TCHICAYA mort, Pascal LISSOUBA invalide, SASSOU NGUESSO pourra alors réviser sa Constitution en levant le verrou de la limite d’âge. Déjà les organes de presse griots du pouvoir prépare l’opinion à cette aventure.        <br />
              <br />
       Que SASSOU NGUESSO révise donc sa Constitution, pourvu que soit adoptée l’autonomie et non la décentralisation des régions.       <br />
              <br />
       <b>REVEILLONS-NOUS !</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Vos Couleurs, Notre Afrique , Votre Journal</div>
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   <title>APPEL AUX PATRIOTES CONGOLAIS IV</title>
   <pubDate>Sun, 22 Aug 2010 20:54:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actus]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.couleursdafrique.eu/photo/2298811-3212434.jpg" alt="APPEL AUX PATRIOTES CONGOLAIS IV" title="APPEL AUX PATRIOTES CONGOLAIS IV" />
     </div>
     <div>
      <b>Pétition Nationale Pour Exiger la Convocation immédiate d’un Forum National sans Exclusive</b>       <br />
              <br />
       PAR DANIEL NKOUTA
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>De l’Etat Terroriste</b>       <br />
              <br />
       Pour la détermination de la typologie des régimes politiques, Max WEBER propose trois formes de légitimité dont la fonction est de justifier l’autorité des dominants. A chacun de ces idéaltypes correspond un mode particulier de légitimation.        <br />
              <br />
       L’Etat traditionnel dont les autorités se légitimaient par la détention ‘’naturelle’’ d’un pouvoir qu’elles déclaraient détenir de Dieu ou des Ancêtre. Comme l’écrivait Freud, la "domination traditionnelle a pour base la croyance en la sainteté des traditions en vigueur et en la légitimité de ceux qui sont appelés au pouvoir en vertu de la coutume".        <br />
              <br />
       La légitimité fondée sur semblable domination, mieux vaut dire à la suite de Gramsci, ‘’hégémonie traditionnelle’’ qu’a utilisé assez longtemps Bernard KOLELAS dans notre pays pour l’existence de son Parti et son maintien en tant que leader de la région du Pool-koongo, frappée d’obsolescence, n’est plus, heureusement qu’un souvenir au niveau de l’Etat. Il n ‘y a plus désormais que deux types d’Etat modernes.       <br />
               <br />
               L’Etat qui entend se légitimer par le recours à la Loi et à un discours rationnel, ce que l’on pourrait nommer par ‘’domination légale’’ ; elle a pour fondement la croyance en la validité de la légalité des règles établies rationnellement et en la légitimité des Chefs désignés conformément à la Loi. Tant la Loi que les arguments de raison qui la justifient traduisent réellement les grandes conceptions de la majorité du peuple. C’est l’hégémonie à justification légale ou l’Etat de Droit.       <br />
                  <br />
           L’Etat terroriste qui se fonde sur la seule contrainte et sur la terreur qu’il inspire pour se maintenir, sans souci d’acquérir une quelconque légitimité. Il ne s’agit donc pas d’un Pouvoir illégitime mais d’un Etat indifférent à toute légitimité autrement dit a-légitime. La thèse de la ‘’sécurité nationale’’ dont on excipe souvent pour tenter de légitimer un Etat de ce type est à usage exclusivement externe, il s’agit d’un slogan à destination de l’opinion étrangère. Seul  l’exercice du Pouvoir par l’Armée permet à ce système de fonctionner.        <br />
              <br />
       On l’a vu récemment chez nous avec l’intervention directe du Chef d’Etat-major Général des Forces Armées Congolaises, une Institution dite nationale, pour mettre un terme à un Congrès d’un Parti politique (PCT) qui manifestement menaçait l’existence du Pouvoir clanique de SASSOU NGUESSO.       <br />
       C’est cette forme étatique qui règne chez nous depuis septembre 1997, date de retour fracassant du PCT aux affaires. Cette forme ne correspond même pas aux tyrannies de jadis qui elles, avaient tout de même besoin d’un consentement populaire minimal acquis grâce à une puissante propagande. La perfection technique des méthodes de contrôle stalinien et l’utilisation partisane des Forces Armées au profit du Parti régnant, dispensent l’Etat terroriste de SASSOU NGUESSO de se gagner l’appui des gouvernés.        <br />
              <br />
       <b>Le Pouvoir en place peut désormais "dissoudre le Peuple".</b>       <br />
       C’est là qu’apparaît le rôle capital de la torture employée pour plier. Il ne s’agit plus de l’usage de la ‘’gégène’’ fille du savoir-faire de la Sécurité d’Etat ; avec l’Etat terroriste pecetiste (PCT) à simple consonance démocratique, naît une réalité nouvelle : "la torture dissuasive", la torture pour dissuader et non pour avouer. Une torture plus subtile qui permet à SASSOU NGUESSO de clamer à chaque visite à Paris chez son inconditionnel ami Nicolas SARKOZY, qu’il n’y a pas au Congo et il n’y aura jamais sous son règne de prisonnier d’opinion. La liberté d’expression dans notre pays ressemble à la liberté d’un renard dans un poulailler vide.       <br />
              <br />
       Seules l’Armée et la Police peuvent atteindre une telle efficacité terroriste, mais pas n’importe quelle Armée. Il faut à l’Etat terroriste un appareil militaire coupé de la population, un corps d’Officiers issu de la classe des latifundiaires qui encadre une troupe des déracinés, des desperados qui doivent tout au régime.        <br />
              <br />
       C’est le cas de l’actuelle Armée congolaise ou ce qui en tient lieu, composée d’un cénacle de Généraux qui n’ont pour toute compétence que la proximité de l’appartenance géographique avec le despote, placés à la tête d’une soldatesque faite de cobras très légèrement recyclés pour la bonne cause. Voilà le visage réel du régime chargé d’organiser des élections à la participation desquelles l’opposition actuelle appelle régulièrement la population.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>De la Nation</b>       <br />
              <br />
              <br />
       Nous avons tous, en tout cas tous ceux qui avaient l’âge nécessaire en 1960 exigé la mise à mort du régime colonial, pour lui substituer l’indépendance que nous supposions disposer de la vertu de nous libérer des entraves que comportait le colonialisme répugnant.        <br />
              <br />
       Cinquante ans plus tard, nous constatons avec une surprise empreinte de révolte et de honte, que les régimes qui se sont succédé, moins compétents mais plus arrogants et particulièrement malfaisants que le régime colonial, ont transformé le Congo en un vaste champ de bataille où chacun, arme à la main, veille continuellement autour de lui contre la malveillance du voisin. Depuis le jour où l’idéologie marxiste a permis à la minorité de se substituer par effraction à la majorité ; l’indépendance a été vidée de sa substance, et l’espérance nationale s’est inexorablement envolée.       <br />
              <br />
       Le virus du marxisme a tellement causé des dégâts en nous, que chaque tentative de résurrection de l’idée nationale est un discours mensonger et le pays continue d’être géré par une bande de crapules qui n’apportent pour tout bagage que l’intrigue, le népotisme la médiocrité et la violence.        <br />
              <br />
       Désormais, alors que la majorité dans la société est républicaine, la minorité compte des bataillons de tribalistes en rangs serrés, toujours prêts à livrer à toute velléité démocratique de terribles assauts.        <br />
              <br />
       Le régime actuel qui est le plus néfaste de toute notre histoire politique, car Dieu n’a pu imaginer pire que SASSOU NGUESSO, ne se dissimule pas qu’il n’est pas le Gouvernement préféré de tous. Il a pleinement conscience, et nous le savons tous, que si la majorité rumine sa colère silencieusement, cette dernière ne désarme pas pour autant.        <br />
              <br />
       Posté en embuscade sur tous les points du territoire conquis par la ruse et la force par le clan SASSOU, toujours l’arme au poing comme une sentinelle avancée, le soldat de la majorité veille sans cesse, guettant la moindre faute du régime envahisseur et toujours prêt à enfoncer une porte mal gardée pour passer à travers, marchant sur des sentinelles endormies de la minorité provisoirement au Pouvoir.       <br />
              <br />
       Dès l’accession à l’indépendance en effet le 15 août 1960, la question nationale se pose en filigrane, l’action en vue de l’organisation de l’Etat congolais est immédiatement placée dans le cadre de l’idée de l’Etat-nation.        <br />
              <br />
       C’est ce sentiment qu’exprimera l’Abbé Fulbert YOULOU, lorsque le 22 septembre 1959 il déclare : "La nation congolaise existe, qu’elle puisse tendre vers son indépendance est une chose, qu’elle soit en mesure de la prendre est une autre".       <br />
              <br />
       Depuis 1960 donc, soit cinq décennies, tous les régimes qui se sont succédé ont affirmé vouloir transformer la population congolaise en un Peuple autrement dit en une Nation congolaise. Le régime monopartiste a été mis au ban des accusés et pris comme bouc émissaire pour justifier l’échec de cette volonté politique affichée.        <br />
              <br />
       En 1990, secoués par le vent de la perestroïka né à Moscou, les Congolais ont assommé le régime cryptomarxiste, pour s’aventurer dans le multipartisme sans lui avoir préparé les conditions qui aurait permis à ce nouveau régime de s’exprimer convenablement, et que je crois dur comme fer être le CADRE FEDERAL. Ce faisant, voulant éviter un obstacle, il me paraît que les Congolais sont tombés dans un piège : l’institutionnalisation du Pouvoir clanique.        <br />
              <br />
       Depuis, l’Etat est devenu une Institution foncièrement tribalisée : les FAC jadis Forces Armées Congolaises, se sont muées en FORCES ARMEES CLANIQUES; dans l’Armée, la Gendarmerie comme dans la Police, les postes de commandement sont désormais exclusivement réservés aux Officiers ressortissants du Nord.        <br />
              <br />
       La limite légale de l’âge de la retraite à 60 ans n’est prescrite qu’aux Généraux originaires du Sud, ceux du Nord demeurent en fonction au-delà de l’âge légal. Ils ont le Pouvoir ! Aucune Institution jadis étatique n’est épargnée. Que l’on fasse le point des Généraux en quantité nommés par SASSOU NGUESSO, région par région et que l’on compare avec ceux nommés sous Pascal LISSOUBA, on verra lequel des deux régimes est tribaliste.       <br />
              <br />
       Plutôt donc que de divaguer, examinons sans hypocrisie le meilleur moyen pour parvenir à la Nation, car aujourd’hui, nous devons à la vérité de constater et d’avouer que la nation congolaise n’existe pas, elle est à l’heure actuelle une simple pétition de principe, une formule incantatoire.        <br />
              <br />
       Il est une vérité de La Palisse : l’existence d’une Nation est exclusivement conditionnée dès l’origine à l’intention réelle de vivre ensemble. La Nation n’est pas, comme la formule actuelle qui pêche par académisme et qui peine, on le voit tous à s’affirmer depuis cinq décennies, un consortium d’intérêts antagonistes, mais plutôt une fraternité fondée sur la reconnaissance de l’égale destinée de chacun ; elle est une conception qui a besoin de science et de force autant que de conscience.        <br />
              <br />
       La Nation n’est pas, n’a jamais été et ne sera jamais le résultat d’une spéculation théorique, ni un produit de l’histoire. Elle est une construction naturelle qui puise ses racines dans le sang.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Il nous faut absolument nous éloigner de la solution anesthésique, cette vue consolante dans laquelle transparaît de manière spectaculaire l’hypocrisie, et l’histoire incorruptible à jamais le montre lumineusement, qu’il est un principe mortifère.        <br />
              <br />
       Ceux qui espèrent créer une nation congolaise par manipulation génétique de notre société actuelle faisant fi de la réalité, nous conduisent irrémédiablement vers une mascarade de collectivité dans laquelle les membres auront en commun la dénomination : "CONGOLAIS", mais leur âme n’aura rien de commun. Or, dans une nation, c’est d’une âme commune qu’il s’agit en réalité.        <br />
              <br />
       En tout cas, le recours aux euphémismes du genre "nation congolaise" a sans doute sa place dans les forums internationaux comme l’ONU, mais certainement pas dans les sciences exactes où la censure de l’intelligence n’autorise pas de s’affranchir bêtement de la réalité de la "nation ethnique" qui fait qu’il y ait un peuple koongo donc une nation koongo, un peuple téké donc une nation téké et peut-être bien un peuple mbosi donc aussi peut être bien une nation mbosi.       <br />
              <br />
       A moins donc d’inventer un nouveau concept de nation désincarnée, il me semble que le débat sur ce point précis suppose au préalable que l’on s’accorde sur la pertinence de la volonté de vivre ensemble. On aurait pu avant tout se référer à une culture et une histoire communes. C’est alors que l’on tombe dans les pièges grossiers de la négritude et de l’africanité, car en regardant même sans attention et sans être sociologues, si on constate entre les populations méridionales du Congo notre fameux pays un substrat commun qui transparaît nettement dans les croyances religieuses, dans l’organisation familiale et économique ; cette communauté hélas n’apparaît plus dans la comparaison avec les populations septentrionales.        <br />
              <br />
       Or, l’organisation familiale quelles que soient ses modalités, jouait un rôle cardinal dans l’organisation globale traditionnelle. Ceci expliquant cela.        <br />
              <br />
       Pour mieux saisir cette réalité, il nous suffit de considérer par assimilation, qu’une nation est une société commerciale. L’infirmité habituelle rendant un associé inhabile aux affaires sociales, la malice et l’esprit têtu d’un associé refusant de remplir ses devoirs, produisent un défaut de l’affectio societatis.        <br />
              <br />
       Dans ces conditions, l’affectio societatis, qui est une composante du contrat de société et qui est à l’origine le "coude à coude", devient du "dos à dos", et la disparition de l’affectio societatis vaut arrêt de mort de la société. Il est évident que ce n’est pas de cela que nous voulons.       <br />
       Il est par ailleurs scientifiquement prouvé que le comportement de l’homme est inscrit tout entier dans son code génétique : les instincts sociaux, la violence, la domination, la sexualité sont ainsi codifiés par l’hérédité, et ils le sont parfaitement.        <br />
              <br />
       Examinons dans la nature : chez les animaux sauvages, les luttes entre mâles dominants obéissent à un rituel instinctif qui les empêche, sauf accident, de dégénérer en meurtre. Autre exemple saisissant : le viol est inconnu chez les animaux, la femelle choisissant toujours le moment pour l’accouplement.        <br />
       Les animaux par ailleurs tuent pour manger, parfois par plaisir certes, mais les autres espèces, jamais la leur. Il n’y a que chez les hommes qu’apparaissent le meurtre du congénère, le viol, l’horreur.        <br />
              <br />
       De nos jours, avec la constitution culturelle plutôt que naturelle des troupeaux cloîtrés dans des enclos où la loi de la nature est mise à l’écart, nous assistons à l’hominisation de l’animal et les accidents sont nombreux. C’est le cas de la nation sous sa forme actuelle.       <br />
              <br />
       Pour revenir à la nation, dans l’espace territorial actuel, la réalité nationale tranche le débat. Notre querelle actuelle dans le pays est une question sur la manière de gouverner le pays. Or, poser le problème de l’espace du Gouvernement, c’est assurément peut-être alors poser le problème du Gouvernement et du fait national.        <br />
              <br />
       Le concept de nation tel qu’il nous a été importé se caractérise par un territoire géographique cohérent certes, mais doté d’une culture propre et d’une volonté partagée de vivre ensemble. Et c’est ici que gît toute la question !       <br />
              <br />
       Dans son opuscule précité intitulé : "Le manguier, le fleuve et la souris" SASSOU NGUESSO nous livre cet aveu pathétique inscrit à la page 25 : "J’ai en moi le sang et la terre, et je suis le produit d’une éducation. Dieu m’a fait le dépositaire du sang de mes ancêtres et l’héritier de la terre sur laquelle ils ont vécu. Leur histoire, leurs traditions, leur culture, mais aussi l’esprit des lieux m’imprègnent tout entier".       <br />
              <br />
       Point n’est besoin d’ergoter longtemps pour trouver justification de la façon dont le pays est géré. C’est le fruit de l’éducation de son gestionnaire. Il a été ainsi dressé, configuré. Sa gabegie, son insouciance pour les maux dont souffrent les Congolais consécutifs à sa gestion chaotique, il les doit à son éducation culturelle. Aveu pathétique !        <br />
              <br />
       Nous savons désormais ce qui nous attend à force de laisser les gens issus de ce mode de culture s’installer aux commandes du pays. On criera encore au tribalisme : mais bon sang ouvrons les yeux !        <br />
       N’espérons surtout pas qu’à force de dire à SASSOU NGUESSO et ses congénères que voler c’est mauvais, ils finiront par comprendre. Eux ils pensent que c’est plutôt nous qui sommes dans l’erreur. Quand ils volent, ils ne font pas exprès, tel est leur conditionnement génétique ; ils ont été ainsi formatés.        <br />
              <br />
       Tenez ! Dites à un chien qu’il est contre nature de s’accoupler avec sa mère ; il vous dira : pauvre homme, vous ne comprenez pas que telle est la normalité !       <br />
              <br />
       Mais revenons à l’idée nationale : si les frontières de l’Europe sont issues de la logique européenne, tous les pays qui, en 1960 ont accédé à l’autonomie appelée par antiphrase indépendance, ont été enfermés dans des limites arbitraires tracées au pantographe des intérêts coloniaux, sans respect ni pour la logique des cultures, ni pour celle de la géographie, ignorant toute continuité historique entre les formes d’organisation précoloniales, maintenues en l’état par le triste groupe de Monrovia organisée par Léopold SEDAR SENGHOR et HOUPHOËT-BOIGNY sous la dictée de Paris.        <br />
              <br />
       Ce découpage arbitraire parce que sans rapport avec la réalité culturelle des populations qui s’y trouvent enfermées, a engendré des pouvoirs totalitaires et un milieu insécurisant.        <br />
       Il nous a été assigné la tâche impossible de constituer des nations avec des peuples que rien ne rapproche a priori. Certaines de ces communautés appelées à constituer cette nation, n’ont pas hélas, la conscience nationale. Les greffes forcées ainsi réalisées avec des personnes aux groupes sanguins souvent incompatibles les uns avec les autres sont source de conflits et ont généré de ce fait un environnement social insécurisant.        <br />
              <br />
       Ainsi des communautés entières, pour des raisons historiques bien comprises n’adhèrent pas aux Gouvernements en place. Les cicatrices de l’histoire étant très profondes, trop même, sont très longues à se refermer. Nous sommes partis pour perdre un demi-siècle depuis 1960 dans une vaine tentative de construction d’une nation qui peine à venir.        <br />
              <br />
       Il faut simplement constater que la théorie qui a consisté à clamer que nos différences sont une richesse et la démission de nos politiques de 1960 au moment de la naissance de l’OUA qui prescrit l’inviolabilité des frontières héritées de la colonisation, ont été rudement aujourd’hui démenties par le cuisant échec de la période d’incubation de cinq décennies de cette nation à bâtir.        <br />
              <br />
       L’aberration fondamentale du système colonial a été cette volonté irréfléchie d’ériger une nation congolaise mythique, archétype en lequel se résolverait l’actualité événementielle, la configuration globale et le devenir d’une société congolaise produit du clonage des mentalités. Ne pas vouloir changer cela constitue un suicide collectif évident.       <br />
              <br />
       Ceux qui espèrent construire une nation harmonieuse avec des communautés atteintes de l’infirmité habituelle les rendant inhabiles à l’orthodoxie financière, ceux qui espèrent construire une nation congolaise avec des personnes atteintes de la malice et de l’esprit têtu les rendant rebelles à la légalité républicaine, passent à côté de la réalité. Vouloir construire une nation par le clonage, c’est vouloir maintenir en vie un arbre déjà vieux par la greffe des branches nouvelles.        <br />
              <br />
       Au risque d’encourir une fois encore le reproche galvaudé de "tribaliste"; mais peu importe que l’on qualifie de dangereuse cette vérité décapante, elle est la vérité, parce qu’en réalité, la conception que l’on nous oppose suggère un concept désincarné qui voudrait nous donner à croire que la Nation serait ce que les hommes pensent qu’elle est.        <br />
       Cette conception me paraît confuse, trouble et cha       <br />
       ngeante. Nier la situation dans la réalité sociale actuelle ou vouloir la combattre plutôt que de construire le cadre juridique sans lequel une réelle nation congolaise pourra seulement s’exprimer sans porter préjudice, c’est assurément vouloir l’indiscutable existence de la pluie qui mouille ou du feu qui brûle.       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Vos Couleurs, Notre Afrique , Votre Journal</div>
   ]]>
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   <title>APPEL AUX PATRIOTES CONGOLAIS II/V</title>
   <pubDate>Sun, 22 Aug 2010 10:31:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actus]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      <b>Pétition Nationale Pour Exiger la Convocation immédiate d’un Forum National sans Exclusive</b>       <br />
              <br />
       <b>Colonel DANIEL NKOUTA</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.couleursdafrique.eu/photo/2298209-3211558.jpg" alt="APPEL AUX PATRIOTES CONGOLAIS II/V" title="APPEL AUX PATRIOTES CONGOLAIS II/V" />
     </div>
     <div>
      J’en appelle donc au sens élevé de patriotisme des militants des formations politiques        <br />
       existantes de l’opposition nominale qui refusent la capitulation : UPADS, UDR-MWINDA,       <br />
        MCDDI et RDPS. Je l’ai déjà écrit, qu’il est certain que mon initiative sera réputée        <br />
       inconvenante, si ce n’est par les leaders coutumiers de combines politiques, en tout        <br />
       cas par ceux qui, enjambant inconsciemment l’intérêt bien compris de notre pays,        <br />
       accordent un privilège au fanatisme qui les engonce dans la certitude que la vérité        <br />
       politique s’incarne en des leaders auto-mandatés des régions, manipulateurs de       <br />
        l’opinion, qui doivent être immunisés contre toute critique, fut elle constructive, et à        <br />
       qui seuls incombent la responsabilité de prendre des initiatives. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Tel est le cas dans la région du Pool-kongo où Bernard KOLÉLAS dans la contrée dite des Lâadi, André MILONGO dans la contrée de BÔOKA autrement désignée par BOKO par l’Administration coloniale, devaient absolument jouir de cette immunité, mais aussi dans le Niboland où Pascal LISSOUBA, pourtant vaincu par l’âge doit être réhabilité. Je me trompe peut-être dans mon initiative. Mais alors, lorsque l’intérêt bien compris de tout un pays est manifestement en cause, il vaut mieux se tromper que de se taire. Telle est ma conviction, pour critiquable qu’elle paraisse.       <br />
              <br />
       COPERNIC travaillant avec la certitude énoncée par PTOLÉMÉE qui considérait que le Soleil tournait autour de la Terre, se rendit compte que ses calculs donnaient chaque fois des résultats inexacts. Dans son célèbre traité ‘’De revolutionibus orbium coelestium libri VI’’ publié en 1543 à Nuremberg, reconsidérant cette théorie, il démontra contrairement aux idées de l’époque que la Terre n’est pas immobile au centre de l’Univers, mais qu’elle tourne sur elle-même autour du Soleil.        <br />
              <br />
              <br />
       <b>Et si nous amorcions dans le cas de notre pays une espèce de révolution copernicienne ? </b>       <br />
              <br />
       Par ailleurs, de nos jours, quand la faillite menace une société commerciale, il est de règle de procéder à un inventaire de ses ressources afin de se servir d’elle pour conjurer les travers de la catastrophe redoutée. Une conduite analogue n’est-elle pas susceptible de donner des résultats profitables sur un autre terrain ? Et la situation politique actuelle avec ses conséquences socio-économiques ne justifie-t-elle pas un inventaire du capital d’idées dont le Congo notre pays est tributaire ?       <br />
              <br />
       Chaque période politique qui a surgi dans ce pays constitue, de par les applications dans l’ordre social qu’elle a suscité, une expérience que nous pouvons mettre à profit, soit pour éviter les erreurs dans lesquelles nos prédécesseurs sont tombés et les conséquences funestes qui s’en sont suivies, soit pour tirer des enseignements qui leur ont été donnés, des fruits qui leur ont échappés. Il n’est point question de recourir ni aux conseils ni aux directives, encore moins à la participation de ceux qui ont échoué.        <br />
              <br />
       <b>La situation politique actuelle du pays porte les stigmates de ces politicards qu’ils soient actuellement au Pouvoir ou dans l’opposition. C’est pourquoi :</b>       <br />
