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Côte d’Ivoire/ Incarcération de trois journalistes
Théophile Kouamouo
Les organisations professionnelles crient à la violation de la liberté de presse
Depuis le 16 juillet, trois journalistes croupissent dans les geôles de la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA). Leur crime, c’est d’avoir refusé de révéler la source concernant le dossier sensible sur la filière café-cacao.
Théophile Kouamouo, directeur des rédactions du quotidien ‘’ Le Nouveau Courrier ‘’ et deux de ses plus proches collaborateurs sont depuis le 16 juillet à la MACA. Ils sont accusés par le procureur de la République d’Abidjan-Plateau de « vol de document administratif ». Rappelons que dans l’une de leurs parutions de la semaine dernière, ils avaient publié sur trois pages, des révélations sur les malversations dans la filière café-cacao.Un dossier qui selon le procureur Raymond Tchimou, était confidentiel. Convoqués à la police criminelle, les trois confrères ont été entendus puis écroués. Présentés devant le parquet ils ont été mis sous mandat de dépôt le 16 juillet. Malgré les appels des organisations professionnelles, des hommes politiques et autres acteurs de la société civile, le procureur Tchimou est resté inflexible. Les organisations de la presse ont dénoncé cet acte qualifié « d’atteinte à la liberté de la presse ». Réunies au cours d’une conférence de presse, elles ont demandé la relaxe pure et simple des confrères incarcérés. « Il ne faut pas transformer ce délit de presse en délit de droit commun », ont-elles indiqué. Elles menacent même de publier le lundi 19 juillet dans les journaux ivoiriens, le dossier qui a déclenché cette affaire. Il est même prévu une « journée presse morte » suivie d’une marche de protestation. Autant d’actes qu’entendent poser les journalistes ivoiriens. Notons que plusieurs autres structures internationales de défense des droits de l’homme et de la presse ont condamné l’incarcération des confrères. La capitale économique ivoirienne est en ce moment secouée par cette affaire qui continue de défrayer la chronique. La température n’est pas prête de baisser avec la prise de position des journalistes ivoiriens. Elvis Adou, correspondant à Abidjan Dimanche 18 Juillet 2010
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