              <br />
               Face à l’extermination à laquelle l’exercice tyrannique du pouvoir expose notre population ;       <br />
              <br />
               Face à la destruction du patrimoine collectif à laquelle s’emploie le Pouvoir prévaricateur actuel ;        <br />
              <br />
               Devant la crise sans précédent qui ronge le pays dans toutes ses institutions ;       <br />
              <br />
               Devant l’option pour la corruption de la classe politique, envisagée par le leader du Parti        Congolais du Travail comme unique moyen de s’assurer la pérennité du Pouvoir ;       <br />
              <br />
               Devant l’angoisse qui étreint notre population réduite à la misère quotidienne, la tristesse des travailleurs dont la régularisation des salaires tarde à se faire, les bourses des étudiants que l’on peine à leur verser, le génocide auquel sont exposés les retraités par un Pouvoir indifférent qui a choisi de dépenser des fortunes dans la construction des monuments en mémoire d’un Pierre Savorgnan de Brazza, vulgaire colonialiste dont les mains portent la trace indélébile du sang de nos parents ;       <br />
              <br />
               Considérant comme inacceptable la confiscation par le clan des piranhas de l’Alima des richesses du pays, qui cannibalisent depuis des années le Trésor public, confiscation qui a généré la querelle dans la famille des prédateurs, qui se disputent la répartition du gâteau sous le thème trompeur de ‘’Conservateurs et Réformateurs’’  ;       <br />
              <br />
               Devant l’assaut et l’institutionnalisation de la médiocrité comme vertu cardinale;       <br />
              <br />
               Devant l’institutionnalisation du pillage comme mode de gouvernement ;       <br />
              <br />
               Devant l’ethnisation sans mesure de la Force publique destinée à pérenniser le clan au pouvoir ;       <br />
              <br />
               Devant l’irréversible crise de confiance qui caractérise désormais les relations du Pouvoir avec la population singulièrement au Sud ;       <br />
              <br />
               Devant l’énormité de l’impôt de sang versé par la population dans l’inconscience totale du Pouvoir et de ses spadassins ;       <br />
              <br />
       Fermement convaincu que le moment est venu de créer les conditions de l’émergence d’un Etat démocratique ;       <br />
              <br />
       J’exhorte tous les Partis politiques, Associations et Organisations non gouvernementales ainsi que les intellectuels du pays, à se ressaisir pour prendre leur responsabilité devant l’histoire en adhérant à mon initiative pour la défense de la seule exigence qui nous délivrera des griffes du Nord.        <br />
              <br />
       La solution envisagée par l’opposition actuellement, consistant à espérer forcer le Pouvoir à mettre en place une Commission électorale indépendante est une belle illusion. Pour avoir poursuivi une semblable chimère, il faut avoir bien peu connu les réelles intentions du PCT, à moins d’avoir choisi la compromission. Je dis quant à moi, que SASSOU NGUESSO n’ayant aucune légitimité, toutes les Institutions qu’il a mises en place sont par conséquent dénuées de toute légitimité.        <br />
              <br />
       Participer aux élections organisées par un tel Pouvoir serait valider le banditisme politique, c’est la béatification d’un bandit, car il suffira désormais à quiconque demain de renverser le Pouvoir légitime par la force des armes puis, après avoir pillé le pays pendant dix ans, organiser les élections fussent elles transparentes. Il faut éviter un si fâcheux précédent.       <br />
              <br />
       Quelle que soit la pertinence de l’argumentaire évoqué pour justifier la prise de pouvoir par les armes : lutte contre la corruption, recherche de l’unité nationale, violation de la Constitution etc. un coup d’Etat militaire ne peut effacer le péché originel qui affect la présence d’un soldat à la tête de l’Etat.        <br />
              <br />
       Il s’agit de l’usage des armes pour la prise et la confiscation du pouvoir que seul le peuple est par principe habilité à confier en démocratie, à des représentants qu’il a lui-même choisis. Car même lorsque par la suite, ces militaires légalisent formellement leur pouvoir en adoptant une Constitution et en organisant des élections pour se faire plébisciter, le vice d’origine, ce vice rédhibitoire ne disparaît pas, et leur pouvoir comme d’ailleurs celui des dirigeants civils qu’ils auront installés par la manigance à visage démocratique, continue de reposer sur le soutien de l’Armée en tout ou en partie.       <br />
       Parvenir au Pouvoir par les armes, autrement dit détourner les armes que le peuple a confiées à une partie de la société pour sa protection et sa sécurité pour s’en servir contre la volonté du mandant, constitue la plus grave violation qui soit pour la morale d’un soldat. C’est une honte faite à l’uniforme et une violation grave parce qu’irréparable, du serment prêté sur le drapeau.        <br />
              <br />
       C’est donc ici que se pose la question fondamentale de la culture initiale, je dirais, parce que tel est le cas, de la culture ethnique qui a façonné le soldat en cause, sa formation ensuite et le niveau de l’instruction acquise enfin.       <br />
              <br />
       SASSOU NGUESSO qui sait que ses jours sont désormais comptés, car devant le décret de la nature la corruption ne peut rien, s’active depuis quelque temps à imaginer le scénario du Gouvernement dit d’union nationale. Les féticheurs de notre pays du Nord au Sud sont mis à vive contribution par ceux qui espèrent figurer dans le choix de l’homme de Mpila. Le sacrifice régulier des vies humaines par des rituels d’un fétichisme dévastateur qui s’exprime par des accidents ferroviaires ajoute à la paupérisation.       <br />
              <br />
       La population assiste effarée à la ruée des petits cadres vers des rassemblements politiques antichambre du Pouvoir. Sachant que les Congolais n’ont jamais pensé moraliser la politique, nombreux sont ceux qui accourent pourtant sans conviction vers ces rassemblements pour espérer s’assurer une place au soleil, quitte à renier SASSOU NGUESSO demain, et rejoindre sans remords ceux qui l’auront fait partir du Pouvoir.        <br />
              <br />
       Tel est le cas on le voit tous, de tous ceux qui hier, après avoir ouvertement contribué à l’effort de guerre sous Pascal LISSOUBA, ont sans gêne renié ce dernier pour rejoindre SASSOU NGUESSO.        <br />
       Regardez avec un peu d’attention les origines politiques de tous les membres du Gouvernement actuel qui ne sont pas issus du PCT et chacun découvrira les caméléons. Aucun Ministre n’échappe à cette félonie. C’est pourquoi, il nous faut repérer tous ces moutons, ces personnages au militantisme à géométrie variable pour que demain ils ne soient plus admis à user du camouflage du caméléon. Il nous faut dès aujourd’hui nous rassembler sur des bases non circonstancielles, mais plutôt fondées sur la convergence idéologique. Ensuite, rassembler tous ceux qui gardent intact au fond de leur cœur le culte de la vraie légitimité.       <br />
       Le rassemblement auquel j’app elle, est un Cercle informel de réflexion politique, dont l’idéologie pragmatique nie l’Etat actuel et rejette en bloc la légitimité du Pouvoir de SASSOU NGUESSO. Le Congo Brazzaville est depuis septembre 1997, une non-République et SASSOU NGUESSO est par voie de conséquence un non-Président.        <br />
              <br />
       Sur le fondement de cette vérité d’évidence, que l’on ne règle pas les problèmes avec ceux qui les ont créés et que l’on ne construit pas le neuf sur le vieux ; j’ai pour ma part longuement réfléchi sur la problématique du moment et j’ai la profonde conviction que SASSOU NGUESSO est à ce jour le mal exclusif récurrent du pays : il faut que cela change.       <br />
              <br />
       J’ai avec une attentive minutie réfléchi sur les moyens d’y parvenir. L’action que je propose dans le présent APPEL s’inscrit dans la logique de mon discours qui n’a pas varié, parce que fondé sur le réel et non sur un quelconque fantasme.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Vos Couleurs, Notre Afrique , Votre Journal</div>
   ]]>
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   <title>APPEL AUX PATRIOTES CONGOLAIS I/V</title>
   <pubDate>Sun, 22 Aug 2010 10:04:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actus]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      <b>Pétition Nationale Pour Exiger la Convocation immédiate d’un Forum National sans Exclusive</b>       <br />
              <br />
       <b>Colonel DANIEL NKOUTA</b>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.couleursdafrique.eu/photo/2298171-3211500.jpg" alt="APPEL AUX PATRIOTES CONGOLAIS I/V" title="APPEL AUX PATRIOTES CONGOLAIS I/V" />
     </div>
     <div>
      <b>Chers sœurs et chers frères ;       <br />
              <br />
              <br />
       Au moment où il est plus que certain que SASSOU NGUESSO et son clan envisagent       <br />
        sérieusement de réviser la Constitution pour s’accorder une autre période de pillage        <br />
       des ressources du pays ; j’ai décidé de lancer ce vibrant appel car, un demi-siècle        <br />
       après la proclamation de l’indépendance, période pendant laquelle le Nord a confisqué        <br />
       le pouvoir et géré le pays trois décennies entières, alors que le pays regorge de       <br />
        richesses, que l’argent tombe abondamment dans le pays provenant de l’exploitation        <br />
       de ses ressources naturelles ; le Congo notre cher pays se trouve plus que jamais       <br />
        soumis à l’exploitation la plus féroce de son histoire par le clan SASSOU, sa population        <br />
       est de plus en plus douloureusement confrontée à la famine et la misère sous toutes ses formes. </b>       <br />
              <br />
              <br />
       Le présent appel se situe très directement au cœur de la situation économique et sociale catastrophique que le pays connaît aujourd’hui. Une crise socio-économique en tout cas, dont il me paraît superfétatoire de rappeler succinctement les traits saillants, à commencer par le chômage qui étrangle près des neuf-dixièmes de la population active du pays.       <br />
               <br />
       Longtemps circonscrit à la main-d’œuvre ouvrière auquel le Gouvernement d’Alphonse MASSAMBA ma NDÉBANI s’était employé à trouver la solution par la création des premières usines de notre histoire économique, le chômage s’est aujourd’hui étendu gravement chez les intellectuels, créant une nouvelle classe sociale et décemment appelée : ‘’Diplômés sans emploi’’, sous le regard sadique des chefs eux-mêmes ‘’employés sans diplôme’’ beaucoup plus préoccupés par leur enrichissement ostentatoire personnel aux dépens de la population tout entière.       <br />
              <br />
       S’il fallait rédiger une préface au présent texte, je dirais qu’il s’agit ici d’un exposé d’idées originales nées de l’observation et du raisonnement et, destinées, dans l’esprit de son auteur, à éclairer la question de la transformation du Congo en un Etat de Droit et donc en une République véritablement démocratique, et à proposer la solution unique et obligatoire pour y parvenir sûrement.       <br />
              <br />
       Les sciences exactes ont des axiomes auxquels il faut toujours recourir pour résoudre les problèmes qui en dépendent, de même la philosophie possède des vérités premières qui servent de colonnes de soutien à tout édifice doctrinal et sans lesquelles on s’exposerait à bâtir sur le vide. Comme en philosophie, comme dans les sciences exactes, il est en politique des vérités fondamentales dont on peut s’écarter pour quelques instants, mais auxquelles il faut revenir forcément si l’on veut construire un édifice social dont la solidité défie les caprices de l’opinion ; tel est le principe, et ce qui est vrai en principe aujourd’hui reste vrai en principe demain.       <br />
              <br />
       Je sais en conscience, que ces principes de politique doctrinale peuvent contrevenir aux théories récentes, ces idées reçues dont les apparences sont tout autant séduisantes que dangereuses. Je sais aussi que pour dénigrer ces vérités importunes on a tenté maintes fois, ici et ailleurs de les présenter comme anachroniques. Faute de les détruire par la force du raisonnement, on a essayé tantôt le ridicule tantôt l’ironie.        <br />
              <br />
       Mais, le temps lui-même qui a usé contre ces vérités sa dent puissante n’est pas parvenu à les vaincre. Ceux qui s’entêtent à les ignorer passent leur temps, sans convaincre, à déployer des prodiges d’habileté pour passer à côté d’elles, vouant toujours leur œuvre à l’échec. Et bien qu’on affecte avec régularité depuis cinq décennies de s’en affranchir, pour prétendre proposer des réformes qui n’ont souvent d’autre mérite que leur caractère démagogique ; on rencontre dans la réalité quotidienne de ci de là ces vérités fondamentales, tantôt dans un discours politique où l’orateur, comme dit supra, n’a fait que les effleurer en déployant des prodiges d’habileté pour passer à côté d’elles, tantôt et plus souvent dans nos actes au quotidien avec une hypocrisie certaine.       <br />
               <br />
       Je les ai recueillis avec une attentive minutie dans l’atmosphère sociale qui nous entoure et non pas ailleurs. Je n’ai pas craint comme on l’a fait jusqu’ici à leur donner un corps, peut-être une âme, et j’ai proposé une réforme sociale et administrative. C’est en m’appuyant sur ces vérités premières de politique doctrinale auxquelles ce projet restera lié comme un effet à sa cause, comme une conséquence à son principe.        <br />
              <br />
       C’est à la considération de ces principes politiques que j’appelle par le présent message, les Partis, Associations et Organisations non gouvernementales qui refusent de capituler à la fois devant la férocité du gangstérisme politique assorti d’arrogance auquel le Pouvoir actuel tente de soumettre la population congolaise, et devant l’infantilisme politique de l’opposition actuelle qui, tout en exprimant des critiques acerbes contre la politique prédatrice du grand piranha de l’Alima, ne propose rien en remplacement de cette dictature du clan d’Oyo.        <br />
              <br />
       SASSOU NGUESSO doit partir du Pouvoir certes, tel est le slogan devenu quotidien dans la population. Mais par qui le remplacer ? Telle est la grande question. Tous ceux qui aboient en réclamant le départ de SASSOU NGUESSO à haute voix ou en chuchotant, nous ont déjà donné la preuve de la médiocrité de leur prestation.       <br />
              <br />
       <b> Devons-nous d’abord nous organiser en vue du départ de Sassou avant d’envisager sa succession ? Et pourquoi doit-il partir ? </b>       <br />
              <br />
       Beaucoup de tous ceux qui ont été comme lui aux affaires, s’emploient à pourfendre la gestion chaotique de SASSOU NGUESSO, sans jamais, en tout cas à aucun moment esquisser leur propre bilan. La présente Déclaration expose une vision politique, c’est la mienne, qui ambitionne une autre façon, mais une façon courageuse de dire bien haut ce que tout le monde pense et croit être la solution, sans hélas daigner le murmurer pour ne pas fâcher le Pouvoir ni violenter l’opinion acquise.       <br />
       Les Partis politiques et Associations qui stigmatisent ouvertement la gestion chaotique par SASSOU NGUESSO de notre patrimoine collectif sont légion. Or, la plupart de ceux qui déclarent inacceptable cette prédation de nos ressources et la ruine de toutes les ressources du pays, s’ils s’accordent sur le fait que le prédateur doit partir, ne proposent rien à la population lassée de subir cette gabegie ostentatoire.        <br />
              <br />
       Est-il raisonnable au prix actuel du baril de pétrole, avec une population qui atteint péniblement trois millions d’habitants, que le pays connaisse cette pénurie en eau potable, en électricité, avec des écoles dont les salles de classe aux effectifs pléthoriques reçoivent les enfants à même le sol, des hôpitaux véritables mouroirs, des retraités maltraités, des soldats et policiers mal habillés se traînant dans les marchés avec des pistolets mitrailleurs, des policiers raquetteurs, des Généraux en activité se livrant ostentatoirement au commerce, et d’autres exhibant avec ostentation leur fortune s’octroyant des parcelles de terrain au bord de l’Océan à des prix qui donnent du vertige à leurs propres fiches officielles de salaire, des Magistrats et fonctionnaires impunément corrompus etc.. ?        <br />
              <br />
       Je me permets d’envisager la question différemment. C’est le but exclusif de cette Déclaration.       <br />
              <br />
       <b>Les leçons de l’histoire</b>       <br />
              <br />
       Pendant la campagne pour le référendum constitutionnel de 2002, l’opposition interne s’est employée à appeler la population à voter massivement pour le ‘’NON’’, dans un scrutin où les seuls scrutateurs étaient ceux qui représentaient le Pouvoir, le Parti Congolais du Travail et ses appendices. L’opposition ne pouvait donc ignorer le risque certain de voir les bulletins ‘’NON’’ muer en bulletins ‘’OUI’’.       <br />
               <br />
       Ce fut à l’évidence une erreur grossière, voire une faute de stratégie politique manifeste pour l’opposition, que d’avoir espéré dans ces conditions le succès de son entreprise. Se faisant, elle a simplement contribué à aider le Pouvoir à légitimer sans peine à l’ouvrage un pseudo scrutin qui a, par la suite, cela va sans dire, autorisé l’organisation des scrutins législatifs au cours desquels la population a voté sans élire.       <br />
              <br />
       A l’occasion de l’élection présidentielle, non seulement l’opposition n’a pu faire preuve de maturité politique pour user de l’unique solution pourtant toute indiquée, qui pouvait sinon lui assurer une victoire certaine, au moins perturber notablement la stratégie du Pouvoir en place en présentant une candidature unique ; mieux, comme s’ils avaient librement choisi d’aider le Pouvoir à valider sa tricherie, en parfaite connaissance du monstrueux montage mis en place par le Pouvoir, et dont pourtant ils se sont employés, croyions nous à décrier les points essentiels ; les leaders de cette même opposition n’ont pas hésité à se porter candidats pour ensuite, pour certains, se retirer au terme de la campagne.        <br />
              <br />
       Auraient-ils délibérément choisi d’accompagner SASSOU NGUESSO jusqu’à la ligne d’arrivée en se tenant soigneusement à l’arrière? Cela paraît évident !       <br />
              <br />
       Le réalisme politique commandait pourtant en pareilles circonstances, d’exiger du Pouvoir en place la satisfaction des conditions préalables à la mise en mouvement du processus électoral, conditions relatives à l’assainissement du cadre juridique destiné à régir la série d’élections à venir, comme avait d’ailleurs tenté, mais très timidement de l’exiger le cartel de l’opposition.        <br />
              <br />
       Ce cartel aurait dû se référer utilement à l’exigence exprimée hier lorsqu’il fut dans l’opposition, par le Parti Congolais du Travail lui-même, et contenue dans le Mémorandum des élections adressé au Pouvoir de Pascal LISSOUBA en 1997.        <br />
              <br />
       Plus décidée, parce que vraisemblablement mieux organisée, l’opposition de l’époque s’est rivée sur cette exigence dont elle avait clairement fait un préalable à sa participation au processus électoral. Il aurait suffit à l’opposition de 2002, comme elle tente de le faire vainement parce que trop tard, actuellement, de reproduire in extenso ledit Mémorandum pour le brandir à ses rédacteurs d’hier ; le PCT aurait ainsi été pendu à sa propre corde, et sa mauvaise foi serait ainsi mise en évidence face à l’opinion internationale notamment.       <br />
              <br />
       Au contraire, au sortir de cet épisode dont elle refuse de tirer les leçons, l’opposition tente l’aventure d’un regroupement à travers: la Convention pour la Démocratie et le Salut : CODESA qui donne naissance plus tard à un rejeton le CODE A, deux entités hélas qui rassemblent des personnages aux vertus démocratiques douteuses et aux ambitions en total déphasage, comme le démontre la sortie spectaculaire du MCDDI qui pourtant, depuis longtemps, donnait des signes qui ne pouvaient tromper.        <br />
              <br />
       L’opposition intérieure qui a réclamé tambour battant le retour des exilés pour espérer la normalisation du climat politique, fait mine d’être surprise par la volonté clairement affichée par Bernard KOLÉLAS de sortir de sa sépulture l’Alliance URD-PCT, en fait MCDDI-PCT       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>Les causes endogènes de l’échec de l’opposition </b>       <br />
              <br />
       Comme en 2002, à l’occasion de la pseudo présidentielle de 2009, et comme c’est devenu la coutume, l’opposition congolaise, après avoir revêtu le costume de CODESA, puis CODE A, a finalement mué en FRONT DES PARTIS DE L’OPPOSITION (F.P.O.C.) qui a récemment tenu la seconde session de sa Convention Nationale du 6 au 7 mars 2010 au Siège de l’Action pour la Renaissance du Congo (ARD) à Brazzaville sous le thème :        <br />
              <br />
       <b>LA PRATIQUE DE LA DEMOCRATIE AU CONGO : ETAT DES LIEUX ET PERSPECTIVES.</b>       <br />
              <br />
       Intitulé ronflant et trompeur qui donnait à penser, qu’il s’est agi, à cette occasion, de faire la revue du processus démocratique dans le pays, il va sans dire, de faire la radioscopie de la sincérité de l’engagement de SASSOU NGUESSO et son Parti Congolais du Travail, dans le processus démocratique, afin d’en tirer les leçons qui permettent de dresser une véritable feuille de route pour l’avenir.         <br />
              <br />
       Il n’en a rien été ; la réunion a plutôt consisté au rituel à l’occasion duquel on adopte la meilleure manière d’accompagner SASSOU NGUESSO aux nouvelles échéances électorales, tout en faisant du tapage destiné à éviter d’éveiller le moindre soupçon quant à la félonie des pseudo-opposants.        <br />
              <br />
       La déclaration ubuesque caractéristique de ce club d’anciens dignitaires du PCT, qui a clôturé les travaux, parle par d’elle-même, car elle annonce que désormais, il n’est plus question de boycotter les élections.        <br />
              <br />
       Le dernier boycott qui a donné au plan international l’impopularité grandeur nature de leur gourou SASSOU NGUESSO, aura été, de l’avis de ces pseudo opposants une très mauvaise manœuvre. Il y a hélas dans ce club du F.P.O.C. des personnages véritablement acquis à la démocratie et qui aspirent à une véritable opposition, mais qui, incapables d’avoir une vue objective des faits, semblent n’avoir rien compris à la logique politique.       <br />
              <br />
       La faiblesse chronique de l’opposition congolaise, autrement dit la cause exclusive de son échec, qui donne à croire que SASSOU NGUESSO serait une véritable bête politique qui déjoue habilement toutes les manœuvres, alors qu’il n’en est rien, me paraît être le défaut d’objectif, car la question de la lutte politique repose exclusivement sur le choix de l’objectif. Il faut donc préalablement fixer clairement l’objectif, et en l’espèce, il s’agit de l’érection d’un Etat démocratique dans notre pays. L’objectif ainsi fixé, il faut en trouver la justification        <br />
              <br />
       Il faut en pratique éviter de se tromper d’objectif, c’est une faute fatale qui conduit inévitablement à l’échec. Je pourrais illustrer cette certitude par de nombreux faits pris dans l’histoire politique récente ailleurs, mais transposables chez nous.        <br />
              <br />
       Au printemps de l’année 1979, les Etats-Unis avaient simplement décidé de prendre directement parti  dans une affaire de politique interne à un pays étranger. Le Sénat américain a adopté en effet à l’unanimité, une résolution condamnant l’Iran à la suite de plus deux cents exécutions perpétrées par le gouvernement révolutionnaire qui a succédé au CHAH. Le monde entier savait que le gouvernement américain qui avait largement soutenu le régime dictatorial du CHAH d’Iran, notamment au plan militaire, avait atteint une côte d’impopularité dans ce pays, que le Sénat américain ne pouvait ignorer.       <br />
       La raison politique commandait au contraire, pour préserver l’intérêt américain dans ce pays, que les Etats-Unis établisse quelque forme de coopération avec le nouveau régime révolutionnaire de l’Ayatollah KHOMEINY, afin sinon de rompre au moins de minimiser toute velléité de ce pays de se retourner vers l’Union Soviétique.        <br />
              <br />
       Car, si injustifiée et horrible fut la nature des exécutions perpétrées par le régime révolutionnaire iranien, il était à l’évidence maladroit d’espérer que le meilleur moyen de servir l’intérêt américain en Iran était, pour un Sénat américain qui avait longtemps fermé les yeux sur les nombreuses et graves atrocités commises par le régime du CHAH, de condamner l’exécution par le régime révolutionnaire, des personnes qui s’étaient rendues coupables de tortures et d’assassinats de nombreux opposants au régime du CHAH.       <br />
              <br />
       Cette décision réactive au lieu d’être prospective, a généré quarante huit heures plus tard, la plus grande manifestation à l’occasion de laquelle s’exprima un antiaméricanisme exacerbé à Téhéran. Depuis, l’Iran s’est placé sous la protection de l’Union Soviétique. En se trompant d’objectif, l’Amérique a eu l’effet contraire de ce qu’elle avait espéré. Aujourd’hui, malgré la forte pression du lobby juif, Barack OBAMA tente de corriger le tir en tendant la main au gouvernement révolutionnaire iranien. Mais désormais, l’Iran qui a pris conscience de sa position de force, joue la montre.       <br />
       Chez nous, l’erreur des vrais opposants réunis au sein de ce fameux Front des petits Partis sans aucune base électorale soit dit en passant, et SASSOU NGUESSO le sait mieux que quiconque, c’est de ne pas chercher à savoir d’où ils viennent et où ils vont. C’est vrai que la proclamation de l’objectif comme celui de chasser SASSOU NGUESSO du pouvoir soulève à n’en point douter la ferveur populaire à plus de 90% dans le pays, mais dans quelle partie du pays ? La formulation d’un tel objectif doit s’accompagner de la sincérité avec soi-même. En politique, cela revient à recourir à quelques critères nécessaires :       <br />
              <br />
       Avec qui mener ce combat ? En disposons-nous de moyens nécessaires ? Qui allons-nous convaincre au plan international pour la réalisation de cet objectif ? Avons-nous quelque chance d’y parvenir ?       <br />
              <br />
       Pour faire une brève incursion dans l’art militaire, je dirais que dans toutes les Ecoles militaires, on enseigne en matière stratégique que tout soldat doit, avant toute bataille répondre à quatre questions essentielles : Où aller ? Comment y aller ? Par où y aller ? Quand y aller ?        <br />
              <br />
       En matière politique il est vrai, la voie la plus sûre pour réussir, est de se fixer un objectif que l’on puisse atteindre par ses propres moyens. La voie la plus sûre pour échouer en revanche, est de se fixer un objectif que l’adversaire peut aisément mettre hors de portée. L’objectif une fois fixé, qui consiste à s’emparer du pouvoir, il convient d’abord de cerner la nature de ceux qui sont au pouvoir. C’est ce qui s’appelle se mettre dans la peau de l’adversaire. En Faculté de Droit, l’Etudiant, fasse à un commentaire d’Arrêt, considère les faits au regard de la loi, se mettant dans la peau du Juge appelé à statuer à un moment déterminé.        <br />
              <br />
       Dans le cas qui nous concerne, il faut chercher à comprendre quelle serait la réaction du pouvoir de SASSOU NGUESSO face à une marche populaire, comme a tenté de l’organiser le fameux Front au sortir de la présidentielle dans la falsification de laquelle ce Front a contribué lui-même par sa naïveté à faciliter la tâche à SASSOU NGUESSO, en l’accompagnant jusqu’à la ligne d’arrivée, pour faire semblant de se retirer à la dernière seconde.        <br />
              <br />
       SASSOU NGUESSO donnerait-il l’ordre de tirer ? La chaîne de commandement de ce qui nous tient lieu de Force publique qui se caractérise par l’inexistence du moindre texte, car l’Armée congolaise ou ce qui en tient lieu, ne dispose d’aucun texte réglementant son fonctionnement, sa discipline, les soldats portant une diversité de galons qui donne du vertige, et dont rien ne fixe l’organisation, le constat est triste, notre sécurité est entre les mains d’une milice armée. Dans ce contexte, on ne saura jamais qui aura donné l’ordre de tirer.       <br />
              <br />
       Lorsque j’ai proclamé que le meilleur moyen de lutter contre le pouvoir de SASSOU NGUESSO était entre autres de s’abstenir de participer à ses simulacres de scrutins ; il m’a été souvent rétorqué que la politique de la chaise vide était suicidaire. J’ai alors compris que nos leaders de l’opposition ressemblaient à une biche atteinte d'une flèche, qui fuit à travers les bois pour éviter la poursuite de l'ennemi qui l'a blessée, mais elle ne peut fuir la mort qu'elle emporte avec elle. J’ai été jusqu’ici le seul opposant qui a compris, que participer aux élections organisées par le PCT était la soupape par où s'échapperait la malice politicienne de SASSOU NGUESSO.       <br />
              <br />
       Tous ceux qui, malgré l’interpellation par les faits, persistent à espérer que des frêles Associations sans la moindre stratégie comme le FRONT DES PARTIS DE l’OPPOSITION DU CONGO (F.P.O.C.) composés d’anciens dignitaires du PCT et apparentés, constituent une arme efficace pour vaincre l’expansion de la kleptomanie clanique organisée avec ingénierie par le clan SASSOU, suivie par le meurtre consensuel de l’Etat, se leurrent.        <br />
              <br />
       J’ai même la quasi-certitude que les fabricants de telles Formations politiques, soit se complaisent à tromper la population et qu’en réalité tout le tintamarre orchestré n’a pour objectif que d’alerter le Pouvoir afin d’être invité à la mangeoire ; soit, ce qui est tout aussi grave, ces formations politiques dites de l’opposition sont en fait une fabrication du Pouvoir pour distraire. Car, plus ces groupuscules prétendus de l’opposition hurlent sans conviction ; la moisissure des Députés et Sénateurs dits de l’opposition qui se gendarment contre le Pouvoir pour simplement amuser la galerie et se laissent offrir des pick-up 4X4 au préjudice du contribuable, plus le Pouvoir s’obstine à organiser avec maestria le pillage du patrimoine dit national.        <br />
              <br />
       Il n’y a plus un seul bien jadis propriété de l’Etat qui ne soit déjà passé dans le clan d’Oyo. Même la Force Publique a cessé d’être nationale. Après avoir en 11 ans réussi la prouesse de transformer le Congo en pays le plus endetté au monde par tête d’habitant, depuis son retour aux affaires, soit 13 ans, SASSOU NGUESSO a déjà vandalisé l’essentiel des richesses du pays et depuis, l’Ayatollah d’Oyo, a autorisé l’ouverture de la succession du de cujus qu’est l’Etat congolais. La population tout entière est désormais otage de Mpila.       <br />
              <br />
       Pour sortir de cette attitude paralysante et autodestructante qui constitue un véritable appui inconscient à la politique du Pouvoir actuel ; constatant que le Pouvoir use sans compter le Trésor public pour corrompre tous azimuts, infiltrer l’opposition en exil; le moment me semble venu pour l’opposition de l’intérieur de rompre définitivement avec sa réaction de semi-clandestinité. C’est au Congo que sévit le Pouvoir meurtrier de SASSOU, c’est par conséquent ici et pas ailleurs qu’il faudra s’organiser pour le combattre et le vaincre avec son système clanique. Ils sont l’obstacle exclusif à la normalisation de la vie dans le pays.       <br />
              <br />
       Il nous faut désormais affirmer dans les faits et non pas seulement par le verbe, au point de nous laisser soupçonner de complaisance par la population, voire de compromission à l’égard du Pouvoir, les objectifs qui conduiront le Congo à l’émergence d’un Etat démocratique. Ces objectifs ne seront réalisés que sous la condition que l’opposition se présente unie autour d’une et unique exigence. Telle est la raison du présent APPEL.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Vos Couleurs, Notre Afrique , Votre Journal</div>
   ]]>
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   <title>ONU : Droit à l'eau potable et à l'assainissement</title>
   <pubDate>Thu, 19 Aug 2010 22:09:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Les Dossiers]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.couleursdafrique.eu/photo/2294668-3206546.jpg" alt="ONU : Droit à l'eau potable et à l'assainissement" title="ONU : Droit à l'eau potable et à l'assainissement" />
     </div>
     <div>
      <b>NOUVEAU DROIT HUMAIN ?</b>       <br />
              <br />
       <b>L’Assemblée Générale des Nations-Unies a adopté en date du mercredi 28 juillet 2010 une résolution reconnaissant l'accès à l’eau potable et à l’assainissement comme un droit humain.</b>       <br />
       <b>Cette résolution adoptée par 122 voix pour, 0 voix contre et 41 abstentions, (émanant de pays développés pour la plupart, à l’exception de l'Allemagne et l'Espagne) marque une étape importante dans le combat que mène de nombreuses organisations et certains Etats depuis une quinzaine d’années afin que l’accès à l’eau soit considéré comme un droit fondamental de l’homme. </b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      S’il est vrai, comme nous le verrons, que de nombreux textes relatifs aux droits de l’homme soulignent déjà implicitement l’importance de l’eau potable, force est cependant d’affirmer que la résolution A/64/L.63/Rev.1 est le premier instrument juridique international qui reconnait explicitement "le droit à une eau potable salubre et propre [comme étant] un droit fondamental, essentiel au plein exercice du droit à la vie et de tous les droits de l’homme".       <br />
              <br />
       Pour asseoir la pertinence de ce texte et justifier son adoption, de nombreux Etats sous la houlette du Nicaragua, ont à juste titre rappelé "qu’environ 884 millions de personnes n’ont pas accès à une eau potable salubre et que plus de 2,6 milliards de personnes n’ont pas accès à des services d’assainissement de base".        <br />
              <br />
       Bien plus, les Etats signataires ont noté "avec inquiétude que près de 1,5 million d’enfants âgés de moins de 5 ans meurent et 443 millions de jours d’école sont perdus chaque année du fait de maladies d’origine hydrique ou liées à l’absence de services d’assainissement".       <br />
       Dès lors, on comprend mieux l’espoir que fait naître l’adoption d’une telle résolution. L’ancienne conseillère des Nations-Unies pour les questions relatives à l’eau, Maude BARLOW n’a d’ailleurs pas hésité à déclarer à l’AFP que c’était "un jour historique pour le monde, un grand pas" dans la perspective d'un traité portant sur l'eau.         <br />
              <br />
       Dans la même lancée, la secrétaire d’Etat à l’écologie Chantal JOUANNO (France) s’est réjouie de cette décision qu’elle considère comme une "avancée historique" qui permettra espère-t-elle, de replacer le droit à l'eau potable et à l'assainissement en tête des priorités des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).        <br />
       Il convient cependant, au-delà de ce florilège de satisfactions, de soumettre cette résolution au crible d'une analyse sans concession, afin de dégager sa portée.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>1. Du prétendu nouveau droit humain</b>       <br />
              <br />
       Si l’importance que constitue l’eau pour l’être humain n’est plus à démontrer, sa reconnaissance juridique et partant sa justiciabilité demeurent sujettes à débat.       <br />
       A l’analyse, l’accès à l’eau potable comme droit est –implicitement- enchâssé dans plusieurs droits humains canonisés par de nombreux textes internationaux. Analysons quelques-uns.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Le droit à la vie</b>       <br />
              <br />
       De la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (Art.3), au Pacte International relatif aux droits civils et politiques (Art.6) en passant par la Convention sur les droits de l’enfant (Art.6), la Convention américaine des droits de l’homme, la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, ou encore la Convention européenne des droits de l’homme ; le droit à la vie s’impose comme le droit de l’homme le plus fondamental.        <br />
              <br />
       Il y a cependant lieu de constater que la réalisation de ce droit passe nécessairement par une interaction harmonieuse avec d’autres droits qui, au demeurant constituent sa condition même de possibilité. De fait, le droit à la vie exige non seulement des obligations négatives (le fait de ne pas porter atteinte à la vie) mais aussi des obligations positives que les Etats sont tenus d’adopter en vue de sa préservation.         <br />
              <br />
       A ce sujet, le Comité des droits de l’homme indique précisément que :         <br />
       i["[l’]expression droit à la vie […] ne peut pas être entendu de façon restrictive, et la protection de ce droit exige que les États adoptent des mesures positives. À cet égard, le Comité estime qu’il serait souhaitable que les États prennent toutes les mesures possibles pour diminuer la mortalité infantile et pour accroître l’espérance de vie, et en particulier des mesures permettant d’éliminer la malnutrition et les épidémies". ]i       <br />
              <br />
       On note en filigrane de ce commentaire très autorisé, le lien extrêmement étroit que le Comité établit entre le droit à la vie et les droits-créances. Autrement dit, compte tenu de l’importance de l’eau pour la vie, il importe aux Etats de prendre des mesures en matière de droits sociaux et économiques afin de donner effet au droit indérogeable qu’est le droit à la vie.        <br />
              <br />
       Dans le même ordre d’idées, de nombreux autres textes établissent une corrélation systématique entre le droit à la vie et l’accès à l’eau potable et à l’assainissement. En ce sens, on peut citer la Convention sur l’élimination de toutes formes de discrimination à l’égard des femmes (1979) qui stipule que :        <br />
              <br />
       "les États leur assurent de bénéficier de conditions de vie convenables, notamment en ce qui concerne […] l’assainissement et l’approvisionnement en eau" (Art.14 (2)h ).        <br />
       Outre ce texte, on a également la Convention sur les droits de l’enfant. Elle dit expressément en son article 24 que : "les États prennent les mesures appropriées pour lutter contre la maladie […] grâce à la fourniture […] d’eau potable […]".       <br />
              <br />
       Au niveau, sous régional c’est le même son de cloche. Dans l’optique de garantir le droit à la vie et le bien-être de l’enfant, la Charte Africaine des droits et du bien-être de l’enfant (art.24), invite les Etats-parties à prendre des dispositions nécessaires afin de "garantir la fourniture d’une alimentation et d’une eau de boisson saine en quantité suffisante".        <br />
              <br />
       En Europe, on peut se référer au Protocole de Londres sur l’eau et la santé. Ce texte défend l’accès à l’eau pour tous et de manière égale. Relativement à l’Amérique, on peut citer la Déclaration de Santa Cruz sur le développement durable des Amériques (1996) et surtout le Protocole additionnel à la Convention américaine relative aux droits de l’homme sur les droits économiques, sociaux et culturels (1988) qui reconnait pour chaque citoyen le droit d’accès à tous les services publics de base, au rang desquels l’eau potable.       <br />
              <br />
       Somme toute, la réalisation du droit à la vie exige -incidemment- le respect du droit à l’eau potable et à l’assainissement. Remarquons par ailleurs que, pour aussi diffus et parfois peu explicite (dans plusieurs textes) que soit le droit à l’eau, sa reconnaissance et son importance n’en demeurent pas moins certaines. Pour s’en convaincre davantage arrêtons-nous un instant sur le droit à la santé, le droit à la nourriture et le droit des conflits armées.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Le droit à la santé</b>       <br />
              <br />
       Le droit à la santé est consacré par de nombreux textes internationaux et régionaux. Le plus emblématique et sans doute le plus contraignant est le PIDESC. En son article 12, il invite les Etats-parties à prendre des dispositions afin d’assurer un minimum d’hygiène et d’assainissement nécessaire au maintien de la santé du citoyen.        <br />
              <br />
       De fait, au même titre que le droit à la vie, la réalisation du droit à la santé requiert indubitablement la possibilité pour les individus d’accéder à une eau de qualité. Comment pourrait-il en être autrement, surtout quand on sait que chaque année 2,3 milliards de personnes contractent des maladies d’origine hydrique, près de 1,5 million d’enfants âgés de moins de 5 ans meurent et 443 millions de jours d’école sont perdus chaque année du fait de maladies d’origine hydrique ou liées à l’absence de services d’assainissement.        <br />
              <br />
       Autant dire qu’on ne peut raisonnablement penser le droit à la santé sans tenir compte de ses facteurs déterminants. Le droit à la santé présuppose par ricochet le droit à une eau de qualité et à des moyens d’assainissement qui soient accessible pour tous.        <br />
              <br />
       En ce sens, le Comité des droits économiques, sociaux et culturels a précisé que : "le droit à la santé est un droit global" qui exige aussi "la prestation de soins de santé appropriés en temps opportun, mais aussi les facteurs fondamentaux déterminants de la santé tels que l’accès à l’eau salubre et potable et à des moyens adéquats d’assainissement l’accès à une quantité suffisante d’aliments sains".       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Droit à une nourriture de qualité et à un logement adéquat</b>       <br />
              <br />
       Alors Rapporteur spécial sur le droit à l’alimentation, Jean ZIEGLER affirmait qu’il "tombe sous le sens que le droit à l’alimentation comprend non seulement le droit à la nourriture solide, mais aussi le droit à la nourriture liquide, à l’eau potable".        <br />
              <br />
       Ce faisant, il ne fait qu’expliciter fort judicieusement l’article 11 du PIDESC qui souligne le lien extrêmement étroit entre la potabilité de l’eau et la qualité de l’alimentation. Une fois de plus, on a ici un exemple qui laisse saisir le droit à l’eau potable sous le registre d’un droit fondamental de l’homme.        <br />
              <br />
       Il participe de manière prépondérante à la réalisation du droit à la santé. Combattre la faim, donner effet au droit à la santé suppose inéluctablement que les Etats adoptent des mesures nécessaires pour assurer l’approvisionnement en eau potable.       <br />
              <br />
       Bien plus, un "logement convenable dit le Comité DESC, doit comprendre certains équipements essentiels à la santé, à la sécurité au confort et à la nutrition. Tous les bénéficiaires du droit à un logement convenable doivent avoir un accès permanent à des ressources naturelles et communes : de l’eau potable, de l’énergie".        <br />
              <br />
       Miloon KHOTARI, tire des conclusions similaires dans son rapport sur le droit au logement. Il établit en effet une corrélation systématique entre le droit à la vie, droit à la santé, le droit à un environnement sain et l’accès à l’eau potable. Dans la même lancée que le Comité, il montre clairement que la réalisation du droit à l’eau et à l’assainissement conditionne à bien des égards le droit à une nourriture de qualité et le droit à un logement convenable. Par conséquent, il doit être facile d’accès.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>Le droit des conflits armés</b>       <br />
              <br />
       Même en droit international humanitaire, on trouve de précieuses et lointaines références au droit à l’eau et à l’assainissement. En effet, le premier Protocole additionnel relatif aux conflits armés internationaux (Art.54) souligne clairement qu’il "est interdit d’attaquer, de détruire, d’enlever ou de mettre hors d’usage des biens indispensables à la survie de la population civile, tels que […] les installations et les réserves d’eau potable et les ouvrages d’irrigation en vue d’en priver, à raison de leur valeur de subsistance, la population civile".  Les articles, 5 et 14 du second Protocole additionnel relatif aux conflits armés non internationaux  s’inscrivent dans le même sillage.       <br />
              <br />
       Bien avant ces Protocoles,  la troisième Convention de Genève invitait déjà les Etats-Parties au conflit à garantir aussi bien aux prisonniers de guerre qu’à la population civile, l’accès à l’eau en quantité et en qualité. Dans la même lancée, elle exigeait également des "installations conformes aux règles d’hygiène et maintenues en état constant de propreté".        <br />
              <br />
       Tout ce qui précède vient conforter l’idée que le droit à l’eau potable et l’assainissement est un droit dont l’importance n’est plus à démontrer et au sujet duquel aucune dérogation ne doit être admise même en tant de guerre comme en témoigne les textes du droit humanitaire.        <br />
              <br />
              <br />
       Par ses différents Commentaires et Observations générales, le Comité du PIDESC a précisé le contenu des droits du Pacte en y incluant le droit à l’eau potable et l’assainissement. Celui-ci, en tant que droit humain, a été réitéré à de nombreuses reprises par plusieurs États et inscrit même dans certaines Constitutions (Afrique du Sud).        <br />
              <br />
       L’importance de l’eau, en a fait un droit central qui conditionne la réalisation de plusieurs autres droits.       <br />
       L’analyse des principaux instruments juridiques internationaux démontre sans ambiguïté l’existence du droit à l’eau potable et à l’assainissement en tant que droit humain. Cette brève revue kaléidoscopique, était une occasion de mettre en lumière la présence manifeste du droit à l’eau et à l’assainissement dans tous les textes majeurs relatifs aux droits de l’homme. L’idée étant de montrer que la reconnaissance du droit à l’eau et l’assainissement est un acquis qui remonte à des lustres. A ce titre, il faut resituer le débat.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>2. La garantie pratique : Le véritable débat 	</b>       <br />
              <br />
       Si certaines puissances à l’instar du Japon, de la Grande-Bretagne, Turquie, etc. rechignent tant à donner au droit à l’eau une garantie pratique, c’est parce que l’eau représente un enjeu économique majeur. De puissantes firmes multinationales occidentales n’ont pas intérêt à ce que l’eau rentre de manière effective dans le domaine des biens publics mondiaux.        <br />
              <br />
       C’est pourquoi la militante BARLOW a relevé au lendemain de l’adoption de la Déclaration sur le droit à l’eau et à l’assainissement que certains pays riches s'étaient abstenus de peur "qu'on leur demande de payer la facture" ou que la résolution n’offre "à leurs propres citoyens des outils pouvant être dirigés contre eux".        <br />
              <br />
       Dans la même lancée, elle a estimé que le manque de consensus autour de cette déclaration et surtout le caractère non contraignant de cette Déclaration répondaient aux attentes du gouvernement conservateur d'Ottawa d'avoir le droit de commercialiser l'eau : "Ils savent que s'ils disent qu'il s'agit d'un droit de l'homme, ce sera en contradiction avec leur volonté d'en faire une marchandise" poursuit-elle.       <br />
              <br />
       En fait, au-delà des idées généreuses que renferme la Déclaration soumise à notre analyse, eu égard au caractère historique dont-elle est revêtu, son adoption est en réalité un pseudo-évènement. Il y a rien de fondamentalement nouveau sous le soleil.        <br />
              <br />
       En mettant une emphase sur une question qui n’a pas lieu d’être ou qui doit être -à tout le moins- secondarisée, certains pays veulent faire diversion et s’épanchent en des conjectures et autres atermoiements stériles.        <br />
              <br />
       Pis, cette situation est une tentative d’enfoncer les portes entrouvertes, une volonté de se soustraire du débat véritable, celui-là même qui doit pouvoir mobiliser les gouvernants : le respect et la mise en application effective des engagements contractés librement au concert des nations.        <br />
              <br />
       Il faut sortir des lieux communs, des faux semblants, des garanties éthiques sans lendemains afin de prioriser définitivement la garantie pratique des obligations internationales relatives aux droits de l’homme en général et aux droits économiques et sociaux en particulier.        <br />
              <br />
       Le respect de ces obligations permettra indiscutablement de donner effet, au droit à l’eau et à l’assainissement. A l’heure actuelle ce droit à moins besoin d’une reconnaissance –qui ne fait plus l’ombre d’un doute- que d’une garantie pratique.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>Conclusion</b>       <br />
              <br />
       En somme, la Déclaration ici questionnée, reconnait explicitement (peut être comme jamais auparavant) le droit fondamental à l’eau potable et à l’assainissement. Il y a cependant lieu de douter de son impact sur le difficile combat que mène les défenseurs des droits de l’homme afin que, l’accès à l’eau ne soit plus un leurre pour de milliers de personnes.        <br />
              <br />
       Il se dégage, nous l’avons vu, un contraste entre l’enflure des engagements internationaux, des déclarations officielles rassurantes sur le droit à l’eau et les réalités et pratiques observables au quotidien.        <br />
              <br />
       En amont, plusieurs Etats prennent des engagements internationaux qu’ils transposent pour la plupart dans les ordres juridiques internes. "C’est, idéalement, la garantie éthique". Paradoxalement, ces États n’aménagent quasiment aucune disposition de mise en œuvre concrète de la garantie. Cette garantie pratique est tout simplement mise en veille, bâillonnée à défaut d'être violée. Ce qui de fait pose le problème de la justiciabilité de ce droit et non de sa reconnaissance qui est d’ores et déjà un acquis.       <br />
              <br />
       Pour conclure disons avec WILLYBIRO-SAKO que la "force obligatoire des conventions n’est en réalité que théorique, car leur portée concrète est des plus aléatoires. Seul l’État peut agir quand il veut (…)".        <br />
       La mise en application des obligations contractées par les États demeure donc tributaire d'une réelle volonté politique qui ne faut cesser d’aiguillonner. D’où l’urgence de maintenir la pression et les actions de lobbying sur les gouvernants et les organisations onusiennes.       <br />
              <br />
       Christian Alain DJOKO
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Vos Couleurs, Notre Afrique , Votre Journal</div>
   ]]>
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   <link>http://www.couleursdafrique.eu/ONU-Droit-a-l-eau-potable-et-a-l-assainissement_a311.html</link>
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   <title>Entretien avec Bernard DOZA</title>
   <pubDate>Thu, 19 Aug 2010 18:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Politique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.couleursdafrique.eu/photo/2294405-3206172.jpg" alt="Entretien avec Bernard DOZA" title="Entretien avec Bernard DOZA" />
     </div>
     <div>
      <b>« Si Gbagbo accepte d’appliquer ce programme, je suis prêt à rentrer        <br />
       en Côte d’Ivoire pour l’aider à faire campagne contre la droite libérale. »</b>       <br />
              <br />
              <br />
       Joint au téléphone depuis l’étranger, le politologue Bernard DOZA, a bien       <br />
        voulu commenter l’actualité africaine notamment ivoirienne pour les lecteurs        <br />
       de couleursdafrique.eu. Entretien.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Bonjour Bernard DOZA. En votre qualité de spécialiste des questions franco-africaines, quel a été votre regard sur la participation de certaines armées d’Afrique francophone, au défilé du 14 juillet à Paris ?</b>       <br />
              <br />
       Bonjour. 50 ans après les indépendances formelles de 1960, la France de Nicolas Sarkozy rêve encore de la France dans sa grandeur coloniale. A travers l’exhibition des soldats, venus de 13 sur les 14 territoires de l’ex-empire colonial offert  à la France par l’impérialisme international en 1885 à Berlin et en 1929 au traité de Versailles, Paris humilie la jeunesse africaine de l’An 2010.Car, l’image du chef de l’Etat français, assis sous un chapiteau, place de la Concorde, entouré de treize présidents de l’Afrique noire, parle seule. Et elle dit, regardez : « C’est une Afrique de la France, elle est toujours composée de sujets, parce que gouverner encore dans leur propre pays (malgré les discours de la liberté et les conférences nationales de 1990), par des chefs d’Etat, en fait des sous-préfets de la France, que Paris choisit de mettre au pouvoir, à partir de la cellule africaine de l’Elysée. Seul absent sur ce tableau de la vassalisation, le Président ivoirien Laurent Gbagbo,  a dit non à ce rendez-vous de la néo-colonie. Mais  pourquoi  Gbagbo n’est pas venu? Parce que très tôt, au mois de novembre 2009, j’ai dénoncé dans les médias à Abidjan, dans la presse internationale et sur Internet, sur les sites des médias en ligne: la « capitulation » du Président ivoirien, qui malgré le discours anti-français, avait déjà décaissé plus de 6 milliards FCFA pour la réparation du lycée français d’Abidjan et le dédommagement des entreprises françaises, au lendemain des événements de novembre 2004 où l’armée de la France, devant des caméras de télévisons avait tiré et tué, sur ordre du Président Jacques Chirac, plus de 68 jeunes manifestants et fait plus de 2.000 blessés par balles, sur le pont Charles de Gaulle et devant l’Hôtel Ivoire. Alors, Laurent Gbagbo, pour ne pas perdre le soutien populaire « des patriotes », a prétexté le contentieux de novembre 2004 avec la France, pour expliquer son absence au défilé du 14 juillet, à Paris. Je considère cela comme le début d’une nouvelle démarche politique, vers l’indépendance véritable de notre pays. Car, l’Etat et l’armée de la France ne peuvent pas avoir versé le sang du peuple ivoirien en 2004 et invité le Président de la Côte-d’Ivoire  à venir en 2010 fêter aux cocktails et aux petits fours le 14 juillet à Paris, dans un défilé, confraternel…         <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>La célébration du cinquantenaire de l’indépendance des pays africains francophones semble effective. Quelle importance revêt donc ce cinquantenaire pour vous ?   </b>       <br />
              <br />
       La célébration du cinquantenaire dans les pays africains, est en réalité le suivi de la parade des Champs-Elysées. Car presque partout où cette célébration a eu lieu dans les capitales des pays francophones d’Afrique, on a vu, « au nom de cette nouvelle amitié franco-africaine » les soldats de l’armée française défiler parmi les troupes locales. Nous sommes donc toujours dans la logique de la néo-colonie. Car dans le passé de ces troupes françaises qui défilent dans les pays de l’Afrique noire aujourd’hui avec les soldats locaux, on voit le sang des populations de chaque pays sur leurs mains. Parce que partout les troupes françaises ont maté des insurrections populaires, au compte de l’administration coloniale et de la dictature locale, entre 1950 et 1990.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>De nombreux économistes africains demandent l’abandon du franc CFA, qui est à leurs yeux un signe de la Françafrique. Ils veulent la création et la mise en place d’une monnaie commune à l’ensemble des pays de l’Afrique francophone. Q’en pensez-vous ?</b>       <br />
              <br />
              <br />
       La question monétaire est très délicate. Elle ne doit pas relever de l’incantation mais d’un réalisme professionnel. Car, c’est vrai, l’Afrique noire avec ses immenses réserves minières, son or à profusion, son diamant, son pétrole, peut créer sa propre monnaie. Mais le problème en Afrique reste toujours la question de la gestion. Ou  plutôt l’honnêteté dans la gestion de la chose publique. Pour qu’on puisse créer une monnaie unique, il nous faut des Etats dont la gestion financière ne souffre  aucune ambiguïté. Or, avec la corruption qui gangrène l’ensemble des pouvoirs africains, j’en doute. Donc commençons un essai par un Etat dont la gestion de la monnaie à travers la stabilité de son économie serait irréprochable. Un Etat qui serait donc la locomotive par sa propre richesse et ses propres avoirs en or, pour garantir les fluctuations monétaires internationales. Je pense à la Côte-d’Ivoire et à la Guinée Equatoriale par exemple. Sinon, dans le cas où on voudrait forcément créer une monnaie unique dans l’immédiat, il faut nationaliser les multinationales françaises bancaires qui sont la BCEAO pour l’Afrique de l’Ouest et la BEAC pour l’Afrique Centrale qui émettent le FCFA. Puis, recourir à l’arrimage direct dès la création de la monnaie unique sur les grandes monnaies étrangères comme le dollar, l’euro ou le yen, pour se mettre à l’abri des fluctuations monétaires internationales. Parce que c’est vrai qu’aujourd’hui, il faut sortir du diktat imposé  par les deux banques françaises émettrices du CFA, qui obligent les banques en Afrique noire (correspondantes locales des banques françaises) à n’être que des banques de dépôts. C’est une politique monétaire coloniale conçue par l’Etat français. Elle date de 1853, à la création par décret de la Banque du Sénégal par Napoléon III. A l’origine, le rôle de la « Banque du Sénégal » qui deviendra la BCEAO en 1959, est  d’organiser la paupérisation du corps social africain, pour empêcher l’érection d’une bourgeoisie nationale du commerce, en refusant le crédit aux populations locales en Afrique noire. Et cette politique criminelle continue encore, contre le développement de l’Afrique. En effet, jusqu’aujourd’hui, les banques françaises en Afrique, n’accordent aucun crédit de développement aux particuliers. Elles n’accordent aucune ligne de crédit à la consommation aux ménages les plus démunis. Son rôle colonial, c’est d’encaisser le maximum d’argent liquide pour la métropole sans investir localement, ni dans les entreprises africaines ni dans le développement.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Depuis quelques jours, Mamadou Koulibaly, le Président de l’Assemblée nationale défraie la chronique des médias en Côte d’Ivoire. Il dénonce les incuries dans son parti le FPI, parti  du Président Laurent Gbagbo. Du coup, il devient gênant dans son parti où certains caciques aimeraient le voir partir ailleurs, peut-être au RDR, puisqu’il dit être un libéral...</b>       <br />
              <br />
       Le combat politique de Mamadou Koulibaly à l’intérieur du FPI, est un combat difficile, parce que c’est un nationaliste intègre. Or, dans cette Côte-d’Ivoire de l’après Houphouët-Boigny où le tribalisme a pris racine, on est loin du débat sur la culture et le programme sur la politique nationale du développement, la pensée politique puise dans la philosophie de ce que le Président Bédié lui-même appelle : « l’électorat sociologique ». En fait, c’est ce que les politiciens ivoiriens considèrent comme « la réalité du terrain », c’est  le vote tribal, donc les partis ne sont que des creusets ethniques et régionaux. Il est donc suicidaire pour Mamadou Koulibaly, en tant que haut cadre du FPI de dire en résumé dans un conclave : Je ne suis pas dioula ni bété ni baoulé dans ce parti mais un libéral, qui a une pensée, un programme politique à proposer à mon pays. Dire qu’il n’est pas venu au FPI pour vivre la dictature des bétés, comme au RDR où on vit déjà la dictature des dioulas et au PDCI celle des baoulés, c’est rappeler qu’on veut simplement être ivoirien. C’est ce combat que j’ai inauguré au FPI en 1991, en dénonçant dans mon livre : Liberté Confisquée, la nomination (sur la base du copinage tribal) de notre adversaire politique d’alors, Kuyo Téa Narcisse (PDCI) qui nous combattait depuis 1982 pour notre revendication contre la dictature du parti unique. Cet écrit m’a valu jusqu’à aujourd’hui la haine des militants bétés du FPI. « Et, comme je suis un bété, originaire de Guibéroua, j’ai donc trahi mon frère Gbagbo par mon écrit ».Dès lors, ces militants me voient bien au côté l’adversaire ethnique. Moi qui suis de la gauche radicale, on m’a poussé vers Alassane Ouattara. C’est mal me connaître. Plus curieux, on racontait que le Président du RDR que je n’ai jamais rencontré dans ma vie de journaliste parisien m’avait acheté une maison dans le 13è arrondissement de Paris. Face à ces élucubrations je suis toujours resté serein et digne dans ma conviction politique. Et comme cela n’a pas pris auprès de l’opinion des Ivoiriens de France, des journalistes du FPI ont écrit en novembre 2002 dans le quotidien l’inter  que j’étais le porte-parole officiel de la rébellion. Pour finir, en janvier 2010  Notre Voie  a écrit que j’étais « un agent de la France. » Tout ceci, montre le combat pour la création d’une nouvelle Côte-d’Ivoire que je mène avec des amis depuis 1995 dans le Comité d’Action Pour La Liberté (CAPL). La création d’une Côte-d’Ivoire du débat d’idées dans laquelle le parti politique devient le creuset national qui organise la rencontre pour et vers l’émancipation de l’homme dans le combat des classes sociales. L’histoire du monde a démontré que le politicien qui se cache derrière les hommes et les femmes de sa tribu  pour défendre ses idées, est un homme dangereux. Parce que n’étant pas sûr de lui pour défendre ses propres idées au plan national pour la défense du citoyen, le tribaliste utilise sa tribu et sa région comme un bouclier humain contre les adversaires politiques.        <br />
              <br />
              <br />
       <b>Le Président Gbagbo a fixé  la nouvelle date du scrutin présidentiel en Côte-d’Ivoire, au 31 octobre, après plusieurs reports. Q’en dites vous ?</b>       <br />
              <br />
       Je ne crois pas que Gbagbo veuille vraiment aller aux élections contre le RDR et le PDCI réunis sous la même bannière. Parce que, je sais qu’il voudra d’abord finir les grands travaux de Yamoussoukro et le gigantisme du « grand Abidjan » avant de quitter le pouvoir. Maintenant, pour moi qui suis un nationaliste de gauche qui combat farouchement la philosophie de la gestion des intérêts du peuple dans le régime de la néo-colonie, la grande question que je pose est la suivante :Qu’est-ce que  le président Laurent Gbagbo qui, après 10 ans de pouvoir dans une guerre larvée entre le Nord et le Sud et qui demande un nouveau mandat propose concrètement au peuple de Côte-d’Ivoire face à la droite antinationale de la bourgeoisie agraire, regroupée dans le PDCI et le RDR? Il faut aujourd’hui des engagements concrets pour sortir le peuple de la grande pauvreté dans un pays où près de 50% d’Ivoiriens vivent avec moins de deux repas par jour. Nous ne parlons pas des discours sur la sécurité sociale et la décentralisation, encore moins sur l’école obligatoire mais nous parlons d’un programme urgent dans le domaine de l’emploi et du logement social. Nous parlons de l’instauration d’une sécurité sociale minimale, avec une cotisation de 10.000FFCA par Ivoirien et le reste payé par le Trésor public qui encaisse des milliards par jour. C’est une sécurité sociale qui prendrait en compte les maladies primaires comme les blessés par accident, les petites chirurgies, le paludisme… pour stopper l’hécatombe qui frappe la Côte-d’Ivoire depuis ces dix dernières années. C’est un programme minimal pour tout pouvoir, censé venir gérer au nom du peuple, applicable immédiatement, deux mois après la prestation de serment. Si Gbagbo accepte d’appliquer ce programme, je suis prêt à rentrer en Côte d’Ivoire pour l’aider à faire campagne contre la droite libérale.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>De fait, il n’y a pas longtemps que vous avez menacé de représailles le régime de Laurent Gbagbo si les élections n’avaient pas lieu avant le 26 octobre, date anniversaire de son arrivée au pouvoir. Votre menace de chaos, tient-elle toujours ?</b>       <br />
              <br />
       Ce n’est pas une  menace comme certains peuvent le penser. Ceci dit, je reste toujours en embuscade. Entre temps, laissons Gbagbo organiser les élections car je connais les Ivoiriens. Dites-moi, qui de Gbagbo, Ouattara et  Bédié, jugera bon de laisser le pouvoir à un gagnant, si gagnant il y avait ?       <br />
              <br />
              <br />
       Faustin Dali       <br />
               <br />
               <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Vos Couleurs, Notre Afrique , Votre Journal</div>
   ]]>
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   <link>http://www.couleursdafrique.eu/Entretien-avec-Bernard-DOZA_a310.html</link>
  </item>

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   <title>Afrique : ces prix qui embarrassent les leaders africains</title>
   <pubDate>Thu, 19 Aug 2010 08:22:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Société]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.couleursdafrique.eu/photo/2293211-3204491.jpg" alt="Afrique : ces prix qui embarrassent les leaders africains" title="Afrique : ces prix qui embarrassent les leaders africains" />
     </div>
     <div>
      <b>Par Edgar C. MBANZA</b>       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Un prix dédié à la bonne gouvernance en Afrique ne trouve pas        <br />
       de candidats, tandis que l'Unesco vient de refuser des fonds offerts       <br />
        par un chef d'Etat "pas très démocratique". </b>       <br />
              <br />
       <b>Plusieurs dizaines de "leaders sociaux" d'Afrique, associatifs, civils        <br />
       ou politiques, sont distingués chaque année par la communauté internationale       <br />
        pour leur engagement en faveur des droits humains et sociaux, notamment       <br />
        pour leur action dans les domaines de lutte contre la pauvreté. </b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      En 2009 par exemple, Marc ONA ESSANGUI (Gabon) a reçu le prix Nobel de l'environnement, le Goldman Environnemental Prize. Celui qui reçut le prestigieux prix Olof PALME 2008, Denis MUKWEGE, est un gynécologue congolais qui soigne les femmes victimes de violences sexuelles liées à la guerre civile. Il était nominé pour le dernier prix Nobel de la Paix également.       <br />
              <br />
       Plus qu'une compétition entre personnalités, ces récompenses constituent souvent de véritables leviers quant à l'action de leurs récipiendaires en faveur de la collectivité. Cependant, la légitimité de ces prix, ainsi que leur utilité sociale, ont été souvent interrogées ces dernières années.       <br />
              <br />
       D'après le sociologue ougandais Marcel BOGANDA qui travaille sur l'émergence de la société civile et des nouvelles formes d'action publique en Afrique, "il devient de plus en plus impératif de savoir qui donne ces prix, comment on sélectionne les candidats, et ce qu'ils signifient pour les lauréats et pour les sociétés où ils agissent".        <br />
              <br />
       Lui soutient l'idée de promouvoir des prix africains, "gérés et décernés par les africains, explique-t-il, pour que les sociétés s'en approprient la valeur et la signification, pour qu'ils ne soient plus qu'une simple opération de  communication ou de notabilité individuelle".       <br />
              <br />
              <br />
       <b>AUCUN CANDIDAT MERITANT</b>       <br />
              <br />
       Deux actualités ont relancé depuis quelques mois le débat sur le sens des récompenses décernées aux leaders africains, qu'ils soient associatifs ou autres, politiques par exemple, engagés en faveur du développement social.        <br />
              <br />
       On apprenait au mois de juin dernier que pour la deuxième année consécutive, le prix Ibrahim, c'est-à-dire le plus important prix africain de la bonne gouvernance (5 millions de dollars versés sur une période de 10 ans et 200.000 dollars par an versés à vie à un chef d'Etat ayant quitté de façon honorable le pouvoir et développé les structures sociales de son pays) n'a pas trouvé de candidat méritant...        <br />
              <br />
       Le jury, une équipe indépendante dirigé par Koffi ANNAN, n'a pas souhaité désigné de lauréat, et a plutôt conseillé la fondation gestionnaire du fonds d'investir l'argent dans un programme spécial de formation collective d'entrepreneurs sociaux et politiques africains de haut niveau.        <br />
              <br />
       Dès la rentrée prochaine, il sera donc formé une génération de cadres appelés à maîtriser les enjeux de la globalisation - avec une approche privilégiée de la lutte contre la pauvreté. Tant mieux.       <br />
              <br />
              <br />
        <b>"AFROPESSIMISME"</b>       <br />
              <br />
       Dans tous les cas, le non-octroi de ce prix prestigieux pose de sérieuses questions au progrès socio-démocratique sur le continent. Si la fondation Mo Ibrahim maintient son optimisme, estimant que la non-attribution du prix ne doit pas donner raison à l'"afropessimisme" ou aux tenants d'un Etat africain foncièrement corrompu, force est de constater que la justice sociale n'est pas un domaine en forte croissance sur le continent.        <br />
              <br />
       Les commentateurs s'accordent sur le fait qu'il serait aujourd'hui difficile de trouver un successeur de MANDELA, du mozambicain Joaquim CHISSANO, Festus MOGAE du Botswana, respectivement récipiendaires du prix Ibrahim la première, la deuxième et la troisième année.       <br />
              <br />
              <br />
        <b>UN PRIX DE L'ARGENT MAL ACQUIS</b>       <br />
              <br />
       De Malabo en Guinée Equatoriale à Paris au siège de l'UNESCO cette-fois-ci, c'est une autre histoire de prix qui a suscité débats et controverses. Le président de ce pays avait offert trois millions de dollars à l'UNESCO afin de récompenser les bonnes œuvres dans le domaine de la recherche pour la science de la terre et contre la pauvreté.       <br />
              <br />
       Théodore OBIANG NGUÉMA en a les moyens : la Guinée équatoriale qu'il dirige depuis 31 ans est immensément riche en pétrole - avec un revenu par habitant de 36.000 dollars en 2009, plus élevé qu'en Israël, en Italie et en Arabie Saoudite. Le problème, c'est que la Guinée Equatoriale possède le taux de scolarisation les plus bas du monde.       <br />
              <br />
       Les défenseurs des droits sociaux africains estiment que ce serait néfaste pour l'image des Nations Unies d'accepter cet argent "mal acquis", et que ce président ferait bien de l'investir dans les actions sociales de son pays, notamment le système éducatif. Après avoir un temps accepté le cadeau, l'UNESCO avait finalement demandé le temps de réfléchir. Ce jeudi 12 août 2010, l'organisation a annoncé qu'elle refusait le prix-Unesco-OBIANG NGUÉMA.       <br />
              <br />
       Impasse. Faut-il penser que l'idée d'un grand prix social "pour et par les africains" est aujourd'hui impossible à mettre en œuvre ? Le constat actuel est que notre continent se retrouve à chaque fois en difficultés lorsqu'il s'agit de créer lui-même ses propres dispositifs normatifs en matière d'engagement social.       <br />
              <br />
       Mais pour le politologue ougandais Marcel BOGANDA, le débat autour de ces prix africains n'en est pas moins constructif. "Malgré l'impasse dans laquelle se trouve le prix Mo Ibrahim ou le ridicule qui entoure les fonds offerts par le président équato-guinéen, estime-t-il, il semble que nous sommes en train de tourner la page de l'époque où les récompenses les plus importantes n'étaient que des instruments de propagande politique. L'Afrique devient plus exigeante maintenant".       <br />
              <br />
       Espérons qu'il y aura un lauréat pour le prix Ibrahim l'année prochaine, et que tous nos dirigeants auront compris que dorénavant seules des actions en faveur des populations, et pas seulement le fait d'avoir du pouvoir et de l'argent, peuvent conférer de la reconnaissance.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Vos Couleurs, Notre Afrique , Votre Journal</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.couleursdafrique.eu/photo/imagette-2293211-3204491.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.couleursdafrique.eu/Afrique-ces-prix-qui-embarrassent-les-leaders-africains_a309.html</link>
  </item>

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   <title>Rédaction de Couleurs d'Afrique</title>
   <pubDate>Wed, 18 Aug 2010 22:50:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <georss:point>48.8698006 2.3075860</georss:point>
   <dc:creator>Couleurs d'Afrique</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[La Rédaction]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      <b>Directeur de la Publication </b>       <br />
       Faustin DALI       <br />
              <br />
       06 69 23 81 09       <br />
              <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('faustindali@couleursdafrique.eu')" ><b>faustindali@couleursdafrique.eu</b></a>       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Directeur Technique</b>        <br />
       Francis CRIBLE       <br />
              <br />
       06 15 73 55 89       <br />
              <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('francis.crible@couleursdafrique.eu')" ><b>francis.crible@couleursdafrique.eu</b></a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Rédacteur en chef </b>       <br />
       Eugène YOBOUET       <br />
              <br />
       07 86 00 62 27       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('euyob@couleursdafrique.eu')" ><b>euyob@couleursdafrique.eu</b></a>       <br />
              <br />
              <br />
       D.salomé       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('dsalome@couleursdafrique.eu')" >dsalome@couleursdafrique.eu</a>       <br />
              <br />
       Gaëtan Baron       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('gaetanbaron@couleursdafrique.eu')" >gaetanbaron@couleursdafrique.eu</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Service de Presse </b></div>
     <div>
      <a class="link" href="javascript:protected_mail('presse@couleursdafrique.eu')" ><b>presse@couleursdafrique.eu</b></a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Régie Publicitaire </b></div>
     <div>
      <a class="link" href="javascript:protected_mail('publicite@couleursdafrique.eu')" ><b>publicite@couleursdafrique.eu</b></a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Vos Couleurs, Notre Afrique , Votre Journal</div>
   ]]>
   </description>
   <link>http://www.couleursdafrique.eu/Redaction-de-Couleurs-d-Afrique_a21.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.couleursdafrique.eu,2010:rss-2291033</guid>
   <title>Les pays africains de la zone franc sont toujours colonisés</title>
   <pubDate>Wed, 18 Aug 2010 09:06:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Les Dossiers]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      <b>50   ANS   APRÈS   LA   PROCLAMATION   DES   INDÉPENDANCES</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.couleursdafrique.eu/photo/2291033-3201447.jpg" alt="Les pays africains de la zone franc sont toujours colonisés" title="Les pays africains de la zone franc sont toujours colonisés" />
     </div>
     <div>
      <b>Par le Dr Séraphin PRAO</b>       <br />
              <br />
              <br />
       <b>L’histoire nous enseigne qu’entre le 1er Janvier et le 31 Décembre 1960,       <br />
        17 pays d’Afrique subsaharienne (ASS), dont 14 anciennes colonies       <br />
        françaises, accédaient à la souveraineté nationale et internationale.        <br />
       Evidemment cela fait cinquante ans, qu’ils sont théoriquement libres.       <br />
        Pour ne pas démentir la légende qui veut que les africains aient un       <br />
        faible pour les festivités, ils n’ont pas manqué cette occasion pour        <br />
       danser et festoyer.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Les africains veulent considérer ce cinquantenaire comme l’an zéro de l’Afrique libre. C’est dans ce cadre que des journées de réflexions ont été organisées pour trouver les remèdes au mal africain : son retard en matière de développement. La Côte d’Ivoire n’a pas manqué à l’appel.        <br />
              <br />
       Si le cinquantenaire des indépendances doit être considéré comme l’année zéro pour les africains, alors, on peut le dire sans se tromper que ceux de la zone franc sont mal repartis et n’ont encore rien compris.       <br />
              <br />
       En effet, lors du colloque international sur le cinquantenaire de l’indépendance et ses perspectives en Afrique subsaharienne, qui s’est tenu à la Fondation Houphouët-Boigny pour la Recherche de la Paix, à Yamoussoukro, le 3 août 2010, le Gouverneur de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), l’Ivoirien Philippe DACOURY-TABLEY, a en substance plaidé en faveur du maintien du Franc CFA. Pour le gouverneur, il ne s’agit pas d’avoir une monnaie.        <br />
              <br />
       "Tout le monde peut le faire. Mais, si c’est pour faire et s’asseoir à côté, ça ne sert à rien", a-t-il fait remarquer. Pour le banquier, il faut plutôt dépassionner la question et "rendre nos économies indépendantes"       <br />
              <br />
       Lorsqu’il évoquait "l’indépendance du drapeau", le leader indépendantiste tanzanien Julius NYÉRÉRÉ voulait faire comprendre que la véritable indépendance ne réside pas uniquement dans ses attributs extérieurs. Pour être effective, elle ne peut se contenter d’être diplomatique. Elle doit aller au-delà, pour se manifester dans tous les domaines de la vie d’un pays, le politique et administratif, l’économique et le financier, le culturel enfin.        <br />
              <br />
       L’objet  de cet article est de dire sans détour que la conquête de l’indépendance passe nécessairement par celle de la souveraineté monétaire. La littérature sur le sujet est dense (AGBOHOU Nicolas, 1999 ; TIANI KEOU François, 2002 ; HUGON, 1999 ; TCHUNDJANG POUENI, 1980 etc...).         <br />
              <br />
       Il s’agit ici de déférer à la barre de la "raison" comme à la barre de la "conscience", l’élite bourgeoise africaine qui peine à comprendre ce que les autres savent déjà : la monnaie est à la fois un instrument de développement et de domination.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>IL FAUDRA REPONDRE A L’INNOCENTE QUESTION INITIALE : LE FRANC  CFA  EST-IL DEFENDABLE ?</b>       <br />
              <br />
       Nous trouvons ici comme prétexte, une réponse au gouverneur de la BCEAO, Philippe DACOURY-TABLEY, pour apporter des éclairages sur le concept mal connu qu’est la monnaie.       <br />
              <br />
               <br />
       Ce que notre étude apporte c’est la dimension sociale de la monnaie qui vient convaincre définitivement que si les africains veulent une identité économique, ils doivent battre leur propre monnaie.        <br />
              <br />
       Nous commençons par revenir sur la définition de la monnaie car il nous semble utile de poser le problème de fond : celui de la nature de la monnaie.       <br />
              <br />
       Ensuite, on pourra montrer pourquoi, le Franc CFA doit disparaître si nous aspirons à l’indépendance et au développement. Ce sera le lieu de rappeler que les pays africains en général et ceux de la Zone Franc, en particulier, doivent s’affranchir de la tutelle française pour penser réellement leur développement.        <br />
              <br />
              <br />
       <b>QU’EST-CE QUE LA MONNAIE ?</b>       <br />
              <br />
       D’ordinaire, les manuels d’économie définissent rapidement la monnaie comme un bien économique remplissant trois fonctions : une fonction d’unité de compte, une fonction d’intermédiaire des échanges, une fonction de réserve de valeur.         <br />
              <br />
       Respectivement, la monnaie permet d’exprimer en une seule et même unité la valeur des biens et services échangés, éliminer les contraintes liées au troc de marchandises et constituer un lien entre le présent et l’avenir.        <br />
              <br />
       Une telle définition présente des limites. On peut citer au moins deux inconvénients majeurs :       <br />
        elle ne hiérarchise pas les différentes fonctions et sous-estime donc le problème de savoir où se situe la limite entre ce qui est de la monnaie et ce qui n’en est pas. Ainsi, si l’on considère que la principale fonction de la monnaie est d’être une réserve de valeur, on constate que de nombreux objets tels que des timbres, des tableaux peuvent servir de réserve de valeur sans être pour autant une monnaie.  L’approche fonctionnelle est trop limitative, puisqu’elle ne prend pas en compte la nature de la monnaie qui est d’ordre social.       <br />
              <br />
       Délaissons à jamais l’approche fonctionnelle de la monnaie pour nous concentrer maintenant sur les approches vivifiantes.        <br />
              <br />
       La monnaie peut alors être considérée comme un lien social essentiel, c'est à dire un "objet" liant entre eux des individus hétérogènes afin d'en faire une société. Il est admis par un grand nombre d’économistes, depuis les écrits d'Adam SMITH et la naissance de l'économie en tant que discipline autonome, que le marché était généralement considéré comme le seul lien nécessaire pour réunir en une société des individus par ailleurs isolés.        <br />
              <br />
       Mais La publication par Karl MARX du livre premier du Capital en 1867 va constituer une rupture très nette avec l'économie politique classique en ce qui concerne la théorie monétaire.        <br />
              <br />
       Selon Karl MARX, derrière la circulation des marchandises, il existe toujours des rapports sociaux. La valeur est en effet un rapport social de production qui revêt la forme d'un objet obtenu à partir de travail. Pour aller vite, disons que la monnaie dans la pensé de Karl MARX a un caractère double puisqu'elle est à la fois une marchandise et l'expression d'une relation sociale.        <br />
              <br />
       Or, le rôle de convention sociale de la monnaie s'accommode mal du statut de marchandise qu'il cherche à lui donner.       <br />
              <br />
       Comme par miracle, c’est un autre auteur allemand, Georg SIMMEL, qui, dans sa Philosophie de l'argent,  va s’émanciper du concept de monnaie marchandise. L'échange monétaire peut en effet être considéré comme une socialisation, c'est à dire "l'une de ces relations dont la présence transforme une somme d'individus en un groupe social".        <br />
              <br />
       Pour former un lien social, il est nécessaire de passer par la médiation de l'instance collective que représente l'institution monétaire. C'est ce qui se passe, d'après SIMMEL, lors de l'extension de la sphère des échanges. Selon FEMENIAS (2008), pour SIMMEL, c'est donc bien la communauté dans son ensemble qui garantit que la monnaie soit acceptée aujourd'hui et dans l'avenir en règlement des échanges.        <br />
              <br />
       Dans le même ton, Michel AGLIETTA et André ORLÉAN dans La violence de la monnaie, ont de façon savante, démontré la dimension sociale de la monnaie. La monnaie est vue comme le moyen de canalisation de la violence censée caractériser tout ordre social. La socialité n'est possible qu’après un processus de socialisation dans lequel l'institution monétaire joue un rôle essentiel. Elle permet ainsi la conciliation de deux contraires : l'affirmation de l'autorité souveraine et celle d'une liberté personnelle, individuelle.       <br />
              <br />
       La forme générale de socialisation que constitue l’échange représente la forme sui generis du lien social. C’est l’adhésion de tous à la monnaie en tant que forme "socialement reconnue et légitimée de la richesse" (AGLIETTA et ORLÉAN, 2002, 67) qui confère son statut à la monnaie.       <br />
              <br />
       Comme l’État est porteur d’un projet d’unification politique et qu’il en a les moyens, il joue un rôle qui peut être déterminant pour conduire le processus monétaire jusqu’à sa réussite, en particulier en tant qu’il possède la légitimité permettant d’affronter les puissants antagonismes d’intérêt politique que la définition de la monnaie ne peut manquer de faire naître.        <br />
              <br />
       L’indépendance est aussi l’occasion de rétablir les symboles nationaux d’avant la guerre et de jeter les bases d’une restauration monétaire.        <br />
              <br />
       La monnaie est sans aucun doute une expression de la souveraineté d’un pays. La monnaie joue un rôle  dans l’ensemble des processus et des relations par lesquels une communauté se constitue en autorité souveraine.        <br />
              <br />
       On peut citer l’exemple du cens à Rome. La société romaine met en place, dès le 6e siècle av. J.-C., le cens, une sorte d’état civil d'état. Sous la monarchie romaine, existaient deux classes principales, les nobles et le peuple (populus), outre les esclaves et les non-citoyens. Après l'instauration de la République,  la société romaine se définissait elle-même comme une société d'ordres (ordines) implacablement stratifiée. L’évaluation en monnaie y apparaît au centre d’un dispositif qui établit la citoyenneté et assigne à chaque citoyen une place au sein de la hiérarchie sociale. Finalement, le census marque solennellement la limite entre les citoyens et ceux qui ne le sont pas.         <br />
              <br />
       Enfin, exposons rapidement, l’approche de la monnaie comme système de paiement. Celle-ci explique que la monnaie doit être analysée comme point de départ obligé de la théorie du marché plutôt que comme un simple objet économique.        <br />
              <br />
       La monnaie est ainsi considérée comme une institution, un ensemble de règles d’emblée sociales. Pour CARTELIER, "la monnaie, ou système de paiement, est l’institution qui rend possible la coordination des actions économiques des individus".         <br />
              <br />
       L’approche de CARTELIER est différente de celle  exposée plus haut, faisant de la monnaie, une canalisation de la violence. Selon CARTELIER, la monnaie n’est qu’un des résultats possibles du processus de canalisation de la violence. Ainsi, la loi ou le sacré constituent autant de solutions alternatives.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>POURQUOI LE FRANC CFA DOIT DISPARAÎTRE ?</b>       <br />
              <br />
       Nous avons pris soin de rappeler dans notre introduction que les pays africains sont logiquement indépendants depuis 50 ans. Pourtant, ils sont aujourd’hui encore nourris au "lait" de la France. Que le lecteur m’accorde la faveur de dire que notre continent ne se développera que lorsqu’il sera en amont et en aval de ses stratégies de développement.        <br />
              <br />
       La parité fixe. Un nombre croissant de monnaies vernaculaires se rattachent à des monnaies véhiculaires (Bourguinat) qui permettent l'acceptabilité, la liquidité et la stabilité permettant la prédictibilité.        <br />
              <br />
       Les francs CFA sont ainsi rattachés au franc français par une parité fixe (éventuellement ajustable). Deux régimes de taux de change sont possibles : le taux de change flexible et le taux de change fixe.        <br />
       La réflexion n’a pas été menée pour savoir lequel des deux, éventuellement, doit être préféré. On sait pourtant que le taux de change remplit deux fonctions conflictuelles dans la gestion de l'économie [BOUGHTON, 1991] : point d'ancrage à la stabilité économique (un pays qui stabilise son taux de change par rapport à une devise forte, gagne en crédibilité); instrument de rééquilibrage des comptes extérieurs (un pays qui surévalue sa monnaie perd de la compétitivité).        <br />
              <br />
       Le taux de change flexible permet d’utiliser la politique monétaire à d’autres fins. On admet généralement qu'une économie fortement exposée à des chocs extérieurs, ce qui est le cas des pays africains de la Zone, ont intérêt à stabiliser l'économie par la flexibilité de change.       <br />
              <br />
       En imposant le régime de taux de change fixe aux PAZF (Pays Africains de la Zone Franc), la politique monétaire avait un seul objectif à poursuivre, celui du maintien du taux de change à son niveau annoncé.        <br />
              <br />
       L’ancrage nominal conduit à réduire l’inflation et il favorise des anticipations non inflationnistes; il crée une contrainte pour la convergence des politiques économiques et il impose une discipline monétaire.        <br />
              <br />
       La fixité du change réduit la spéculation déstabilisatrice sur les modifications de taux de change.        <br />
       En réalité, le choix du régime de taux de change fixe était de faire en sorte que les bénéfices des  entreprises françaises ne subissent pas les caprices d’un taux de change erratique.        <br />
              <br />
       En clair, la France voulait stabiliser les bénéfices des entreprises françaises. Pour cela, la France a promis réduire l’impact des chocs extérieurs avec des mécanismes coopératifs (comptes d'opérations) ou d'aides (exemples du Stabex ou du Sysmin).       <br />
               <br />
       En ce qui concerne, la liberté des transferts, elle est limitée au niveau des pays africains mais massive entre les pays africains et la France. Cette liberté de transferts a conduit à un rapatriement massif des bénéfices des investisseurs étrangers vers leur maison-mère et à un exode des revenus des ménages expatriés vers leur pays d'origine : entre 1970 et 1993, alors que les investissements étrangers s'élevaient à 1,7 milliards de dollars, le rapatriement des bénéfices et des revenus d'expatriés s'est élevé à 6,3 milliards. Les rapatriements ont donc été quatre fois supérieurs aux investissements (Nicolas AGBOHOU, 1999, p. 87).       <br />
              <br />
       La transférabilité interne a pris un coup depuis les années 90. Il y a une mesure de suspension de rachat des billets de banque CFA entrée en vigueur le 2 août 1993. Auparavant, et ce jusqu'au 1er août 1993, la convertibilité des billets était libre et illimitée aux guichets de la banque de France. En plus d’une mesure de suspension de rachat des billets CFA entre la zone UMOA et la zone CEMAC à compter de septembre 1993.        <br />
              <br />
       Cela n’a pas empêché la détérioration des comptes dans les années 1990 et l’incapacité déclarée de la France à soutenir sans limites les budgets africains. Résultat : les deux francs CFA ont été dévalués de 50 % en janvier 1994 pour passer de 0,02 à 0,01 FF. Cette parité fixe ne changea pas avec le passage du FF à l’euro (1999). Elle s’est traduite automatiquement par le taux de 1 euro pour 655,957 F CFA.        <br />
              <br />
       La libre convertibilité et la libre transférabilité sont limitées par le contrôle des changes (surtout depuis la suspension de la convertibilité des billets FCFA) et l’absence de marchés des FCFA (tous les flux passent par le filtre des banques centrales).       <br />
              <br />
       Finalement, la zone franc est un espace de circulation asymétrique des capitaux privés, d'investissements publics, et de répartition de l’aide publique où les entrées de flux publics sont compensées par des sorties de flux privés.        <br />
              <br />
       Elle demeure caractérisée par le poids des intérêts des firmes françaises. Elle est un espace politique, linguistique, financier marqué par des relations privilégiées avec l’ancienne métropole. D’espace commercial préférentiel, elle est devenue un espace financier privilégié; de système centralisé et hiérarchique de défense externe de la monnaie dans un espace protégé, elle est devenue une institution plus souple de coopération monétaire.        <br />
              <br />
       Au sujet de la convertibilité illimitée ou la garantie illimitée du Trésor Français, cette disposition était une manière légale pour les entreprises françaises d’avoir des devises avec leurs milliards de franc CFA. La convertibilité des francs CFA ne résulte pas du marché mais d'une convention avec le Trésor français. La convertibilité permet l’accès aux marchés internationaux et favorise l’entrée des capitaux.        <br />
       Depuis la dévaluation des francs CFA du 12 janvier 1994, les pays africains membres de la Zone ont perdu leurs droits de tirage automatique. La France est devenue un prêteur résiduel qui se situe en second rang par rapport aux institutions de Bretton Woods, et qui intervient après mobilisation des multilatéraux notamment la Banque africaine de développement.       <br />
              <br />
       Enfin, le principe des comptes d’opérations est une escroquerie morale, financière de la France.  Les comptes d’opérations auraient même une origine nazie. Il faudrait reprendre l’idée de Nicolas AGBOHOU (1999, p.79) sur ce point.        <br />
              <br />
       Selon l’auteur, "la France applique actuellement aux Africains, les cruautés financières que l’Allemagne hitlérienne lui a infligées pendant l’occupation. En effet, l’Allemagne nazie a fait supporter des charges financières énormes à la France envahie…", Selon un mécanisme bien décrit par Pierre ARNOULT.        <br />
              <br />
       Selon Nicolas AGBOHOU, l’Allemagne avait organisé sous des apparences commerciales l’exportation chez elle, à peu près gratuitement, de toutes les richesses françaises dont elle avait besoin.  Pour réaliser ce dernier projet, elle imagina d’instituer un accord de compensation franco-allemand qui, à la vérité, n’aurait d’accord que le nom et mettrait la production française à sa merci.        <br />
       Lorsque deux pays décident de régler leurs relations commerciales par voie de compensation, ils créent un clearing, c’est-à-dire un organisme chargé d’équilibrer leurs créances et leurs dettes respectives.        <br />
              <br />
       En dehors de l’argumentation fournie par Nicolas AGBOHOU, celle de Maurice NIVEAU (1954) ne manque pas d’intelligence. Cette technique de compte d’opérations, qui est en réalité une escroquerie était pourfendue par les français eux-mêmes.        <br />
              <br />
       Maurice NIVEAU (dans Histoires des Faits Economiques contemporains, PUF, 1966, p.306-307) nous rapporte le sentiment français, par les propos de  M. Emile MOREAU (gouverneur de la banque de France de 1926 à 1930) qui disait ceci à M. POINCARÉ (président du conseil) : "j’expose au président du conseil que l’Angleterre ayant été le premier pays européen à retrouver une monnaie stable et sûre après la guerre, a profité de cet avantage pour jeter sur l’Europe les bases d’une véritable domination financière. [...] les remèdes comportent toujours l’installation auprès de la banque d’émission d’un contrôleur étranger anglais ou déguisé par la banque d’Angleterre, et le dépôt d’une partie de l’encaisse de la banque d’émission à la banque d’Angleterre, ce qui sert à la fois à soutenir la livre et à fortifier l’influence anglaise..."       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"><b>b)  Le Franc CFA n’a pas apporté le développement économique mais le développement du sous-développement</b></span>       <br />
              <br />
       Le franc CFA est un facteur de sous-développement. Nous le verrons dans les lignes qui suivent. Mais il y a un autre argument que nous devons brièvement examiner ; il renforce la tendance à la libération des PAZF (Pays Africains de la Zone Franc).       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"><b>b.1) La création monétaire est du domaine de la souveraineté d’un pays</b></span>       <br />
              <br />
       Jamais, en réalité, l’Etat ne s’est désintéressé de l’émission ; même quand l’institution d’émission était un organisme strictement privé, comme en grande Bretagne, les relations entre la Banque et la Trésorerie étaient étroites.        <br />
              <br />
       Les PAZF ont abandonné à la France, la création monétaire qui est pourtant une prérogative régalienne de l’Etat. C’est un "droit inconditionné de définir les règles qui gouvernent l’évolution de la monnaie qui a cours sur son territoire". Et ceci sous deux aspects : au plan interne, s’agissant du "pouvoir d’émettre la monnaie fiduciaire, de définir un système de contrôle de la quantité globale de monnaie en circulation, de définir dans quelles limites l’Etat peut avoir recours à la création de la monnaie pour financer sa dette".        <br />
              <br />
       Sur le plan externe, la liberté de choisir un système de change et éventuellement de fixer la position de la monnaie nationale dans ce système. Certaines fonctions sont indispensables à la survie de l’identité nationale et spécifiques à l’Etat et touchent au plus près à la souveraineté et donc ne sauraient souffrir que des limitations très restreintes.        <br />
              <br />
       Cela concerne au premier chef le maintien de l’ordre public, la justice et le monopole de la contrainte à l’intérieur, la diplomatie, la défense et enfin la monnaie.        <br />
              <br />
       La plus grande démission des intellectuels africains, en tout cas, ceux du sous-continent noir, c’est d’avoir toléré ce viol monétaire pendant longtemps. Nous avons dit plus haut que le Gouverneur de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), l’Ivoirien Philippe DACOURY-TABLEY, a en substance plaidé en faveur du maintien du Franc CFA.       <br />
              <br />
       Pour le gouverneur, il ne s’agit pas d’avoir une monnaie. "Tout le monde peut le faire. Mais, si c’est pour faire et s’asseoir à côté, ça ne sert à rien", a-t-il fait remarquer. Pour le banquier, il faut plutôt dépassionner la question et "rendre nos économies indépendantes"       <br />
              <br />
       Il nous semble  mystérieux de rendre les économies africaines indépendantes quand la monnaie elle-même, l’instrument de mesure, est colonisée.        <br />
              <br />
       La banque centrale a d’abord été le banquier de l’Etat. C’est du fait de cette relation privilégiée, et seulement dans un second temps, qu’elle a été considérée progressivement comme la "banque des banques", celle qui compense les paiements des banques commerciales et régule la liquidité du secteur bancaire (GOODHART, 1988).        <br />
              <br />
       Ce n’est que plus tard qu’on a voulu centrer le mandat des banques centrales sur la lutte contre l’inflation, et les protéger en construisant un cadre institutionnel qui les mette à l’abri des pressions politiques et leur interdise de prêter à l’Etat. Ce cadre est consacré en Europe, en 1992, par le traité de Maastricht.        <br />
              <br />
       Le gouverneur sait qu’il n’est que haut fonctionnaire du trésor français. La BCEAO est administrée par un conseil d’administration composé de 16 membres dont deux français. La conduite de la politique monétaire est confiée au Conseil d’Administration de la BCEAO avec le "concours" des comités nationaux de crédits (article 52 du statut de la BCEAO).       <br />
              <br />
       L’article 10 de l’accord de coopération entre la République Française et les Républiques membres de l’UMOA dit : "Deux administrateurs désignés par le gouvernement français participent au Conseil d’Administration de la BCEAO dans les mêmes conditions et avec les mêmes attributions que les administrateurs désignés par les Etats membres de l’Union ".       <br />
              <br />
       Si l’on doit arrêter une décision à l’unanimité, une simple opposition de la partie française peut compromettre la vie des millions d’africains. C’est tout simplement une infamie. La France contrôle par le biais du franc CFA toutes les économies des PAZF et en conséquence, leur souveraineté.        <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"><b>b.2) Le franc CFA n’apporte pas le développement mais le sous-développement</b></span>       <br />
              <br />
       Si le gouverneur de la BCEAO arbore une joie non dissimulée de faire partie de la zone franc, les populations africaines sont loin de le suivre dans cette œuvre solitaire. Et pour cause, le franc CFA n’apporte pas le développement promis.        <br />
              <br />
       Le franc CFA ne permet pas le financement des entreprises, n’entraine pas l’intégration régionale et en dernier ressort ne nous donne aucune dignité.       <br />
              <br />
       Le franc CFA étant structurellement et économiquement étranger aux africains, le système bancaire est faiblement développé et les africains n’y attachent aucun intérêt.        <br />
              <br />
       Selon le rapport JUMBO de l’agence Française de Développement (AFD, 2007, p.11), en 2007, le total des bilans des banques de l’UEMOA et de la CEMAC est inferieur à la somme des actifs de la première banque sud-africaine.       <br />
              <br />
       Le système financier et bancaire de la zone UEMOA a été soigneusement étudié par PRAO Séraphin. (2009) et arrive à la conclusion que la dimension monétaire du développement est absente.        <br />
       En tout cas, qu’il s’agisse de la Côte d’Ivoire ou du Sénégal, le ratio de l’approfondissement n’atteint jamais le seuil de 36,5.        <br />
              <br />
       En effet, BERTHÉLÉMY et VAROUDAKIS (1998) ont validé par une analyse de panel l’idée selon laquelle l’impact de l’approfondissement financier sur la croissance ne se manifeste qu’à partir d’un certain seuil (  au moins égal à 36,5). Pour la Côte d’Ivoire et le Sénégal, ce taux moyen est respectivement  de l’ordre de 0,26 et 0,21  sur la période 1962-2004.        <br />
              <br />
       La densité du réseau bancaire des pays de l'UEMOA est très faible. Il y a 1,4 agences ou bureaux bancaires pour 100 000 habitants. Le taux de bancarisation dans l'UEMOA à fin décembre 2003 variait de 0,76% pour la Guinée Bissau à 5,18% pour la Côte d'Ivoire avec une moyenne de 3,02% pour l'Union. En 2005, seules 3 personnes sur 100 ont accès à un compte (BCEAO, 2005b, CB-UMOA, 2006). En comparaison, la France était en 2001 à un taux de 99% (Daniel et Simon, 2001).       <br />
              <br />
       Les africains estiment que le système bancaire est réservé aux riches. Ils sont d’autant plus persuadés d’avoir raison que le financement bancaire ne représente que 16% du produit intérieur brut (PIB) en Côte d’Ivoire contre environ 70 % en France ou en Tunisie.       <br />
              <br />
       En 2006, le ratio moyen du crédit privé au PIB était de 110% dans les pays de l’OCDE, de 31% dans les pays d’Amérique latine et de 20% seulement en Afrique Subsaharienne (ASS).       <br />
              <br />
       En Afrique, les banques sont très peu actives dans le financement de l’investissement. Elles sont très frileuses dans l’octroi des crédits. Du coup, le système bancaire regorge d’énormes liquidités inutilisées.        <br />
              <br />
       Le comble c’est que les banques sont depuis 1994 apparues surliquides. La liquidité peut être définie comme l’aptitude d’un établissement de crédit à faire face à ses engagements à court terme, c’est-à-dire concrètement à répondre à une demande inopinée de retraits d’une partie des fonds déposés par la clientèle. Dès lors la surliquidité bancaire n’est rien d’autre que la possession par une banque d’un excès de liquidité.       <br />
              <br />
       Mais selon le FMI (2006)[i], la surliquidité bancaire est définie comme le montant des dépôts des banques commerciales auprès de la banque centrale qui excède les réserves obligatoires. C’est cette même définition qu’on retrouve chez  Jean CALVIN (2008), en la considérant comme les réserves auprès de la banque centrale excédant les montants minimum requis, en moyenne sur l’année.       <br />
       PRAO Séraphin (2009) a estimé que cette surliquidité bancaire représente en moyenne sur la période 1996-2006, entre 2% à 7% du PIB nominal de la zone UEMOA.       <br />
              <br />
       Avec cette paresse bancaire, l’effort d’investissement n’a pu engendrer une croissance forte. Sur la période 2002-2007, le taux d’investissement n’excède pas 20% dans l’espace UEMOA (17% (2002) ; 16,1 (2004) ; 18,8% (2005) ; 19,2% (2007)). Sur la même période, en ASS, le taux est en moyenne nettement supérieur à ceux de la zone UEMOA (18,7% (2002) ; 19,3% (2004) ; 20,4%(2005) ; 22,4% (2007)).        <br />
              <br />
       Le taux de croissance du PIB réel dans la zone UEMOA ne permet pas de dire que le franc CFA a un impact positif sur l’économie des pays membres.        <br />
              <br />
       En comparant cette zone et l’ASS, le taux de croissance du PIB réel y est faible.        <br />
       Sur la période 2002-2007, dans la zone UEMOA, ce taux est de 1,5% en 2002 ; 2,9% en 2003 ; 2,8% en 2004 ; 3% en 2007. En ASS,  ce taux est de l’ordre de 3,5% en 2002 ; 4% en 2003 ; 6,8% en 2004 et 7,2% en 2007.       <br />
              <br />
       Les défenseurs du franc CFA ont échoué lorsqu’ils ont cherché à rendre explicite la correspondance entre la monnaie unique (le franc CFA) et l’intégration régionale.        <br />
              <br />
       Les monnaies coloniales ont plutôt encouragé l’intégration économique avec la puissance de tutelle, et, dans une moindre mesure, avec le reste du monde.        <br />
              <br />
       En imposant leur monnaie, leur système bancaire, et d’autres types de régulation économique dans les frontières arbitraires qu’ils avaient données à l’Afrique, les pouvoirs coloniaux ont en partie empêché l’intégration économique à l’intérieur du continent.        <br />
              <br />
       Mais, en même temps, une intégration économique de l’Afrique avec l’Europe et le reste du monde a été possible. Des économies sont intégrées lorsque "leurs relations réelles et monétaires sont si intenses que leurs marchés réagissent simultanément aux mêmes chocs" (BAUDASSE, MONTALIEU, SIROËN, 2001, p. 78) ; Le concept d’intégration traduit deux types de dynamique : l’une est spontanée, elle se réalise de fait, "par le marché" ; elle résulte de l’essor des flux commerciaux et financiers.        <br />
       L’autre est institutionnalisée, "formelle" ; elle traduit un volontarisme et des accords politiques ; obtenue "par les règles", elle suppose la mise en place d’institutions et le passage d’étapes programmées dans le temps.       <br />
              <br />
       En effet, les grands pays exportateurs dans le commerce intra UEMOA sont la Côte d’Ivoire et le Sénégal qui ont exporté vers la zone respectivement 11 et 6,5% de leurs exportations totales entre 1990 et 2003 (BOOGAERDE et TSANGARIDES, 2005). Ces pays sont de ce fait de loin les grands offreurs de biens manufacturiers dans la zone en détenant respectivement 74 et 14% des exportations intra zone.        <br />
              <br />
       Selon la commission européenne (2002), en 1999, 40% des exportations de l’espace UEMOA étaient destinées à l’Europe. Les importations en provenance de l’union européenne en direction de l’UEMOA la même année se situe à 43%. Les exportations de la zone UEMOA en direction du même espace représentent 12% tandis que les importations se situent à 10%.        <br />
              <br />
       Le renforcement de l’intégration régionale doit passer par le développement du commerce intra régional à travers l’amélioration des infrastructures routières notamment. Il a été démontré que le commerce au sein de l'UEMOA triplerait si toutes les routes nationales reliant les pays membres entre eux étaient revêtues en dur. Pour cela, il nous faut trouver des ressources pour le financement de grands projets routiers. Et pourtant, des milliards de Franc CFA dorment dans les caisses du Trésor français, signe que les africains sont tout simplement terribles.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>CONCLUSION</b>       <br />
              <br />
       La monnaie, lien social, est au cœur d'une légitimation par le pouvoir, d'une confiance par les marchés et d'une crédibilité par le dynamisme de l’économie, et par les politiques, notamment de la Banque centrale. Les francs CFA ont une convertibilité conventionnelle; la monnaie CFA ne constitue pas un symbole de Souveraineté.        <br />
              <br />
       Si le Franc CFA ne disparaît pas, on aura garde de paraître conférer aux Africains une étiquète d’incapable congénitale.  Être libre, être indépendant, pouvoir se gouverner soi-même, être maitre de ses décisions, c’est une fin en soi. C’est même la première fin qu’il faut rechercher quand on veut se bâtir un pays ou une vie à soi.        <br />
              <br />
       Un pays indépendant est un pays qui exerce sa souveraineté en toute liberté, n’a d’allégeance pour aucun autre pays et ne se détermine qu’en fonction de ses intérêts et de sa volonté. Telle est, en gros, la définition de l’Indépendance.        <br />
              <br />
       BODIN, un des plus grands théoriciens de la souveraineté dans les Six livres de la République (1576) reprend le thème de l'imitation de Dieu pour caractériser l'autorité souveraine. Cette autorité insiste-t-il est indivisible absolue (elle est au-dessus des lois puisqu'elle les fait) ou encore perpétuelle. Il va ainsi fixer les attributs de la souveraineté.        <br />
              <br />
       En Egypte ancienne, le pouvoir du pharaon reposait sur un certain nombre de symboles. Ils étaient les témoins de sa force, de sa divinité et de son autorité sur les terres d’Egypte.        <br />
       La monnaie fait partie des attributs de la souveraineté, l’ignorer, c’est simplement faire fausse route dans le combat pour la souveraineté tout court.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Vos Couleurs, Notre Afrique , Votre Journal</div>
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   <title>Festival de la Médina de Tunis</title>
   <pubDate>Tue, 17 Aug 2010 00:15:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
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   <description>
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      <img src="http://www.couleursdafrique.eu/photo/2288770-3198445.jpg" alt="Festival de la Médina de Tunis" title="Festival de la Médina de Tunis" />
     </div>
     <div>
                                                                   <b>Un programme coloré à la mémoire du peintre Zoubeïr Turki</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La 28ème édition du festival de la Médina de Tunis a démarré hier soir (5 Ramadan 1431). Elle se poursuivra jusqu'au 7 septembre 2010 (28 Ramadan).       <br />
              <br />
       Le défunt Zoubeir Turki, un grand artiste tunisien de renommée internationale a été très proche par ses créations de la Médina, cette partie où habitaient les habitants de Tunis, un riche patrimoine historique qui date de plus de 1000 ans.       <br />
              <br />
       Le programme de cette 28ème édition porte le nom de l'artiste-peintre disparu, Zoubeïr Turki : il comporte des soirées musicales, des représentations cinématographiques et des causeries.       <br />
              <br />
       Cette édition verra la participation de plusieurs pays arabes et étrangers : l'Algérie, la  Syrie, la  Jordanie, la  Palestine, l'Iran, la France, la Turquie, la Russie et le Japon.       <br />
              <br />
       Après l'ouverture, hier, avec ''Ya farhat et eddonia '' (Joie de vivre), concert de musique sous la houlette du maestro Kamel Ferjani, au Théâtre municipal de Tunis, les autres concerts seront répartis sur plusieurs espaces culturels de la Médina, comme suit :       <br />
              <br />
              <br />
       16 août: ’’Valses orientales ''d'Amina Srarfi, aux jardins du palais Kheireddine ;       <br />
              <br />
       17 août: ''Abbas Bakhtiari et ensemble Pouya'' (Iran) : un voyage au cœur de la musique mystique persane, au Théâtre municipal ;       <br />
              <br />
       18 août: ''L'autre visage du malouf '', de Khadija El Ifrit. L'idée de ce spectacle est de mettre en lumière l'autre facette du malouf, celle du répertoire musical algérien. Cela se passe au Théâtre municipal ;       <br />
              <br />
       19 août: Salatine Ettarab (Syrie), au Théâtre municipal, et le concert de Noureddine Ben Aïcha, à Bir Lahjar ;       <br />
              <br />
       20 août: Concert de Sherifa Luna (France), au Théâtre municipal, et Jihed Sarkis (Jordanie), à Bir Lahjar ;       <br />
              <br />
       21 août: ''Le voyage de Zeriab '' avec Sami Dakhlaoui, au Théâtre municipal, et Denis Gül (Turquie), aux jardins du Palais Kheireddine ;       <br />
              <br />
       22 août: récital de guitare de Ayman Jarjour (Syrie), à Bir Lahjar, et gala de Lamia et Fayçal Riahi, aux jardins du Palais Kheireddine ;       <br />
              <br />
       23 août: ''Wajd 2 '' de Sonia M'barek, au Théâtre municipal, et la troupe ''Judhur'' (racines) de Palestine, aux jardins du Palais Kheireddine ;       <br />
              <br />
       24 août: ''Chants au bord de soi'' de Jawher Basti, aux jardins du Palais Kheireddine, et Soulamiya (chants soufis) à la bibliothèque Ibn Achour ;       <br />
              <br />
       25 août: '' Miroir de la mémoire ''de Soufiène Safta, à Bir Lahjar, et '' Sur Sudah'', musique du Népal, au Théâtre municipal ;       <br />
              <br />
       26 août: Chants sacrés d'Algérie, à Bir Lahjar ;       <br />
              <br />
       27 août: ''Entre les deux rives '', spectacle de Cyrine Ben Moussa, avec la participation de la danseuse espagnole Melisa Calero, dans le cadre de la coopération tuniso-espagnole, au Théâtre municipal ;       <br />
              <br />
       28 août: concert de l'artiste Nabiha Karawli, au Théâtre municipal ;       <br />
              <br />
       29 août: musique jamaïcaine, au Théâtre municipal ;       <br />
              <br />
       30 août: concert de Chadi Garfi (Tunisie) et Loubana Kantar (Syrie), au Théâtre municipal, et l’Ensemble de musique spirituelle islamique de Moscou (Russie), à Bir Lahjar ;       <br />
              <br />
       31 août: concert de Lotfi Bouchnaq, au Théâtre municipal ;       <br />
              <br />
       1er septembre: concert de Slah Mosbah, aux jardins du Palais Kheireddine ;       <br />
              <br />
       2 septembre: Ballet Inana (Syrie) au Théâtre municipal ;       <br />
              <br />
       3 septembre: Yosuke Yamashita (Japon), avec la participation de Walid Gharbi, au Théâtre municipal ;       <br />
              <br />
       4 septembre: spectacle Gnawa de Tlemcen (Algérie), aux jardins du Palais Kheireddine ;       <br />
              <br />
       5 septembre: Brahim Maalouf (France), trompettiste polymorphe, aux jardins du Palais Kheireddine, et concert tuniso-turc, avec Nabil El Ifrit, au Théâtre municipal ;       <br />
              <br />
       6 septembre: Gospel et Negro-spirituals, au Théâtre municipal ;       <br />
              <br />
       7 septembre: clôture avec le spectacle ''Hadhra        <br />
              <br />
       Un point important à mentionner :ce festival, a eu des hauts et des bas mais le fait qu'il tient encore la barre et le bon cap montre l'intérêt que donnent les habitants de Tunis à sortir se régaler de mets culturels après une longue journnée fatigante du Ramadan. Surtout dans cette période très chaude du mois d'août.        <br />
              <br />
       Les genres sélectionnés dans cette programmation feront-ils la satisfaction à l'unanimité pour tous les spectateurs ?       <br />
              <br />
       On est aux premières présentations, il sera juste de dire ses opinons après avoir vu l'ensemble des présentations.        <br />
              <br />
       La Médina avec son cachet spécial brillera comme toujours dans l'espace de Tunis, son festival fera une lueur d'étoiles à tous ceux qui viennent passer de bons moments inoubliables.       <br />
               <br />
       Riadh Ben Kalifa
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Vos Couleurs, Notre Afrique , Votre Journal</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>http://www.couleursdafrique.eu/Festival-de-la-Medina-de-Tunis_a306.html</link>
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   <title>Kenya : Les jeunes Kenyans politisent les médias sociaux</title>
   <pubDate>Sun, 15 Aug 2010 12:57:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Politique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.couleursdafrique.eu/photo/2286297-3194913.jpg" alt="Kenya : Les jeunes Kenyans politisent les médias sociaux" title="Kenya : Les jeunes Kenyans politisent les médias sociaux" />
     </div>
     <div>
      <b>Le logiciel Ushahidi est devenu un outil de participation politique</b>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>Les jeunes Kenyans ont été les pionniers de la transmission par téléphone       <br />
        cellulaire de messages vocaux ou textuels destinés à informer sur les conflits       <br />
        politiques ; leur logiciel "Ushahidi" est désormais utilisé dans différentes        <br />
       régions du monde, notamment pour appuyer les secours humanitaires et        <br />
       veiller au bon déroulement des élections.</b>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Le soir du 2 janvier 2008, à 23 heures précises, de retour d’un voyage épuisant qui l’a menée de Nairobi au Kenya à Johannesburg en Afrique du Sud, Ory OKOLLOH - une avocate kenyane d’une trentaine d’années - poste sur son blogue le message suivant : "pour que la réconciliation ait lieu au niveau local, il faudra d’abord que la vérité de ce qui s’est passé émerge. Y a-t-il des gens qui veulent faire quelque chose - des accros de technologies capables de rendre compte de la violence et des destructions ont eu lieu en utilisant Google Maps ?"       <br />
              <br />
       Au cours de la semaine précédente, les violences post-électorales ont embrasé le Kenya et fait des dizaines de victimes. Mme Ory OKOLLOH elle-même a risqué sa vie au moment de quitter le pays. "Le trajet vers l’aéroport a été l’un des moments les plus terrifiants de ma vie", écrit-elle encore sur son blogue.       <br />
              <br />
       Entre temps, les émissions de radio et de télévision diffusées en direct ont été suspendues. Dès lors, parmi l’importante diaspora kenyane dispersée à travers le monde, nombreux sont ceux qui se tournent vers les blogues, comme celui de Mme Ory OKOLLOH, pour s’informer de ce qui se passe dans leur pays. "Je mettais mon blogue à jour presque toutes les cinq minutes", se souvient-elle.        <br />
       Mais elle est débordée par la demande. C’est alors qu’elle lance son appel, vite suivi d’une vague de contributions. Un compatriote suggère la création d’une page Web donnant la liste des victimes avec des détails sur le lieu et les circonstances de leur mort. Un autre propose de poster des renseignements sur les personnes déplacées afin "de mieux sensibiliser", le monde.       <br />
              <br />
       Quelques jours plus tard, Mme Ory OKOLLOH et quatre jeunes blogueurs kenyans lancent le site Web Ushahidi, un forum de communication qui permet à quiconque le souhaite de signaler des cas de violences par "texto" et courriel notamment tout en situant l’incident sur une carte en ligne. Afin d’assurer la fiabilité de ces informations, un des membres de l’équipe utilise des sources gouvernementales, des informations fournies par des ONG et la presse pour vérifier la réalité des incidents signalés à Ushahidi ("témoignage" en Swahili).       <br />
              <br />
       Ushahidi illustre comment les jeunes Africains utilisent les nouvelles technologies comme moyen d’accès au débat politique. Selon une étude de chercheurs de l’université Harvard, Ushahidi est l’outil qui a permis de recueillir les informations les plus complètes sur les violences post-électorales au Kenya.       <br />
              <br />
       Bien que ce site Web ait été essentiellement conçu pour alerter sur la crise, il a aussi fonctionné comme point d’accès à une participation politique élargie. Utilisant leurs téléphones portables, les citoyens ordinaires ont pu aider à démentir les rumeurs et à corriger ce qui, à leurs yeux, étaient des sous-estimations sur la crise. Ils ont pu ainsi éclairer les tendances et les caractéristiques de la vague de violence.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>Démocratiser l’information</b>       <br />
              <br />
       David HERSMAN, un des co-fondateurs d’Ushahidi, affirme que le seul objectif était de "démocratiser l’information". Juliana ROTICH, autre co-fondateur d’Ushahidi, est du même avis. Elle note cependant l’impact limité qu’a eu la plateforme à l’époque.        <br />
              <br />
       Aucune campagne de communication n’ayant été organisée pour aider les gens à la connaître. Ceux qui l’ont utilisée étaient principalement des gens qui se connectaient déjà régulièrement sur Internet. "Nous n’avons pas réussi à toucher une masse critique de la population du pays, en partie parce que nous n’avons pas eu beaucoup d’écho au niveau local", explique Mme ROTICH à Afrique Renouveau.       <br />
       En permettan       <br />
       t à de jeunes Africains de contribuer à des discussions en cours et de participer à des événements divers, les nouvelles technologies leur donnent un accès inégalé au débat politique.        <br />
       "Dans le contexte africain, pouvoir exprimer son opinion librement n’est pas facile", commente Théophile KOUAMOUO, qui anime depuis décembre 2007 IvoireBlog, une plateforme Internet dynamique d’Abidjan en Côte d’Ivoire.        <br />
              <br />
       M. KOUAMOUO, qui a organisé Abidjan Blogcamps, un séminaire de formation qui permet aux animateurs de blogues de tout le pays d’échanger leurs vues et leurs expériences, pense que les animateurs de blogues africains suivent le chemin tracé par les médias indépendants qui ont mené, au début des années 1990, la bataille pour la liberté d’expression. "Cela fait partie de nos efforts pour construire une société démocratique", explique-t-il à Afrique Renouveau.       <br />
              <br />
       Une initiative similaire, CongoBlog, a été lancée en République démocratique du Congo (RDC) par Cédric KALONJI, un jeune journaliste de Kinshasa. Elle vise également à donner aux jeunes Congolais un meilleur accès à la sphère publique tout en fonctionnant comme une agence de presse, avec des correspondants présents dans toutes les régions du pays.       <br />
              <br />
       Dans un entretien avec Afrique Renouveau, Mme Ory OKOLLOH d’Ushahidi, note que dans l’univers numérique "les obstacles à l’entrée sont généralement moins importants et l’espace plus ouvert" si on les compare aux les médias traditionnels.        <br />
              <br />
       M. HERSMAN, son collègue, est du même avis : "la technologie est l’un des rares moyens qu’ont les jeunes Africains de contourner les carences du système qui permettent au statu quo de se perpétuer, déclare-t-il. Elle abaisse les obstacles à l’accès pour tous ceux qui veulent participer et faire entendre leur voix".       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Du Kenya au reste du monde</b>       <br />
              <br />
       Dans la mesure où Ushahidi (qui est aussi un logiciel téléchargeable) a été conçu pour pouvoir être utilisé par tous, il s’est révélé très adaptable. Ce logiciel a servi à secourir les survivants du tremblement de terre d’Haïti en janvier. Il a aussi permis à documenter la violence en RDC, en Afrique du Sud et à Gaza.       <br />
              <br />
       Ushahidi a également aidé les gens à s’informer sur les médicaments disponibles dans les pharmacies du Kenya, d’Ouganda, du Malawi et de Zambie.       <br />
              <br />
       Lors des élections, la plateforme permet de communiquer les résultats du dépouillement des bulletins de vote au moment même où ils sont annoncés. Cuidemos el Voto, un projet indépendant de cartographie électorale en ligne au Mexique, a utilisé Ushahidi lors du dernier scrutin fédéral dans le pays. Vote Report India, une initiative citoyenne du même type s’en est servie à l’occasion des élections générales indiennes de 2009. Chose plus inattendue encore, en février dernier, le logiciel kenyan a été mis à contribution à Washington, la capitale des États-Unis, pour aider à organiser le déneigement après une énorme tempête de neige.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Des changements révolutionnaires</b>       <br />
              <br />
       Longtemps avant l’émergence de cette dernière tendance, les Africains utilisaient déjà les nouvelles technologies, avec une certaine réussite, dans des domaines aussi variés que les affaires, la santé, l’enseignement à distance et les activités bancaires (voir Afrique Renouveau, janvier et avril 2008).        <br />
       Selon le dernier rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) intitulé Perspectives économiques en Afrique, l’utilisation de plus en plus importante des technologies de l’information et de la communication (TIC) en Afrique aide à soutenir certains secteurs de l’économie africaine dans le contexte actuel de crise.       <br />
              <br />
       L’utilisation récente de ces technologies dans le champ politique s’inscrit dans un contexte de changements technologiques révolutionnaires dans tout le continent. Selon l’Union internationale des télécommunications (UIT), l’industrie africaine de la téléphonie mobile croît à un rythme deux fois supérieur à celui enregistré au niveau mondial.        <br />
              <br />
       "Le téléphone portable, facile à porter avec soi et avec une infrastructure moins coûteuse à mettre en place, a pris la tête de la révolution africaine", ajoute le rapport de l’OCDE.        <br />
              <br />
       Des câbles sous-marins très importants sont en train d’être posés au large des côtes de l’Afrique, à l’Ouest et à l’Est du continent, et l’accès à l’Internet à large bande devrait également s’améliorer considérablement. Cette évolution pousse certains à prévoir la fin du "fossé numérique" - l’écart creusé entre ceux qui ont accès aux TIC et les autres.       <br />
              <br />
       Les instances politiques africaines s’efforcent de rattraper le retard pris ; fin janvier un sommet de l’Union africaine (UA) a traité le thème des liens entre les TIC et le développement. Auparavant, en 2007, l’organisation avait adopté un plan d’action pour la science et la technologie et demandé à l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) d’appuyer ce projet. Des discussions sont en cours entre l’OCDE, l’UNESCO et la Banque mondiale alors que l’UNESCO apporte son concours à un examen de la situation de la science, de la technologie et de l’innovation dans 20 pays d’Afrique.        <br />
              <br />
       Dans le cadre du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) de l’UA, il est prévu que toutes les écoles primaires et secondaires deviennent d’ici à 2025 des "cyber-écoles" équipées d’ordinateurs, de logiciels et d’accès Internet (voir Afrique Renouveau, avril 2007).       <br />
       Toutes ces évolutions sont les bienvenues, note Mme ROTICH d’Ushahidi ; l’Afrique conclut-elle "devrait investir dans ses brillants cerveaux et encourager ses entrepreneurs".       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Vos Couleurs, Notre Afrique , Votre Journal</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.couleursdafrique.eu/photo/imagette-2286297-3194913.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.couleursdafrique.eu/Kenya-Les-jeunes-Kenyans-politisent-les-medias-sociaux_a305.html</link>
  </item>

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   <title>Document historique : De GAULLE et la Bombe de Brazzaville</title>
   <pubDate>Sat, 14 Aug 2010 11:02:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Politique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.couleursdafrique.eu/photo/2284991-3193187.jpg" alt="Document historique : De GAULLE et la Bombe de Brazzaville" title="Document historique : De GAULLE et la Bombe de Brazzaville" />
     </div>
     <div>
      <b>Par Claude KRIEF dans l'Express du 28 août 1958</b>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>Dans L'Express du 28 août 1958, le journaliste Claude KRIEF        <br />
       dressait ainsi le bilan du voyage du général De GAULLE, alors       <br />
        président du Conseil de la IVe République, en Afrique noire.        <br />
       Un voyage au terme duquel les Africains étaient libres de leur destin.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Tananarive, Brazzaville, Abidjan, Conakry, Dakar, chaque étape du périple africain du général De GAULLE a été le théâtre d'un grand spectacle. Tananarive avait donné le ton. Dans la nuit tombante, le cortège présidentiel gagna la capitale au milieu des feux de Bengale, des pétards, des torches tournoyantes. Dans chaque village un orchestre improvisé accroupi sous un arc de triomphe jouait une version exotique et très personnelle de La Marseillaise, au milieu de foules compactes qui voulaient voir de plus près, toucher le représentant de la France. Et devant le palais du Gouvernement où il devait passer la nuit, la ville tout entière hurla "De GAULLE au balcon" jusqu'à ce qu'il paraisse...        <br />
       Les journalistes de la presse mondiale, impressionnés par le spectacle, câblaient déjà dans toutes les parties du monde : "Accueil délirant".        <br />
              <br />
       Le lendemain, puis les jours qui suivirent, les superlatifs trop tôt employés allaient cruellement leur manquer. Tananarive, par contraste, parut "réservée" auprès de Brazzaville. Et la capitale de l'AE F (Afrique-équatoriale française) sembla "froide" après Abidjan, capitale de la Côte-d'Ivoire et fief de M. HOUPHOUËT-BOIGNY. La fraîcheur de l'accueil réservé au président du Conseil à Conakry et, surtout, à Dakar, ne put faire oublier ces heures d'enthousiasme.        <br />
              <br />
       Brazzaville s'était vraiment déchaînée. La voiture présidentielle, au pas, dut fendre une mer humaine au milieu des tam-tams, des cris, des applaudissements. Motocyclistes noirs, officiels galonnés, dignitaires africains, porteurs de banderoles étaient inextricablement mêlés tandis que le président du Conseil, ayant abandonné sa voiture, s'efforçait de gagner la tribune tricolore où l'abbé Fulbert YOULOU, le pittoresque maire de la ville, lui remit une gigantesque clef de fer forgée.        <br />
              <br />
       Brazzaville s'était vraiment déchaînée. La voiture présidentielle, au pas, dut fendre une mer humaine au milieu des tam-tams, des cris, des applaudissements. Motocyclistes noirs, officiels galonnés, dignitaires africains, porteurs de banderoles étaient inextricablement mêlés tandis que le président du Conseil, ayant abandonné sa voiture, s'efforçait de gagner la tribune tricolore où l'abbé Fulbert YOULOU, le pittoresque maire de la ville, lui remit une gigantesque clef de fer forgée.        <br />
              <br />
       Et très vite, sitôt achevée La Marseillaise, tous les barrages furent rompus, le service d'ordre impuissant. C'était à la fois le 14 Juillet parisien et le carnaval de Rio, teintés par la passion africaine. Sous leurs parasols les rois et les princes de toutes les tribus de Côte-d'Ivoire, entourés de leurs guerriers, participaient à la liesse. Des danseurs en pagne de raphia, des femmes aux seins peints en tricolore, des enfants, des orchestres !        <br />
              <br />
       Sur des kilomètres la foule court, suit le général tandis que M. HOUPHOUËT-BOIGNY en personne tente de le protéger d'une intense bousculade. Les ovations se succèdent... les klaxons hurlent... les sifflets des agents retentissent en vain... les orchestres rivalisent dans l'aigu...! "Nous n'avons jamais vu ça", devait dire M. HOUPHOUËT-BOIGNY.        <br />
              <br />
       Et le général De GAULLE déclarait déjà à Tananarive: "S'il suffisait de sentiments pour produire de grandes choses, nous réussirions ensemble une œuvre magnifique..."        <br />
              <br />
       C'était reconnaître que les "passions" des masses ne réglaient pas tout. Aussi les conversations, les discussions, les échanges de vues se sont multipliés pendant tout le voyage entre le président du Conseil et les hommes politiques qui ont pris en charge depuis la loi-cadre les destinées des territoires d'outre-mer.        <br />
              <br />
              <br />
       <b>La proposition de départ</b>       <br />
              <br />
       En face des projets constitutionnels, il y avait les "oui-oui", les "oui-mais", les "oui-si", les "non-car...", et, chacun faisant évoluer l'autre, il en résulte aujourd'hui une impressionnante évolution des intentions du général De GAULLE.        <br />
       Pour le président du Conseil, bien avant son départ de Paris, les données du problème africain semblaient claires: il fallait renforcer les dispositions d'autonomie interne qu'octroyait aux territoires noirs la loi-cadre de M. Gaston DEFFERRE, mais marquer les limites rigides d'un cadre institutionnel définitif.        <br />
              <br />
       Très fâcheusement impressionné par les motions du congrès du Parti du rassemblement africain (PRA) de Cotonou qui réclamait "l'indépendance immédiate", le général De GAULLE s'en était tenu à cette position stricte, début août, en déclarant devant le Comité constitutionnel consultatif : "Il y a les mots, et puis il y a la situation où nous sommes. Les territoires d'outre-mer ne sont pas des Etats. Il est donc nécessaire de faire une fédération.        <br />
       On pourra même l'appeler confédération en raison des accords particuliers qui pourront être passés pour tenir compte de la situation particulière de certains territoires, Madagascar par exemple. Fédération, confédération, ce sont des mots. Je dis, moi, fédération et nous nous en tenons là".        <br />
       Le général De GAULLE ajoutait, refusant de reconnaître l'indépendance : "Si les Africains le veulent, ce sera la sécession..." La position était nette, tranchée. Et l'on put même, dans les milieux africains, parler de "chantage aux crédits".        <br />
       Les leaders africains parlaient eux aussi de "République fédérale", ils refusaient avec éclat la "sécession". Mais les mêmes mots recouvraient des réalités différentes. Le désaccord était profond. M. SENGHOR, par exemple, en fit état publiquement, tout comme M. SÉKOU TOURÉ qui déclarait à Conakry : "La décolonisation intégrale, l'accession des TOM à l'égalité politique avec leur ancienne métropole seront le fondement de leur adhésion enthousiaste à une association avec la République française. La fédération France-TOM sera donc une communauté intercontinentale et multinationale de peuples libres et solidaires, malgré les différences de couleurs, de races, de religions..."        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>L'évolution</b>       <br />
              <br />
       Transiger sur ces revendications, c'était pour les hommes politiques d'Afrique noire risquer de "connaître le sort du Glaoui et de Bao Dai", comme le déclarait il y a plusieurs mois à Paris M. APITHY, leader du Dahomey. Les syndicats, du reste, adoptaient une attitude analogue.        <br />
       Toujours début août, l'Union générale des travailleurs de l'Afrique noire (UGTAN) publiait une motion où, "rejetant catégoriquement toute construction inspirée de la vieille politique d'assimilation et d'intégration, le comité directeur exige que soient reconnues sans réserve les aspirations des peuples d'Afrique noire à une existence nationale indépendante".        <br />
       Le général De GAULLE offrait, en revanche, aux territoires, la possibilité de devenir des départements (assimilés ou intégrés), mais "bouchait" toute évolution vers un statut d'Etat, au moment même où les leaders noirs - et la plupart du temps pour se protéger des surenchères fascinantes de l'"indépendance" - entendaient qu'à termes les ouvertures de la Constitution leur garantissent l'accession à la pleine souveraineté.        <br />
              <br />
       C'est ce qu'expliquèrent au comité constitutionnel MM. SENGHOR, leader du PRA, LISETTE, président du Tchad, et TSIRANANA, président du Madagascar. Et le comité remania sensiblement les textes qui lui étaient soumis, préférant au terme de "fédération" celui de "confédération" qui, on le sait, peut intéresser des Etats souverains ou susceptibles de le devenir. Après de longues conversations, le président du Conseil français retint finalement le terme de "Communauté", rendu célèbre par le RDA (Rassemblement Démocratique Africain) : un pas très important était franchi vers l'assouplissement des formules à l'étude.        <br />
              <br />
       Rien ne permettait pourtant de prévoir la "bombe" de Brazzaville. Certes il y avait eu, vendredi dernier, le discours de Tananarive où le général De GAULLE avait déclaré : "Chaque territoire ayant pleine et entière disposition pourra choisir à l'intérieur de lui-même de devenir une République fédérale ou un Etat".        <br />
       Mais il était encore difficile de tirer une conclusion générale de ces propos: chacun savait que Madagascar devait bénéficier d'un statut privilégié. Le président du Conseil en avait assuré M. TSIRANANA au cours d'un entretien privé, à Paris, au début du mois. Et déjà plusieurs parlementaires africains avaient eu l'impression que la France faisait, de cette façon, la "part du feu".        <br />
              <br />
              <br />
       <b>Les équivoques sont levées</b>       <br />
              <br />
       Le discours de Brazzaville devait balayer toute équivoque. Dans ce haut lieu de la France libre, à l'endroit même où se réunissait il y a quatorze ans la fameuse conférence qui pour la première fois ouvrait la voie à l'émancipation des colonies françaises, le général De GAULLE parlait enfin ouvertement, solennellement et à plusieurs reprises de l'indépendance :        <br />
              <br />
       "On dit : "Nous avons droit à l'indépendance". Mais certainement oui. D'ailleurs l'indépendance, quiconque la voudra pourra la prendre aussitôt. La métropole ne s'y opposera pas..."        <br />
       "Il est nécessaire que s'établissent de grands ensembles, économiques, politiques, culturels et au besoin de grands ensembles de défense". Mais au sein de cette communauté chaque territoire aura l'entière responsabilité de ses affaires intérieures: "Chacun aura le gouvernement libre et entier de lui-même".        <br />
       Et l'on chargera les institutions fédérales du domaine commun : en particulier la défense, la monnaie, la diplomatie. Mais la communauté ne sera pas une prison : si un territoire lors du référendum répond "non", "cela signifiera qu'il ne veut pas faire partie de la communauté proposée... la métropole en tirera la conséquence".        <br />
       Si, "à l'intérieur de la communauté, quelque territoire, au fur et à mesure des jours, se sent, au bout d'un certain temps que je ne précise pas, en mesure d'exercer toutes les charges, tous les devoirs de l'indépendance, eh bien ! il lui appartiendra d'en décider par son Assemblée élue...".        <br />
       Autrement dit, le général De GAULLE offre non seulement à l'Afrique noire une éventuelle indépendance immédiate, mais de surcroît, pour l'avenir, il laisse aux peuples de la communauté la possibilité de choisir, à leur heure, l'indépendance. Ces dispositions, d'une importance capitale, règlent pratiquement le problème africain.        <br />
       C'est la conclusion qu'en tirait M. Gabriel d'ARBOUSSIER : "Après un tel discours, il n'y a plus de problème. Les grands débats franco-africains ont trouvé leur solution. Il ne reste plus que des problèmes interafricains", et le vice-président du Grand Conseil d'AOF (Afrique occidentale française) ajoutait : "Les droits et les responsabilités des peuples d'Afrique se trouvent ainsi nettement déterminés. Il ne peut être question ni de chantage ni de pression : c'est librement qu'ils auront à déterminer leur option".        <br />
              <br />
              <br />
       <b>"Nous avons choisi"</b>       <br />
              <br />
       Les dates clefs       <br />
       3 juin 1943        <br />
       Constitution du Comité français de libération nationale.       <br />
       12 décembre 1943        <br />
       Discours de Constantine, octroi de la citoyenneté française à plusieurs dizaines de milliers de musulmans.       <br />
       30 janvier 1944        <br />
       Conférence de Brazzaville, prise de conscience des problèmes coloniaux. Le général De GAULLE regroupe les représentants des territoires français; premier pas vers l'Union française.       <br />
       4 juin 1958        <br />
       Discours d'Alger, "Je vous ai compris" : De GAULLE promet le maintien de la souveraineté française en Algérie et l'égalité des droits entre tous les habitants de l'Algérie et de la métropole.       <br />
       6 juin 1958        <br />
       Discours de Mostaganem, "Vive l'Algérie française".       <br />
       24 août 1958        <br />
       Discours de Brazzaville, De GAULLE présente aux populations locales les principes qui régiront les nouveaux rapports entre la France et son empire: autonomie interne, libre détermination des territoires, création d'un vaste ensemble politique, économique et de défense.       <br />
       28 octobre 1959        <br />
       De GAULLE explique à l'armée d'Algérie la nécessité de l'autodétermination.       <br />
       18 mars 1962        <br />
       Allocution radiodiffusée et télévisée pendant laquelle le général De GAULLE exhorte la population française à soutenir la politique algérienne du gouvernement français, annonce le cessez-le-feu et l'autodétermination en Algérie.        <br />
              <br />
              <br />
       <b>Caroline Conte</b>       <br />
              <br />
       Le discours de Brazzaville semble donc lever toute équivoque dans la mesure, toutefois, où les textes constitutionnels refléteront fidèlement les propos du général De GAULLE. La version définitive n'en sera établie qu'au retour à Paris du général De GAULLE. Ce sera à ce moment que les grands partis africains, le RDA et le PRA, prendront une position officielle.        <br />
       Mais, de toute façon, le choix est entre les mains des Africains. M. HOUPHOUËT-BOIGNY s'est d'ores et déjà prononcé : "Nous avons choisi la communauté", tandis qu'à Conakry M. SÉKOU TOURÉ, président du Conseil de Guinée, le plus réticent, déclarait : "Nous consentons à lier notre sort à celui de la France. Mais il faut qu'il soit bien entendu que si nous acceptions de bon cœur certains abandons de souveraineté au profit d'un ensemble plus vaste, nous ne renonçons pas, nous ne renoncerons jamais à notre droit à l'indépendance".        <br />
       D'accord, a répondu le général De GAULLE, ce qui exclut toute surenchère. Les territoires, majeurs, devront débattre entre eux des multiples problèmes qui leur sont posés et que la France ne pouvait pas résoudre : exécutifs, fédéraux à Dakar ou Brazzaville, existence séparée de tel ou tel territoire (en particulier Côte-d'Ivoire et Mauritanie), remembrements en fonction des affinités économiques ou raciales, etc. Ils pourront faire face, en hommes libres, aux sirènes de "la" Nigeria ou du Ghana (en particulier pour le Dahomey et le Niger), car il s'agira d'un choix volontaire pour la communauté française, un choix que pourra perpétuellement réviser la volonté populaire.        <br />
       Certes, au Sénégal, dernière étape du périple africain, l'accueil fut plus que réservé. Mais il semblait que les jeunes Africains qui scandaient le mot "indépendance" voulaient surtout entendre le général De GAULLE confirmer devant eux son évolution. Ce qu'il fit.        <br />
       Le président HOUPHOUËT-BOIGNY, dont c'est le triomphe, a pu, ainsi renouveler son défi au président N'KRUMAH : "Je préfère la coopération avec la France. Je tiens toujours le pari avec le Ghana. Dans dix ans nous confronterons les résultats..."        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Vos Couleurs, Notre Afrique , Votre Journal</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>http://www.couleursdafrique.eu/Document-historique-De-GAULLE-et-la-Bombe-de-Brazzaville_a304.html</link>
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   <title>Congo : Conférence de presse de l’ARD du 06 août 2010</title>
   <pubDate>Fri, 13 Aug 2010 20:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Politique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.couleursdafrique.eu/photo/2284346-3192311.jpg" alt="Congo : Conférence de presse de l’ARD du 06 août 2010" title="Congo : Conférence de presse de l’ARD du 06 août 2010" />
     </div>
     <div>
      <b>Déclaration sur la journée du 15 août 2010</b>       <br />
              <br />
       Le 15 août 2010, l’indépendance du Congo a 50 ans. Dressant le bilan de cette période au cours de la 3e session ordinaire de sa Coordination Nationale, tenue à Brazzaville le 10 avril 2010, notre groupement politique, l’Alliance pour la République et la Démocratie (ARD) avait résumé sa position  en ces termes :       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      "(…) Au Congo Brazzaville, les 50 ans d’indépendance sont marqués du sceau de l’échec. D’une part, ils sont maculés de sang (…), d’autre part, au cours de ces 50 années, les pouvoirs successifs n’ont pas pu et n’ont pas su apporter des réponses appropriées aux besoins fondamentaux des populations qui attendaient de l’indépendance un changement profond dans leurs conditions de vie et de travail. Le bilan des 50 ans de l’’indépendance est très largement négatif (…)".       <br />
              <br />
       Par ailleurs, avant, pendant et après l’élection présidentielle du 12 juillet 2009, l’Opposition a demandé, à plusieurs reprises l’ouverture d’un vrai dialogue politique entre le pouvoir et l’opposition. Le président de la République s’est systématiquement opposé à cette sage proposition.       <br />
              <br />
       Voilà qu’à l’occasion du cinquantenaire, il invite l’Opposition aux festivités et certains responsables du Front à des entretiens clandestins dans le dessein de diviser le Front de l’Opposition Congolaise (FPOC). En invitant les partis de l’Opposition à participer aux festivités du cinquantenaire, le président de la République tente de faire croire à l’opinion nationale et internationale, qu’au Congo la classe politique est unie.       <br />
              <br />
       Pour toutes  ces raisons, les militants et sympathisants de l’ARD ne participeront pas, sous quelque forme que ce soit, aux différentes cérémonies organisées par le pouvoir dans le cadre du cinquantenaire de l’indépendance du Congo. Ils mettront à profit cette journée pour se souvenir, se recueillir et réfléchir sur l’avenir du Congo. En effet, en s’appuyant sur ce bilan largement négatif, l’ARD proclame une fois de plus, que le 15 août 2010 devra être pour le peuple congolais, une journée de souvenir, de recueillement et de réflexion.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Le souvenir</b>       <br />
              <br />
       Le 15 août 2010 sera pour l’ARD, l’occasion de se souvenir de cette date historique qui marque assurément l’aboutissement de la longue lutte du peuple congolais pour recouvrer sa liberté et prendre son destin en main.        <br />
              <br />
       Ce jour, le monde entier a reconnu enfin l’existence d’une nation et d’un peuple. Une journée, une date à dédier à tous ceux qui, comme les BAFOUROUS de l’Alima, BOUETAMBONGO, André MATSOUA, MABIALA MANGANGA ELO Ier, roi des tékés et bien d’autres ont osé, dans un engagement total, braver le système colonial, contraint ainsi à accepter l’ordre normal du cours de l’histoire qui a conduit inexorablement au 15 août 1960.        <br />
              <br />
       Ce jour, André MALRAUX, représentant le Général De GAULLE et l’Abbé Fulbert YOULOU, au nom du peuple souverain, debout pour sa liberté  et sa prospérité, ont proclamé l’indépendance du Congo.       <br />
              <br />
       Souvenons-nous, souvenons-nous de cette date du 15 août 1960, pour qu’elle soit et demeure à jamais le stimulus du peuple congolais, le ciment qui efface les divisions, le clairon qui appelle au sursaut national et au devoir.       <br />
              <br />
       Le recueillement parce que le sentier parcouru du 15 août 1960 au 15 août 2010 a été plutôt un sentier de la discorde, de la mort et des espoirs trahis. Que de vies perdues, que de promesses non tenues !        <br />
              <br />
       L’indépendance postulait et postule toujours, la construction du bien-être politique, économique, social et culturel de tous les congolais et la participation de tous, cadres politiques, cadres administratifs et techniques, simples gens, au-delà des différences, mus par l’idéal de construire une nation véritablement indépendante et prospère.       <br />
              <br />
       Malheureusement, tout au long de cette période, l’intolérance politique a engendré de multiples drames :       <br />
              <br />
               1963, les premiers martyrs tombent au champ d’honneur lors de la libération des prisonniers à la maison d’arrêt de Brazzaville, sous la poussée du vaste mouvement populaire des 13, 14 et 15 août ;        <br />
              <br />
               1965, trois (3) hauts fonctionnaires – MASSOUEME, POUABOU et MATSOCOTA – paient de leur vie, le prix  de l’intolérance politique portée au plus haut niveau. Un acte odieux programmé et annoncé à la télévision Congolaise par les hautes autorités de l’époque ;       <br />
              <br />
               1970, la tentative de coup d’Etat de KINGANGA occasionne aussi des pertes en vies humaines. Kinganga et certains de ses compagnons sont tués ;       <br />
              <br />
               1972, le mouvement du 22 février éclate sous la houlette de Ange DIAWARA et IKOKO. Les principaux acteurs sont arrêtés, certains sont exécutés, parmi eux, le célèbre chanteur Franklin BOUKAKA ; d’autres sont jetés en prison.  DIAWARA, IKOKO et leurs compagnons du maquis de Goma Tsé-Tsé reposent dans une fosse commune à Brazzaville ;       <br />
              <br />
               1977, le président Marien NGOUABI est assassiné. De nombreux autres Congolais innocents en paient le prix : l’ancien président MASSAMBA-Débat, le cardinal Emile BIAYENDA, des jeunes soldats dont ONTSOU, NKOMO, ELOUO, MBORO de la garde présidentielle.       <br />
              <br />
               1978, NDOUDI GANGA, KIANGUILA Daniel, MISELE Germain, KANZA Daniel, Samba Dia-NKOUMBI, KIKOUBA Etienne, DIANDZEZA Pierre, KONDA Pierre, KOUBA Grégoire, SISSOULOU Simon tous des condamnés du "petit matin" intègrent la chaîne ensanglantée. KIKADIDI Barthélémy qui avait pris la fuite depuis le 18 mars 1977 sera rattrapé et abattu. L’ancien président Alphonse MASSAMBA-Débat demeure à présent sans sépulture.       <br />
              <br />
               1992, la marche pacifique du 3 novembre, effectuée par l’Opposition de l’époque, se termine par trois (3) morts au rond-point du Centre Culturel Français (CCF).       <br />
              <br />
               1993, la guerre civile dite de Diata-Bacongo, oppose les partisans de Pascal LISSOUBA à ceux de Bernard KOLELAS. De nombreux Congolais perdent la vie ;       <br />
              <br />
               1997, l’autre guerre civile, dite guerre du 5 juin 1997, à la suite des événements d’Owando et d’Oyo fait des milliers de morts. Tous ces faits qui ont conduit le pays au bord de l’éclatement.       <br />
               1998 et 1999, la guerre civile se poursuit dans les quartiers Sud de Brazzaville, dans le Pool, la Bouendza, le Niari, la Lekoumou et les Congolais continuent de compter leurs morts ;       <br />
              <br />
               2000, la guerre civile est pourtant finie. Mais, une catastrophe frappe la nation. De nombreux compatriotes, (d’aucuns parlent de 350) rapatriés de Kinshasa (RDC), à la suite d’un accord tripartite – République du Congo, RDC et HCR, disparaissent à leur arrivée au Beach de Brazzaville. La mort de plusieurs d’entre eux a été attestée, car, le tribunal de Brazzaville, réuni en audience criminelle, a reconnu le fait en condamnant l’Etat à la réparation. Dans la même veine, de nombreuses autres personnalités congolaises ont perdu la vie dans des conditions qui n’honorent nullement le pays et ses dirigeants.        <br />
              <br />
       Le 15 juillet 2009, la liste macabre des morts politiques aurait pu s’allonger, car lors de la marche spontanée et pacifique effectuée par les militants et sympathisants de l’opposition congolaise, un élément de la Direction générale de la police nationale a tiré à balles réelles sur le cortège, blessant un manifestant.        <br />
              <br />
       En souvenir et en mémoire de toutes ces victimes de l’intolérance politique, martyrs des cinquante ans de l’indépendance congolaise, recueillons-nous et observons, dans l’interrogation profonde, une minute de silence.        <br />
              <br />
       Que cet instant soit le symbole de notre attachement à la paix et à la concorde nationale. Qu’il devienne le guide de notre action et l’interpellation pour le Devoir. Notre pays va à la dérive avec le système Sassou. Il faut arrêter cette marche vers l’abîme et préparer demain.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La réflexion<b>       <br />
              <br />
       Le devoir interpelle tous les Congolais, particulièrement les acteurs de la scène politique. Il faut arrêter la mauvaise roue de l’histoire pour préparer le cinquantenaire de l’espoir et de l’espérance. C’est le point nodal de notre réflexion de ce jour.       <br />
              <br />
       Réfléchissons et osons croire pour nous engager bien fermement.       <br />
              <br />
       Le rêve des Congolais : construire une nation démocratique et prospère, respectueuse de ses citoyens, de ses lois et de ses règlements.        <br />
              <br />
       La Conférence Nationale Souveraine avait indiqué la voie, une voie foulée au pied au cours des dernières décennies.  A cause de cela, le peuple dans son ensemble a continué à vivre la misère, la faim, la maladie, la mort et la désolation, faute du minimum vital nécessaire.       <br />
              <br />
       Alors il faut en finir, et la seule voie est celle de la rupture et du changement par une nouvelle politique avec des hommes nouveaux. Le gage, ce sont les élections véritablement démocratiques, transparentes, justes et équitables qui feront oublier aux Congolais les cinquante ans de malheurs qui s’achèvent.       <br />
              <br />
       Dans le dialogue nécessaire, franc et sincère, les acteurs politiques doivent prendre le Pari d’agir ainsi, le Devoir le commande et l’exige. L’année 2012, année des élections législatives devra être considérée comme la date objectif, le point de mire où convergeront nos préoccupations essentielles. Cette échéance commande de bannir dès à présent :       <br />
              <br />
               les entraves à la liberté de choix, d’expression et de mouvement ;        <br />
              <br />
               les interdictions de réunion des acteurs qui ne partagent pas la politique de Denis Sassou Nguesso ;        <br />
              <br />
               toutes les procédures policières et judiciaires montées de toutes pièces contre les responsables de l’opposition ;       <br />
              <br />
               les écoutes téléphoniques généralisées et illégales des citoyens et des acteurs politiques ;       <br />
               la caporalisation des médias publics ;       <br />
              <br />
               les violations de la Constitution, des lois et règlements de la République, ainsi que celles des droits humains.       <br />
              <br />
               les milices privées, les polices parallèles, les écuries attachées à certains officiers supérieurs et les caches d’armes dans les domiciles privés.       <br />
              <br />
       Dès lors, la politique vraie, la démocratie et l’Etat reprenant leurs droits sous l’œil vigilant du peuple, l’œuvre de reconstruction nationale démarrera dans la confiance et le soutien de tous. Les objectifs visés étant, dans un temps raisonnable :       <br />
               d’organiser de façon consensuelle par tous les acteurs politiques des élections législatives libres, transparentes et crédibles en 2012 ;       <br />
              <br />
               de rendre le Congo aux Congolais ;       <br />
               de réconcilier les Congolais avec eux-mêmes et entre eux afin de refaire l’unité et la concorde nationales ;       <br />
              <br />
               de reformer l’Etat et ses démembrements ;       <br />
              <br />
               de promouvoir l’école de l’excellence et la santé de qualité pour tous ;       <br />
              <br />
               d’offrir aux Congolais des services de base de qualité (la route, le rail, l’électricité et l’eau, etc…) ;       <br />
               de promouvoir une économie prospère, créatrice de richesses et d’emplois pour tous ;       <br />
               d’engager le Congo sur la voie du développement effectif.       <br />
              <br />
       b[Mais tout cela n’est pas possible sans la paix et la démocratie. Or, ces derniers temps, Brazzaville bruit de rumeurs de coups d’Etat de palais imputés à certains clans du pouvoir. Dans  ce cadre, des journaux étrangers en ligne citent nommément des personnalités de la famille présidentielle qui seraient impliquées dans ces projets de coups d’Etat. Qu’en est-il ?</b>       <br />
              <br />
       L’ARD est d’autant plus interpellée par cette situation que son président, Mathias DZON et ses principaux dirigeants figureraient sur la liste noire des personnalités à enlever ou à assassiner à l’issue du coup d’Etat.       <br />
              <br />
       Profondément préoccupée par cette menace grave contre la démocratie congolaise, l’ARD invite le Haut commandement des Forces armées congolaises (FAC) à suivre de près les va-t’en guerre qui cherchent à replonger le Congo dans le cycle infernal des guerres civiles et leurs cortèges de morts et de destructions massives des biens, et à stopper net leurs desseins criminels.       <br />
              <br />
       Dans la même perspective, l’ARD prend à témoin l’opinion nationale et l’opinion internationale et les interpelle afin que l’une et l’autre dénoncent vigoureusement les fossoyeurs de la paix acquise au prix de mille et un sacrifices des populations congolaises.       <br />
              <br />
       Depuis la Conférence Nationale Souveraine, le Congo a opté pour la démocratie. Celle-ci implique le rejet de la prise du pouvoir par la force au moyen des coups d’Etat ou d’assassinats politiques. Que ceux qui veulent accéder au pouvoir d’Etat, créent des partis politiques et participent ainsi à la libre et saine concurrence entre les acteurs politiques en vue de la conquête du pouvoir par la voie des élections libres et transparentes et dans le respect de la Constitution. Ce à quoi aspire l’Alliance pour la République et la Démocratie (ARD).       <br />
              <br />
       Le peuple congolais a trop pâti des guerres civiles à répétition. Épargnons-lui de nouveaux drames.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Vos Couleurs, Notre Afrique , Votre Journal</div>
   ]]>
   </description>
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   <title>La France exploite l'Afrique par le biais du Franc CFA</title>
   <pubDate>Tue, 10 Aug 2010 19:02:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Economie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.couleursdafrique.eu/photo/2278959-3184837.jpg" alt="La France exploite l'Afrique par le biais du Franc CFA" title="La France exploite l'Afrique par le biais du Franc CFA" />
     </div>
     <div>
      <b>Mamadou KOULIBALY, président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire et professeur d’économie,       <br />
        fait la lumière sur les dégâts causés dans les Etats membres de la zone franc        <br />
       en raison de l’indexation de leur monnaie sur le franc français, aujourd’hui sur l’euro. Dans       <br />
        cet entretien réalisé par Ruth TETE et SOH TADHIEU de New African, Mamadou KOULIBALY       <br />
        ne mâche pas ses mots et appelle à la création d’une monnaie indépendante, sans lien       <br />
        avec le passé colonial. </b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Pourriez-vous expliquer à nos lecteurs quels sont les principaux mécanismes de la zone Franc ?</b>       <br />
              <br />
       MK : La zone du franc CFA est une union de coopération monétaire dont les leviers de contrôle se situent à Paris où priment les intérêts de la France. Les Etats satellites, membres de cette zone, sont des pays d’Afrique occidentale et centrale. La logique qui sous-tend le fonctionnement de cette zone rappelle la manière dont les Etats de l’Europe de l’Est étaient liés à l’ex-Union soviétique par le biais du Pacte de Varsovie à l’époque de la Guerre froide.       <br />
              <br />
       Les principes de la coopération monétaire entre la France et les Etats membres de la zone franc ont été énoncés dès les années 1960 dans le cadre d’un pacte colonial. Ce pacte a été modifié par la convention de coopération monétaire du 23 novembre 1972 entre les Etats membres de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) et la France d’une part, et par l’accord de coopération du 4 décembre 1973 entre les pays membres de l’Union Monétaire Ouest-africaine (UMOA) et la République française d’autre part.       <br />
              <br />
       Juste avant que la France n’accède aux demandes d’indépendance des pays africains dans les années 1960, elle a obligé ces Etats à placer 65% de leurs réserves de change sur un compte du Trésor français, après avoir défini un taux de change fixe du franc CFA.       <br />
              <br />
       Bien que la gestion de cette monnaie ait été confiée à des banques centrales communes [BEAC et BCEAO, ndlr], ces banques n’ont d’africain que le nom. En réalité, elles n’ont aucun pouvoir et ne sont rien de plus que de gigantesques institutions bureaucratiques qui ne décident pas des politiques monétaires. Elles sont là pour faire croire aux pays de la zone franc qu’ils sont maîtres de leur destinée.       <br />
              <br />
       Les pays de la zone franc continuent de perpétuer un système mis en place par l’ancien bourreau colonial.       <br />
              <br />
       <b>Comment décririez-vous la situation financière des pays de la zone franc depuis qu’ils font partie de cette union monétaire ?</b>       <br />
              <br />
       MK : La zone franc a engendré un long débat. D’une manière générale, il ne faut pas oublier que cette union a apporté à la France d’immenses avantages en termes de marchés pour ses biens et services. La situation monétaire des pays de la zone franc est une longue histoire de secrets jalousement gardés par la France, dont la seule préoccupation est de préserver ses intérêts.       <br />
              <br />
       Par exemple, les réserves de change des Etats de la zone franc sont placées sur un compte commun du Trésor français, mais aucun pays africain n’est capable de dire quelle partie de cet argent durement gagné lui appartient. Seule la France a le privilège d’accéder à ces informations.       <br />
              <br />
       Et pourtant ces fonds, placés sur des "comptes d’opérations", génèrent des intérêts à chaque fois que leur montant est supérieur aux besoins d’importation des pays africains concernés.       <br />
              <br />
       Ces comptes d’opérations, en vertu des accords de coopération monétaires signés par la France et les pays de la zone franc, sont en théorie assortis du principe de découvert illimité. Cependant, les autorités françaises ont inclus, dans les statuts des banques centrales africaines, des mesures, parfois préventives, destinées à éviter que les comptes d’opérations deviennent constamment débiteurs.       <br />
              <br />
       Les opérations liées au franc CFA sont secrètes et seul le Trésor français connaît montant des fonds appartenant aux pays de la zone franc placés sur les comptes d’opérations. Seul le Trésor français peut indiquer le niveau de rémunération ainsi que les frais de gestion de compte. Le système est donc opaque et autoritaire.       <br />
              <br />
       Les économies de la zone Franc sont très vulnérables. Les effets provoqués par le mécanisme de fonctionnement du franc CFA sont asymétriques. Les pays les plus dépensiers de la zone franc peuvent utiliser les réserves de change des pays qui ont une gestion plus prudente. De fait, l’unité monétaire profite aux pays les plus riches et encourage l’exploitation des pays les plus pauvres.        <br />
              <br />
       L’existence d’un système monétaire stable et unifié n’a pas conduit à l’émergence d’un système bancaire et financier efficace dans les pays africains de la zone franc. Sur les 107 banques que comptent ces pays, 42 avaient fait faillite en 1990. Les réseaux bancaires, qui se sont constitués par la suite, dépendent fortement des banques françaises.       <br />
              <br />
       La France encourage les pays de la zone franc à vivre largement au-dessus de leurs moyens. Quelle différence y a-t-il entre le Gabon dont les réserves de change sont placées en France et le Ghana, qui possède sa propre monnaie? Ou entre le Cameroun et le Kenya ? Le Bénin et la Tunisie ? Ces questions suscitent des questions légitimes sur le bien-fondé de la zone franc.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>La zone franc existe depuis plus de soixante ans. Comment expliquez-vous qu’elle perdure malgré les effets négatifs qu’elle continue de produire dans pays africains?</b>       <br />
              <br />
       MK : A mon avis, cela est dû à l’influence que la France exerce sur les pays d’Afrique francophone, même si les partisans utilisent les arguments suivants pour défendre leur position : garantie monétaire, qui génère un afflux de capitaux, mesures d’austérité limitant le risque d’inflation et permettant de maintenir l’équilibre de la balance extérieure, et crédibilité de la monnaie.       <br />
              <br />
       Les partisans du franc CFA font semblant de ne pas voir la répression politique et financière qu’ont exercée les présidents français successifs sur les pays africains qui ont tenté de se retirer de la zone franc.        <br />
              <br />
       Nous avons été témoins de mesures répressives visant à couper court à toute velléité d’émancipation du système : la protection des intérêts français a engendré récemment des crises au sujet de l’uranium au Niger, de l’or au Mali, du pétrole au Tchad, des matières premières et du transfert des actions d’entreprises du service public en Côte d’Ivoire, auxquelles sont à ajouter d’autres crises au Rwanda, en République démocratique du Congo et au Sénégal.       <br />
              <br />
       Quand le Sénégal a annoncé récemment qu’il avait découvert du pétrole à Saint Louis, le pays a demandé au Venezuela de l’aider dans son exploitation, et non à la France. Paris a perçu ce geste comme une trahison et une violation des accords de coopération liant la France aux pays de la zone franc et à leurs ressources.       <br />
              <br />
       Par ailleurs, les élites et la classe politique africaines n’ont fait qu’empirer la situation en prétendant qu’elles ne possédaient pas les compétences nécessaires pour gérer leur propre monnaie de manière responsable et efficace, à l’inverse des pays occidentaux ou asiatiques.       <br />
              <br />
       Elles se satisfont de voir les Etats africains être réduits l’état de contribuables au profit de la France, avec les 65% de réserves de change qu’ils déposent chaque année auprès du Trésor français !        <br />
              <br />
       Et pourtant, nos citoyens n’ont pas la nationalité française, et non pas non plus accès aux services publics dont bénéficient les autres contribuables français. Cela conduit à une situation qu’on ne peut que qualifier d’asservissement volontaire, et qui a incité la population et les acteurs économiques à croire qu’ils ne pouvaient se passer de la France.       <br />
              <br />
       C’est bien dommage car cette idée est totalement fausse. Le monde est vaste : il suffit de vouloir s’y intégrer de façon libre et responsable par le biais du commerce et non de l’aide étrangère qui réduit les gens à la situation de mendiants.        <br />
              <br />
       Chaque jour, la mondialisation crée des milliers d’opportunités dont nous ne tirons pas profit, parce que nous sommes piégés dans un système inefficace.       <br />
              <br />
       <b>Une réunion des ministres des Finances des pays de la zone franc s’est tenue à Paris le 14 octobre 2007. Cette réunion précède traditionnellement la conférence d’automne de la Banque Mondiale et du FMI. Vous avez été ministre des Finances de Côte d’Ivoire, et peut-être avez-vous eu l’occasion de participer à ces réunions. Beaucoup d’Africains pensent que rien de positif pour le peuple africain ne ressort de ces réunions. Est-ce vrai ?</b>       <br />
              <br />
       MK : Je n’ai jamais participé à ce type de réunion quand j’étais Ministre des Finances. Mais la plupart des pays de la zone franc sont faibles. Avec des économies sous perfusion, ils n’ont aucun poids dans les décisions prises dans le cadre de ces réunions. On peut donc se demander pourquoi ils continuent de se rendre à ces réunions dans lesquelles ils n’ont aucune voix.        <br />
              <br />
       En agissant ainsi, ces pays montrent qu’ils sont convaincus que la France peut tout faire pour eux. Nos pays préfèrent choisir la solution de la facilité même si elle met en danger l’emploi, les revenus, l’épargne et les investissements privés. Nous nous rendons complices du piège de la pauvreté dans lequel nous avons été poussés.       <br />
              <br />
       <b>Pourriez-vous citer au moins trois raisons pour lesquelles les Etats africains devraient se libérer du franc CFA ?</b>       <br />
              <br />
       MK : En premier lieu, le franc CFA est coercitif, injuste et moralement indéfendable. Il a favorisé la corruption de l’Etat. Au moment des élections françaises, les pays de la zone franc sont sans cesse sollicités pour donner des dons aux hommes politiques français, une obligation qui ne peut se justifier. Ces "cadeaux" ont été à l’origine de nombreux conflits et ouvrent la voie à de nombreuses autres formes de corruption.       <br />
              <br />
       Ce sont ces relations qui perpétuent le monopole français dans les pays de la zone franc, malgré la mondialisation. Sous prétexte d’aider les pays pauvres avec l’argent du contribuable français, c’est la classe politique française et africaine qui s’enrichit de manière illicite. Cette réalité justifie à elle seule l’abandon de la zone franc.       <br />
              <br />
       La libéralisation économique et financière ne peut se produire avec un taux de change fixe et une zone d’influence économique créée artificiellement.       <br />
              <br />
       En fait, l’émergence de tensions apparues au sein du système monétaire international et les crises financières de ces dernières années portent à croire que le choix du régime de taux de change dépend du système d’engagements pris auprès des autorités monétaires. Et pourtant, la restriction de la liberté des pays de la zone franc dans le domaine de la politique monétaire ne protège pas du risque de dévaluation du franc CFA.        <br />
              <br />
       Ainsi, dans les années 90, faisant fi de la clause de découvert illimité, la France a ordonné la dévaluation du franc CFA. Avant la dévaluation, 1 franc français s’échangeait contre 50 francs CFA. En 1994, après la dévaluation, 1 FF s’échangera contre 100 FCFA. Les autorités françaises sont pourtant arrivées à faire croire que le taux de dévaluation était de 50%, alors que nous venions de subir une dévaluation de 100% !       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Après l’abandon du système, quel avenir monétaire proposez-vous aux pays africains du point de vue monétaire ?       <br />
              <br />
       MK : Etant donné les enjeux, il est nécessaire d’entreprendre des réformes financières et monétaires. La monnaie doit être au service de l’économie. Elle doit s’adapter au contexte économique actuel. A cet effet, il faut permettre aux pays de se prémunir contre les chocs asymétriques, d’améliorer la convergence et l’ajustement macroéconomiques et de financer le développement.       <br />
              <br />
       Il est vital aujourd’hui que le franc CFA acquière une autonomie, qu’il se libère du joug colonial. Il est grand temps que les pays africains assument les conséquences d’une politique macroéconomique librement choisie. Il n’y a pas de secret. Il suffit que nous décidions de nous choisir nos politiques et d’en assumer la responsabilité. La liberté n’a de sens que si elle est assortie de responsabilité.       <br />
              <br />
       Une fois la rupture accomplie, les pays de l’ex-zone franc devront créer leur propre système basé sur des principes simples : accès direct aux marchés internationaux sans tuteur, c’est-à-dire la France, mise en place d’un système fiscal simple sans règles d’imposition incompréhensibles, taux de changes flexible par rapport aux principales monnaies.        <br />
              <br />
       Pour atteindre cet objectif, les pays concernés ont deux possibilités. La première consisterait à créer des monnaies nationales indépendantes, avec une parité flexible comme les monnaies de l’Union Européenne avant l’introduction de l’euro. Cette solution peut fonctionner uniquement si les banques sont privées et indépendantes et que les banques centrales ont la liberté de mettre en œuvre des politiques monétaires crédibles.       <br />
              <br />
       La deuxième option, c’est que les pays africains s’unissent et créer une monnaie commune, mais cela suppose un gouvernement unique, contrôlée par une banque centrale unique et indépendante du pouvoir politique, ainsi qu’une politique économique monétaire et budgétaire uniques.       <br />
              <br />
       Quelle que soit la solution adoptée, les Etats doivent être démocratiques. Ils doivent indiquer clairement à leurs citoyens leurs droits de propriété et leur accorder la liberté de décider s’ils veulent hypothéquer ces droits.        <br />
              <br />
       Tout commence avec l’attribution du droit de propriété aux citoyens, un droit qui les fera émerger de la pauvreté. Le libre-échange fera le reste.       <br />
              <br />
       Brièvement le sujet de cet ouvrage et le message qu’il transmet ? En 2005, vous avez publié un livre intitulé "Les servitudes du pacte colonial". Pourriez-vous expliquer?       <br />
              <br />
       MK : L’objectif de ce livre était de faire connaître au public le "pacte colonial", fondement des accords de coopération franco-africains. Il s’agit d’un modèle institué par la France sous De Gaulle à la veille de l’indépendance des Etats d’Afrique francophones, destiné à contrôler indirectement les affaires de ces pays de manière subtile, sans apparaître en première ligne comme pendant la longue période coloniale.        <br />
              <br />
       Le livre publie les textes utilisés pour organiser les interventions de l’Etat français, malgré la fin de l’époque coloniale dans les années 1960.        <br />
              <br />
       Selon ce pacte colonial, les présidents des Etats d’Afrique francophone doivent diriger leurs pays en fonction des intérêts de Paris.       <br />
              <br />
       L’indépendance s’est donc résumée au transfert de compétences de l’Elysée aux chefs d’Etat africains, qui doivent faire acte d’allégeance à la France, et non aux peuples qu’ils gouvernent.       <br />
              <br />
       Paris se charge de leur dicter les politiques à adopter. Ce livre révèle comment les accords de Défense ne sont en réalité que des accords commerciaux obligeant les Etats d’Afrique francophone à conserver des bases militaires françaises sur leur sol, avec des soldats prêts à intervenir pour chasser les dirigeants récalcitrants afin de les remplacer par des individus plus dociles.       <br />
              <br />
       Dans ce livre, on découvre que la France détient un monopole sur toutes les matières premières de l’Afrique francophone. On apprend comment la France a pris des mesures pour s’assurer qu’elle conserverait toutes ses prérogatives coloniales après avoir accordé "l’indépendance" aux pays africains.       <br />
              <br />
       Par le biais de ce pacte colonial, la France est demeurée omniprésente en Afrique francophone et a conservé les avantages d’hier. Paris a confisqué la véritable indépendance des pays d’Afrique francophone.       <br />
              <br />
       Nous nous devons de dénoncer collectivement ce pacte colonial. Lors de sa visite au Sénégal en juillet 2007, le fraîchement élu président français Nicolas SARKOZY a reconnu que la colonisation était un crime contre l’humanité, mais a refusé de se repentir. Les Africains doivent dénoncer tous les accords et systèmes qui éloignent l’Afrique des marchés. Le pacte colonial constitue une violation du droit de propriété africain.       <br />
              <br />
       <b>Etes-vous parvenu à transmettre ce message à travers ce livre ?</b>       <br />
              <br />
       MK : Je pense que oui. Je voulais partager mes convictions avec un grand nombre d’Africains. Et d’amis de l’Afrique, afin qu’ils soient dans une meilleure position pour mesurer les dangers du pacte colonial, du contrôle de l’Etat, et surtout de prendre conscience que la gestion de l’économie sous l’emprise du pacte colonial est une source de pauvreté dans nos pays.        <br />
              <br />
       Nous ne voulons pas l’aumône ; notre problème n’est pas le manque d’argent. Je suis convaincu que nous devons avant tout revendiquer clairement nos droits de propriété sur nos terres et nos ressources, qui ont été aliénées par les colons, et dont le pacte colonial nous dépossède aujourd’hui.        <br />
              <br />
       Enfin, je voulais dire que l’Afrique a un besoin urgent de libertés individuelles, d’un contrôle de l’Etat limité, de marchés libres, d’une société ouverte et de la paix, qui ne peuvent exister que si la liberté économique et politique est respectée.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Vos Couleurs, Notre Afrique , Votre Journal</div>
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